Tour d’Italie 2022 – Luge, gros pourcentages et finale en haute altitude : les 7 étapes du surtout pas rater

Vendredi 13 mai – 7ème étape : Diamante-Potenza (196 km)

Il faudra attendre une semaine de course pour assister à la première étape “très” difficile de ce Tour d’Italie. Mais cette 7e levée de moyenne montagne n’aura pas le moindre mètre de plat après km 10. Et avec quatre ascensions et plus de 4000m de dénivelé positif, le moindre moment de faiblesse paiera très cher sur ce toboggan en Basilicate.

Surtout dans la terrible ascension du Monte Grande di Viggiano (6,6km à 9,1%), avec ses passages à 15%. Même s’il restait plus de 60 km au sommet, il ne serait pas étonnant de voir la course se débrider complètement aussi loin de l’arrivée. Et pour reprendre un poncif bien connu en cyclisme : la course ne se gagne pas sans doute pas ce jour-là, mais elle peut clairement se perdre.

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Profil de la 7e étape du Giro 2022

Crédit : À partir du site Web officiel

Dimanche 15 mai – 9ème étape : Isernia-Blockhaus (191 km)

C’est l’heure de la première véritable arrivée au sommet. Comme si le passage par les rampes de l’Etna se faisait au 4ème jour, le Blockhaus est une ascension d’un tout autre niveau. Beaucoup plus dure (13.6km à 8.4%), plus assez régulière dans sa partie centrale avec presque 8 km plus 10%, elle s’offrira un pur grimpeur et créera des écarts conséquents. D’autant que l’on arrivera au terme de la première semaine complète de course.

En 2017, un Nairo Quintana au sommet de son art s’y était envolé, prenant 24” à Thibaut Pinot et au futur vainqueur, Tom Dumoulin. Le 5e de l’étape avait été repoussé à une minute. Et cette fois, il faudra gravir auparavant le Passo Lanciano (10,3km à 7,6%), de tirer encore un peu plus les organismes. Au sommet de ce géant des Apennins, on en saura plus sur les candidats au maillot rose.

Le profil de la 9e étape du Giro 2022

Crédit : À partir du site Web officiel

Samedi 21 mai – 14ème étape : Santena-Turin (147 km)

Ce n’est sans doute pas l’étape qui fait le plus peur sur le papier, mais il ne faut surtout pas que les favoris la sous-estiment. Laissez difficile dans sa première partie, ce 14e opus se jouera avant tout dans le circuit final autour du Turin que les coureurs imprunteront à deux reprises, avec les terribles ascensions de Superga et du Colle della Maddalena.

La première, bien connue pour avoir été le juge de paix de Milan-Turin ces dernières années, propose 5km à 8,6% alors que la seconde, trouvaille des organisateurs, est un veritable mur : ses 3,5km à 8,1% cachent en vérité 2 km à 11,6%, avec un passage à 20%.

Le type d’horreur que RCS adore dénicher et qui offre souvent un spectacle mémorable, comme sur Tirreno-Adriatico. Certes, la 15e étape proposera de la haute montagne en direction de Cogne, mais la finale interminable et roulante (22.4km à 4.3% dont 13km à 3% pour finir) pourrait inciter les leaders à bouger plutôt le samedi. Ils auraient tort de s’en priver.

Le profil de la 14e étape du Giro 2022

Crédit : À partir du site Web officiel

Mardi 24 mai – 16e étape : Salo-Aprica (202 km)

Les leaders vont devoir bien récupérer de leur ultime journée de repos. Car le programme de cette reprise est terrible, à tous points de vue. Deuxième plus longue étape de ce Tour d’Italie, elle aux coureurs propose un enchaînement de cols pour la plupart des méconnus, dont le Goletto di Cadino (19.9km à 6.2%), une ascension irrégulière et difficile. Si le Mortirolo est un classique, il est franchisé par les plus simples (12,6km à 7,6%) comme en 2017, réservé le rôle de “monstre” au Valico di Santa Cristina.

