Real Madrid – Manchester City : Chelsea, MSN, Mbappé… Pep Guardiola, dit et d’échec à effacer en Ligue des champions

Santiago-Bernabeu est plutôt un stade qui lui a réussi. Après avoir endossé son costume d’entraîneur, Josep Guardiola savait presque qu’il offrait de bons souvenirs. C’était 6-2 pour le Barça et le Real car c’était le premier Clasico tant que l’entraîneur était probablement le meilleur. Dans neuf déplacements dans la capitale espagnole, le Catalan a vu son équipe s’imposer à six reprises pour deux nuls et une petite défaite. Celle-ci est survenue en Ligue des champions, avec le Bayern Munich, battu par le Real de… Carlo Ancelotti (1-0) en 2014. Une exception tellement symbolique.

Le C1, c’est bien là où le bat blesse pour Pep. Après avoir dit cela, c’était la principale raison de tous les titres nationaux possibles, à la fois avec le Bayern Munich et Manchester City. L’essentiel de la Ligue des champions, qui se signale désormais depuis plusieurs années (2009, 2011) lors des trois premières participations en tant qu’entraîneur avec le Barça, est systématiquement refusé à cette période. Mercredi à Bernabeu, ce sont dix années de mauvais souvenirs qu’il tentera d’effacer contre le Real pour se donner une chance de regagner en fin la coupe aux Grandes Oreilles.

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Impossible n’est pas meringué

DEJA 20 HEURES

2012 : L’improbable couac

  • Demi-finale : Chelsea – FC Barcelone (1-0, 2-2)

Tous semblaient pourtant réunis pour que le Barça de Guardiola, tenant du titre, revienne en finale en perdant la défaite concédée en demi-finale aller face à Chelsea à Stamford Bridge sur un but de Didier Drogba (1-0). Un break en percée grâce aux réalisations de Sergio Busquet (35e) et d’Andres Iniesta et une supériorité numérique dès la première période après l’expulsion de John Terry (37e) pour un scénario des plus favorables au Camp Nou. Et tout a volé en éclat. Ramires a magnifiquement sauvé le jeu juste avant la pause (45e), Leo Messi a raté un penalty juste après (49e), et Fernando Torres a crucifié l’équipe blaugrana contre la 90e. Un coup improbable pour lancer la disette de Guardiola.

Fernando Torres et Chelsea, bourreaux du Barça sous Guardiola en 2012

Crédit : Getty Images

2014 : Le cauchemar de Munich

  • Demi-finale : Real Madrid – Bayern Munich (1-0, 0-4)

Il y a donc eu la première et seule défaite à ce jour de Guardiola entraîneur à Madrid, sur un but de Karim Benzema à l’aller (1-0). Un score qui laissait entrevoir une énorme pression du Bayern, tenant du titre, sur les Madrilènes au retour à Munich. Plus le Real d’Ancelotti a roulé littéralement sur une formation bavaroise sans idées. La messe était déjà dite après une grosse demi-heure avec un doublé de Sergio Ramos (16e, 20e) et un mais contre Cristiano Ronaldo (34e), avant celui du doublé pour CR7 sur coup franc à la 90e. Un véritable cauchemar pour boucler la première saison européenne de Pep au Bayern.

Josep Guardiola et Carlo Ancelotti, seigneurs de la demi-finale aller de Ligue des champions 2012 entre le Real Madrid et le Bayern Munich

Crédit : Getty Images

2015 : Le vilain tour du MSN

  • Demi-finale : FC Barcelone – Bayern Munich (3-0, 3-2)

Ce sont les retrouvailles avec le FC Barcelone pour Guardiola. Et le Barça joue un bien vilain tour à son coach acien sous l’impulsion d’une MSN au sommet de son art. Leo Messi, Luis Suarez et Neymar ont transformé la défense bavaroise en bourrique au match aller avec un doublé de l’Argentin (10e, 80e) et un but du Brésilien (90e). Le Bayern garde l’espoir l’espoir d’un incroyable exploit au retour quand Mehdi Benatia ouvre rapidement le score (7e), plus un doublé de Neymar sur deux passes décisives de Suarez (15e, 29e) douche les rêves bavarois avant même la demi-heure de jeu L’équipe de Guardiola a signalé que lorsque le match a honoré les buts de Robert Lewandowski (59e) et Thomas Müller (74e) en seconde période, plus sa victoire est restée anecdotique.

Lionel Messi et Pep Guardiola lors de la demi-finale de la Ligue des champions entre le Bayern Munich et le FC Barcelone le 12 mai 2015.

Crédit : Eurosport

2016 : Le compteur fatal de Griezmann

  • Demi-finale : Atlético Madrid – Bayern Munich (1-0, 2-1)

C’est l’opposition de style par excellence entre le Bayern de Guardiola et l’Atlético de Simeone. Les Cochoneros virent en tête après le match aller grâce à un exploit individuel de Saul Niguez à Vicente-Calderon (1-0). Le Bayern s’est rapidement rassemblé sur l’ensemble de plusieurs matches sur le chemin du retour à Munich avec un coup franc de Xabi Alonso. De plus Antoine Griezmann vient crucifier Manuel Neuer et le club bavarois face à lui en début de deuxième période (54e). Le club allemand doit marquer plusieurs fois pour se qualifier, mais il ne sera inscrit que par Lewandowski (74e). L’aventure au Bayern a été faite par Guardiola après trois matches consécutifs en demi-finale de la Ligue des champions.

