Amiante : après les années de polémique, quel avenir pour le site Censier de la Sorbonne à Paris

Le site universitaire de Censier à Paris n’accueille plus d’étudiants après le 14 avril 2022. Que va-t-il devenir ? (©Google Map)

Construit en 1964, il Site de Censier de l’Université Sorbonne Paris 3 devait se vider de ses quelque chose 18 000 étudiants à la fin de l’année pour le déménagement sur le nouveau campus de Nation. Plus la bascule s’est accélérée. Face aux mouvements de contestation étudiante à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, la présidence a décidé de fermer l’établissement le 14 avril 2022 et d’annuler la dernière fête à Censier.

Retour sur l’histoire de ce site historique de la Sorbonne, devenu dangereux à cause de l’amiante et de sa vétusté.

Une présence hautement toxique

À deux pas du Jardin des Plantesdans le 5ème arrondissement, 25 000 mdeux du site Censier étaient dédiés aux enseignements en lettres, sciences du langage, langues, arts du spectacle, communication et études européennes.

Conçu à l’origine pour accueillir 4 900 étudiantsj’ai trouvé trois vite été surpeuplé mais ce n’est pas là le principal problème auquel l’université devait être confrontée.

Après sa construction il y a déjà près de 60 ans, la présence de l’amiematières hautement toxiques et cancérigènes, pour beaucoup font l’objet d’équipes pédagogiques et d’étudiants qui y transitent chaque jour.

Une des facs les plus dangereuses de Paris depuis les années 1990

En 1997, l’université figurait parmi les dix établissements les plus dangereux de France selon L’Express.

Alors que les poutrelles métalliques et dessous des planchers ont été Floqués à l’amiante, la présidence décide en 1979 de coffrer le tout en y projetant une couche de plâtre. Depuis 15 ans, l’isolement compte plus d’une analyse réalisée en 1995, révélant des taux d’amiante supérieurs à ceux également admis. En cause : deux ascenseurs oubliés lors des travaux en 1979.

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Une fois isolés, les taux sont rediscendus mais l’évolution du coffrage étant trop incertaine, les travaux de désamiantage trop onéreux – entre 300 et 400 millions d’euros joint Le Parisien – et exclus du fait de leur « complexité et des risques sanitaires », après le Commissariat général à l’investissement, le gouvernement a opté pour un déménagement.

Trois ans de retard

Le transfert du 5e arrondissement vers un campus flambant neuf en 12e année a été annoncé en 2013 par le gouvernement. Le déménagement, qui devait initialement avoir lieu en janvier 2019, ne sera effectif qu’au plus tard en 2022.

Une fois vidé des effectifs de Paris 3, le site conservera sa vocation universitaire selon une décision rendue par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en 2019.

« Il accueillera une école supérieure de formation en sciences humaines et sociales dispensée par Sorbonne-Université et bien d’autres formations proposées par l’université Panthéon-Assas« , précise le ministre.

Un nouveau campus à l’horizon 2026-2028

Les antennes devaient s’y installer à l’horizon 2026-2028 joint Jérôme Masclaux, directeur général de l’Épaurif, l’établissement public d’aménagement universitaire de la région Île-de-France, maître d’ouvrage de l’opération, à Infos AEF.

D’après le directeur général, le Crous de Paris pourrait y installer une cafétéria et l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) auraient également des vues pour des locaux. Quant aux travaux, ils devaient débuter d’ici 18 à 24 mois.

Plus avant-gardiste que lancer les chantiers, des études permettront par l’établissement public de déterminer les coûts et contraintes techniques liés au désamiantage, à la dépollution, à la démolition totale ou partielle des bâtiments actuels et la remise en état des terrains .

Une occupation temporaire « dangereuse » ?

En attendant, rejoignez occupation temporaire est en attente par la société Plateau urbainle même qui s’est assorti de la manière éphémère de l’Hôpital Saint-Vincent de Paul dans le 14ème arrondissement avec Les Grands voisins.

L’annonce de l’occupation temporaire consentie par la CGT qui a déclaré en février un site « dangereux pour les futurs utilisateurs des locaux de Censier ».

Jusque là, le risque amiante a été globalement maîtrisé mais très difficilement. Not seulement cette maîtrise des risques amiante necessita une formation amiante de tous les utilisateurs : pas de travaux possibles, quarantaine et tests amiante à chaque fuite d’eau, espaces à ne pas utiliser, contrôle permanent… Mais en plus le bâtiment dégradé de plus en plus et rendent les incidents amicantes de moins en moins rares. On rappels that from l’amiante to was found in l’air d’un couloir au printemps dernier…

Sup CGT FERC

Cela n’a pas empêché Plateau urbain de publier son appel à projets pour l’occupation de quelque chose 50 places de 10 à 100 m² pour deux ans à partir du mois de juillet prochain.

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