Comment expliquer la reprise insolente du Real Madrid en Ligue des Champions ?

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Trois exploits. Cette saison, le Real Madrid est en train de confirmer que la Ligue des Champions est dans sa compétition, et il va bientôt renverser la vapeur à trois reprises, face à d’autres grosses écuries du Vieux Continent : PSG, Chelsea et Manchester City. Intouchables, les troupes de Carlo Ancelotti, capables de renaître quand le monde est enterré. « Non, je n’ai jamais pensé que nous étions qualifiés, ils devaient marquer deux mais et on savait qu’ils en étaient capables. Leur histoire prouve », a expliqué un Pep Guardiola démissionnaire après la rencontre. Mais comment expliquer, de façon rationnelle, cette réussite des meringues dans la plus grande des compétitions européennes ?

Le poids de l’histoire

C’est indéniable, le Real Madrid a cet ADN vainqueur qui, dans les moments cruciaux, aide énormément. Cela ne veut pas dire que la tunique merengue transforme chaque joueur que la porte en héros potentiel capable de marquer un double au moment le moins attendu comme l’a fait Rodrygo, mais c’est un mélange de plusieurs facteurs : l’aura du club , la pression du Bernabéu, la confiance des joueurs lorsqu’ils enfilent le maillot, le palmarès et l’historique qui fait peur aux rivaux, et bien d’autres choses encore. C’est indéniable que le fait d’être un club avec un tel passé explique bien des choses, et contribue beaucoup sur le plan psychologique. En plus du terrain, une telle institution sait parfaitement commenter ces rencontres de haut niveau et mettre ses joueurs dans les meilleures conditions pour réussir. Du côté de Madrid, on a bien compris que dans ces rencontres, le côté mystique et mental est aussi important si ce n’est plus que le plan tactique, et Ancelotti ne s’y est pas trompé puisqu’il a donné que le secreto de ce comeback était d’avoir diffusé une vidéo de motivation avec toutes les comebacks de l’équipe cette saison, indiquant qu’en manquait une dernière, dans le vestiaire avant le match.

Un effectif qui ne tremble pas

Il faut aussi souligner qu’en plus de l’expérience du tacticien italien, dans cet effectif, on connaît le très haut niveau depuis longtemps. Me un joueur comme Nacho, que ne fait pas partie des titres indiscutables de l’équipe, a montré être tout à fait au niveau pour ce genre de duels européens. On l’a vu avec plusieurs interventions décisives en deuxième période et pendant les prolongations, mais avant tout, avec cette sérénité et ce sentiment de tranquillité à toute épreuve. Nacho comme les autres joueurs du Real Madrid jouaient comme s’il s’agissait d’un match de Liga lambda. Certaines choses ne trompent pas : jamais, sur ces trois confrontations, on a vu les Madrilènes jouer à la désespérée, avec des longs ballons devant, ou des remplacements qui consistent simplement à faire entrer tous les attaquants disponibles sur le banc et croiser les doigts pour un miracle Ni les joueurs ni Carlo Ancelotti n’ont semblé en panique, et ont toujours donné l’impression d’être confiants en leurs capacités. C’est d’autant plus fort que l’équipe à fini le temps réglementaire sans ses trois milieux titulaires, et que la différence est des joueurs comme Rodrygo ou Camavinga, pourtant peu expérimentés, mais que se sont très vite faits à l’ADN royal .

Une belle équipe

Même si on a, à de nombreuses reprises, souligné que l’effectif madrilène n’était pas forcer le meilleur que le club ait connu ces dernières années, il n’y a pas 50 meilleures équipes que les Madrilènes sur le papier en ce moment in Europe… Dans le football, on dit souvent que pour gagner, il faut un bon gardien et un bon attaquant, et que le reste peut être accessoire. Si de la part du prince, le Real Madrid était peut-être, actuellement du moins, le meilleur gardien du monde et le meilleur attaquant de la planète. Sans parler de joueurs de classe mondiale comme Luka Modric, Casemiro, et d’autres qui vont prétendre à ce statut très rapidement comme Vinicius Junior, Éder Militão ou même Eduardo Camavinga et Rodrygo. Peut-être que, de façon générale, on avait eu tendance à sous-côté cet effectif madrilène à qui il ne manque pas grand chose si ce n’est peut-être un autre top joueur aux avant-postes.

D’adversaires traumatisés

L’objectif du Real Madrid reste toujours de gagner tous les titres possibles tous les ans. Mais au vu du palmarès glorieux du club, les Merengues ne sont pas dans une situation d’urgence, où on veut – et on a besoin de – gagner cette Ligue des Champions à tout prix. Si les Madrilènes avaient pris la porte hier, on aurait tout de même pu parler de saison réussie avec le titre de Liga obtenu le week-end dernier. Ce n’est pas le cas du PSG et de Manchester City, qui commence clairement à s’impatienter et attendre toujours de la coupe aux grandes oreilles, objectif numéro 1 après bien fait une décennie voire plus pour les deux. On en revient à l’aspect mental : les joueurs du Real Madrid jouent avec de la pression, c’est évident, mais elle est sûrement moindre que celle des deux clubs cités ci-dessus, qu’en plus ont connu descénarios cruels ces dernières années qui ont logiquement créé des traumatismes et des démons du passé qui resurgissent dans les moments tendus…

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