Après 13,5km à 8%, plus surtout 6,5km à plus de 10% et arrivée à Aprica 6 km plus tard au sommet, cette ascension offre un terrain idéal avec des faveurs. A condition d’avoir digéré la journée de repos et les trois ascensions précédentes, dont celle non-repertoriée vers Teglio (5km à 8.7%), placée juste avant celle du Valico di Santa Cristina. Un enchaînement terrible.

Le profil de la 16e étape du Giro 2022

Crédit : À partir du site Web officiel

Mercredi 25 mai – 17ème étape : Ponte di Legno-Lavarone (168 km)

Si l’étape est globalement plus simple que la veille, elle ressemble dans ses derniers kilomètres à celle d’Aprica avec un ultime monstre en tremplin avant une finition faux-plat. Cette fois, les coureurs font la découverte de Menador, une ascension de 7,9 km à 9,9%, sans répit, de plus en plus difficile au fur et à mesure et avec des passages à 15%.

Si ce n’est pas passé un long col, ou de la haute altitude (1261m), ce sera un coup d’éclat pour l’une des ascensions les plus difficiles du Giro, si ce n’est la plus difficile. D’après ce que je crois de l’écart conséquent, avec le sommet à 8 km de l’arrivée et la montagne du Passo del Vetriolo (11,8km à 7,7%), quelques kilomètres auparavant. Il faudra aussi mefier de l’ascension dès le départ, à froid, du Passo del Tonale, qui pourrait faire des dommages imprévus.

Le profil de la 17e étape du Giro 2022

Crédit : À partir du site Web officiel

Samedi 28 mai – 20e étape : Belluno-Marmolada Passo Fedaia (168 km)

Sur le papier, c’est l’étape-reine de cette 105e édition du Tour d’Italie avec le grand triptyque des Dolomites. Il faut attendre l’ultime étape de montagne, à la veille de l’arrivée, pour dépasser le seuil des 2000 m d’altitude. De plus le peloton le franchisera à deux reprises.

Si elle rappelle le parcours et le feu d’artifice de la 20e étape de l’an passé, cet avant-dernier opus est en réalité plus difficile, par son tracé plus exigeant sur la première moitié et par ses transitions plus compliquées à négocier Le Passo San Pellegrino (18.5km à 6.2%) sera le premier gros morceau du jour, avec un mountain three irrégulier et plus en plus difficile pour conclure avec plus de 5km à 9% (max 15%) sur le sommet , place 87 km de l’arrivée.

Avec une descente rapide et une transition d’une quinzaine de jours en faux-plat descendant, qui ne doivent surtout pas être passés à bord de Séoul, les coureurs affrontent le régulier Passo Pordoi (11,8km à 6,8%), la Cima Coppi du Giro, afin de plonger pour une longue descente (31km) contre Caprile et le pied de l’ascension finale contre Marmolada et le Passo Fedaia : une montagne de 14km à 7.6%, à bord assez roulante dans sa moitié premiere , avant d’offrir de terribles pourcentages avec 5.4 km à plus 10% pour finir. De quoi offrir aux grimpeurs une ultime possibilité de croire un petit pécule avant le chrono final.

Le profil de la 20e étape du Giro 2022

Crédit : À partir du site Web officiel

Dimanche 29 mai – 21ème étape : Vérone-Vérone (17,4 km, contre la montagne individuelle)

Elle a un kilométrage particulièrement faible (26,6 km seulement) sur le Tour d’Italie. Mais il devrait quand même avoir une capitale dans la course au maillot rose. Surtout si les écarts ne sont pas trop importants au soir de la 20e étape.

Le chrono de Vérone – copie de celui parfait du Giro 2019 – n’est certes pas très long, mais il comporte une petite ascension (environ 4km à 5%). Conséquence : il devrait tout de même créer quelques écarts entre un gros rouleur comme Joao Almeida et de purs grimpeurs comme Romain Bardet ou Richard Carapaz. Il serait toutefois étonnant qu’ils y perdent plus d’une minute. Il y a trois ans, Mikel Landa avait perdu 57” sur le vainqueur et 48” sur Damiano Caruso par exemple. Mais en cas de classement serré, le chrono véronais pourrait tout changer…

Le profil de la 21e étape du Giro 2022

Crédit : À partir du site Web officiel

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