Antoine Griezmann, buteur pour l’Atlético face au Bayern

Crédit : AFP

2017 : La claque Mbappé

  • Huitième finale : Manchester City – Monaco (5-3, 3-1)

C’est la surprise du chef. Le jeune Kylian Mbappé, 17 ans, est la propriété de Leonardo Jardim au détriment de Valère Germain en raison de la défaite de Manchester City face à Josep Guardiola à l’Etihad. Et la légende commence à s’écrire. Le futur attaquant du PSG a marqué dans un match complètement fou (5-3) avec Radamel Falcao inscrivant un doublé, mais manquant aussi un penalty. L’ASM renversait la situation et sortait les pronostics pour revenir après une entame réussie de Mbappé (8e). Fabinho (29e) a offert une percée aux Monégasques, Leroy Sané (71e) croit sauver City et Tiémoué Bakayoko (79e) a offert la qualification à son club de la Principauté. Et une claque aux ambitieux Mancuniens.

Bernardo Silva, Kylian Mbappé et Thomas Lemar (Monaco) affrontent Manchester City en 2017.

Crédit : AFP

2018 : Klopp Matte Pep

  • Quart de finale : Liverpool – Manchester City (3-0, 1-2)

Ce sont les prémices d’un duel que vampirise encore la Premier League aujourd’hui. Et c’est déjà un symbole du paradoxe Guardiola. En championnat, ce sont l’équipe équilibrée de Liverpool à l’Etihad en début de saison (5-0). Il est certain qu’ils reviendront à Anfield avant un match spectaculaire (4-3), dont l’essentiel fait figure de favori lorsque les deux formations retrouveront les quarts de finale de la Ligue des champions. De plus en C1, Pep n’y arrive pas. Un feu entame à l’aller à Anfield, confirmé par Mo Salah (10e), Alex Oxlade-Chamberlain (21e) et Sadio Mané (31e) place les Reds sur la voie royale. Et City et croit quand Gabriel Jesus ouvre le score d’entrée de jeu au retour (2e), plus Liverpool renverse la situation en seconde période grâce à Salah (56e) et Roberto Firmino (77e). Klopp a tué Guardiola.

Jürgen Klopp et Liverpool ont éliminé Josep Guardiola et Manchester City de la Ligue des champions en 2018

Crédit : Getty Images

2019 : Quand VAR c’est mele…

  • Quart de finale : Tottenham – Manchester City (1-0, 4-3)

Une scène bizarre. Après tout, Tottenham s’est imposé devant City sur la plus petite des marges avec un but d’Heung-Min Son (78e). La suite au retour… City men 3-2 après 20 minutes brutes, Sergio Agüero croit donner la qualification aux Mancuniens à l’heure de jeu, mais Fernando Llorente (73e) remet les Spurs de Mauricio Pochettino en position de se qualifier. City pousse et l’Etihad chavire quand Sterling dial dans le temps additionnel. Et le VAR, mis en place en Ligue des champions après le début de saison, entre en scène. Après un interminable moment, il fut refusé par un hors-jeu d’Agüero. Et City est éliminé.

La VAR annule le mais de Sterling lors de City-Tottenham

Crédit : Getty Images

2020 : Lyon et l’autre polémique du 3-5-2

  • Quart de finale : Manchester City – Lyon (1-3)

Le monde a vu la crise du Covid et tout ce que cela implique pour la Ligue des champions. Un Final 8 sur terrain neutre à Lisbonne, l’absence du public, pas de match retour… Ce contexte si particulier a peut-être joué en faveur de Lyon, mais cela n’enlève strictement rien à l’exploit des Gones, qualifiés grace à un mais de l’inévitable… Maxwel Cornet (21e) et un doublé par Moussa Dembélé (79e, 87e). Mais aussi grace au choix étrange de Josep Guardiola. On reparle encore du fameux 3-5-2 de Laurent Blanc face à… City, mais celui de Pep contre l’OL était tout aussi étrange. Dans ce schéma expérimental, on n’a jamais reconnu l’ADN des Mancuniens. Et Guardiola dans un grade pris pour son.

Moussa Dembélé marque le 2e mais lyonnais lors de Manchester City – OL en quarts de finale de la Ligue des champions

Crédit : Getty Images

2021 : Une force de pensée…

  • Finale : Manchester City-Chelsea (0-1)

Cette fois, pas d’élimination en quart de finale comme lors des trois dernières éditions. Manchester City joue sa première finale de Ligue des champions après avoir maîtrisé le PSG en demi-finale. En face, un drôle de client : Chelsea semble injouable d’après Thomas Tuchel s’est assis sur son banc dunt l’hiver. Les Blues ont d’ailleurs battu City deux fois dans les semaines précédentes, en Cup (1-0) puis en championnat (1-2). Guardiola ne sait plus trop quoi faire, alors il tente un coup de poker. Un 3-4-3 ultra offensif et sans sentinelle. Pari perdant. Lost City est équilibré collectif et s’incline sur un but de Kai Havertz (42e). Les échecs passés ont peut-être trotté dans la tête du catalan. Et à force de trop penser, Pep s’est fourvoyé.

Josep Guardiola, battu avec Manchester City contre Chelsea en finale de la Ligue des champions 2021

Crédit : Getty Images

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