Giro 2022 – Bardet, plan parfait, casse du siècle sur le Tour d’Italie ?

Romain Bardet at-il déjà touché la victoire du doigt sur un grand tour ? Deux podiums sur le plus prestigieux d’entre eux suffisent-ils à répondre oui à l’interrogation ? Sans doute pas. Et même s’il a fait jeu égal en montagne avec Chris Froome sur le Tour de France 2017, même s’il n’était qu’à 23 secondes du Britannique avant l’ultime chrono, l’Auvergnat n’a jamais donné l ‘impression de pouvoir le faire. Cinq ans plus tard, et alors qu’il a changé d’équipe “pour voir ce [qu’il] avait dans le ventre”, le coup semble jouable. Oui, Romain Bardet peut remporter le Tour d’Italie 2022.

C’est peu dire que Bardet s’est fait discret depuis la reprise de la saison. Trois parcours à étapes (UAE Tour, Tirreno et Tour des Alpes) et une apparition soulignée par le sens de l’amitié envers Julian Alaphilippe sur Liège-Bastogne-Liège. Si l’annonce de sa participation au Giro a été tardive, une habitude pour sa formation qui l’a aidé à préserver encore ses hommes de la pression, tout était en fait prévu depuis plusieurs mois. “Ce que j’ai fait l’an dernier sur le Giro (7e) avec un niveau physique que ne satisfaisait pas vraiment m’a donné envie de revenir, de me préparer pour ça depuis le mois de novembre“, nous disions-il dans l’émission Bistrot Vélo lundi.

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Bardet a pensé au Giro après six mois

Voilà donc six mois que Bardet pensait à ça. Et pour ceux qui gèrent sa carrière de près, cela veut dire beaucoup. Talent évident, le coureur de 31 ans n’a aussi pas son pareil pour maximiser son potentiel. Ascète pour certains, il va loin dans les sacrifices quand il se fixe un objectif. “Le plan d’accès à cet endroit“, at-il expliqué mercredi en conférence de presse.

Il y a deux raisons, qui s’entrechoquent évidemment, pour expliquer la discrétion de Bardet en 2022. »L’équipe est prête pour que je prépare le maximum de fraîcheur sur le Giro“. Voilà pour la première. La seconde, corollaire de la première, a succédé ces deux étapes en altitude, de trois semaines chacun, qui font dire à Bardet qu’il a eu”la préparation idéale“.

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Tout ceci s’est ainsi confirmé au Tour des Alpes où il a triomphé en battant Pello Bilbao, Mikel Landa, Hugh Carthy ou Miguel Angel Lopez, quelques-uns de ses adversaires probables sur le Giro. Il en manquait quelques autres, et non des moindres, (Carapaz, Almeida, Yates) more peu amount au fond. “C’était très bon de gagner le Tour des Alpes. C’est un cap important qui semble arriver après un bon bloc d’entraînement. Ça me donne la confiance pour le Giro. Tester les jambes et l’équipe était force une bonne chose“, at-il dit mercredi lors de sa conférence de presse.

Sera servi des erreurs de 2021

Ne comptez cependant plus sur Romain Bardet pour donner des objectifs précis. Puisqu’il a changé d’équipe, “pour se mettre en danger, essayer de nouvelles méthodes, pour se pousser“, Le Français embrasse la philosophie du Team DSM, très avare de communication tonitruante. Il faut le pousser dans ses retranchements pour obtenir quelque chose.”C’est nefaste de penser à un résultat brut“, rétorquait-il dans Bistrot Vélo.”Bien sûr, je pensais que je peux faire mieux que l’an dernier“, at-il nuancé mercredi. Mieux que 7e donc, seulement serait-on tenté d’ajouter ?

On démarre avec de grosses attentes évidemmentfini-il quand même par concéder. Le Giro est l’un des parcours les plus imprévisibles et l’un des plus difficiles“Justement, l’imprévisibilité des événements, Bardet aime ça. Cérébral, il aime analyser ses erreurs pour ne pas les répéter. Et c’est pourquoi le Giro de 2021 lui a donné si envie de revenir.”J’ai eu un bon premier essai mais il faut aussi s’habituer à courir en Italie et sur le Giroderoule Bardet. J’espère utiliser l’expérience de l’année dernière pour progresser. Je découvre le parcours, les détails qui peuvent faire la différence. J’espère que j’utiliserai le savoir pour améliorer ma classe et apprendre les bonnes décisions quand je le ferai.”

Vraiment loin de Carapaz ?

Je prendrai les bonnes décisions et souffrirai évidemment de la liste des candidats sur le podium qui est longue. “Carapaz, Yates, Bilbao, Lopez, Landa, Almeida, Buchman, Kelderman, Hindley, Martinenrichirait-il dans Bistrot Vélo. Et j’en oublie sans doute…” Pour lui, l’absence de long chrono – le premier fera 9 kilomètres de la 2e étape, le second 17 de la dernière -, est évidemment un avantage. La difficile troisième semaine sied à sa faculté de récupération. La fraîcheur, sur laquelle il a donc décidé de miser, joue aussi un rôle.

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Quant à ses adversaires, un seul semble aujourd’hui objectivement au-dessus de lui (Richard Carapaz). Mais l’Equatorien n’est pas inbattable et oublier Bardet dans la liste de ses potentiels tombeurs serait une erreur. Êtes-vous capable de battre le favori ne vous attribue-t-il pas automatiquement l’étiquette d’outsider un minimum très sérieux ?

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