accusé, le chirurgien des stars de téléréalité dans la tourmente

Le docteur Benjamin Azoulay, installé dans l’un des plus beaux quartiers de Paris, est bien connu dans le monde de la téléréalité. De nombreuses “stars” ont déjà fait appel à ses services pour refaire un nez, une poitrine, des fesses… Tout en faisant sa “pub”. Le chirurgien a donc aussi sa petite notoriété sur les réseaux sociaux : il est suivi par plus de 50 000 personnes sur Instagram. L’homme âgé de 41 ans est par ailleurs affiché à de nombreuses reprises ses histoires d’amour avec certains candidats.

Benjamin Azoulay est aujourd’hui dans la tourmente : d’après des informations du Parisien, il est mis en cause par six patients, dont deux starlettes de téléréalité, qui auraient souffert de complications graves, entre 2014 et 2022, après des opérations. Ils indiquent, photo et examens médicaux à l’appui, des interventions « ratées », « un médecin inhumain », qui ont opéré dans un état « second », indiquant encore nos confrères. « Il faut l’arrêter. » « C’était une boucherie. »

C’est la première fois que Benjamin Azoulay revient au coeur d’une affaire sensible : entre 2017 et 2018, il a fait stopper ses activités. En effet, il a été sanctionné par la Chambre nationale de discipline de l’Ordre des médecins — deux ans d’interdiction d’exercer sans sursis — pour avoir à multiples reprises « J’ai violé le secret médical et j’ai méconnu la profession ». De quelle manière ? Attiré par les caméras (et la gloire ?), il avait laissé à un célèbre Youtuber filmeur l’intervention de plusieurs patientes. Ou, à cette date, en France, la publicité pour la médecine était interdite. Le code de déontologie des médecins a cependant été modifié par le décret du 22 décembre 2020 afin de tirer parti de l’interdiction générale et absolue de toute publicité, indique le site de l’Académie de médecine.

Du produit dans les muscles

La visibilité sur les réseaux sociaux permet de la comprendre. C’est comme cela que des influenceuses ont libéré la parole d’autres femmes supportées par le même problème. L’influenceuse Luna Skye, 26 ans, revenue à l’émission “Les Marseillais”, a jeté son réveil après des injections de Hyacorp, un gel d’acide hyaluronique, visant à galber son fessier. La jeune femme a raconté avoir fait huit séjours à l’hôpital, dont deux en soins s’intensifie. Car selon l’IRM, le chirurgien lui a poussé du produit dans les muscles, ce qui peut provoquer un risque mortel d’embolie.

Sur sa chaine YouTube, la starlette a raconté l’a commentée dans cette salle à avoir recours à cette opération de chirurgie, avant la tournée de W9, en juin 2021. Elle a expliqué avoir connu le médecin lors de l’anniversaire de l’une de ses amies à Dubaï, il lui alors fait des injections dans une chambre de la villa dans laquelle elle se trouve. Avant la descente aux enfers…

« À la fin de l’été, j’ai commencé à avoir des petites taches violettes et des petites boules », raconte-t-elle dans sa vidéo. S’en suit des nausées, des douleurs insurmontables. Alors qu’elle est aux Etats-Unis, elle doit être soignée et payer le prix fort. Aujourd’hui, elle n’est toujours pas guérie.

Autre candidate à voir révélé cette affaire au grand jour : Émilie Amar, influenceuse passée par la téléréalité (“Les Anges” et “Friends trip”) a souffert d’une infection grave pour les mêmes raisons, poursuit Le Parisien. Elle a aussi raconté ses déboires sur les réseaux sociaux et vit tout cela comme une « injustice ».

La réponse d’Azoulay

Ces jeunes femmes, visible publiquement, ont sorti la parole d’autres femmes, également opérée par Benjamin Azoulay. Le Parisien Il a par exemple rappelé le traumatisme de Cindy, 26 ans, opérée (ratée) du nez ou Léa (le prénom a été changé), 28 ans, qui a vu une hémorragie après une réduction des petites lèvres de la vulve. Par le passé, une candidate à la téléréalité, Maeva Ghennam, avait créé la polémique en vantant cette opération intime sur les réseaux sociaux. « J’ai trouvé que c’est super important d’avoir un beau vagin. Genre moi j’ai de la chance, j’ai vraiment un beau genre de vagin, je n’ai pas les lèvres qui rencontrent mais il faut l’entertenir. Du coup c’est trop bien. Genre là c’est comme si j’avais 12 ans genre », avait-t-elle raconté.

Le chirurgien esthétique a répondu à toutes les accusations que sont portées contre lui, auprès du Parisien. « Je ne suis pas Dieu. Les complications font partie du métier. Il n’y a pas un chirurgien que n’a pas connu de complications dans sa carrière. » Il est précis qu’il a opéré plus de 6000 patients et que peu ont eu des complications.

Si les paroles sont libérées, vous les rejoignez après les autres, le chirugien risque gros. Dans tous les cas, les jeunes femmes blessées dans leur chaise ne comptent pas en rester là.

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