Le premier syndicat d’Amazon aux États-Unis a échoué dans un deuxième entrepôt

publié le mardi 03 mai 2022 à 15h53

Le syndicat Amazon Labour Union (ALU), fort d’une première victoire persistante début avril, n’a pas réussi à renouveler immédiatement son exploit : les employés d’un centre de tri d’Amazon à New York ont ​​​​voté en masse contre l’arrivé de l’organisation sur le site.

Selon un decompte retransmis en ligne, 618 salariés de l’entrepôt ont fait appel à LDJ5 ont voté “non” à la question de savoir s’ils étaient représentés par ALU, contre 380 ayant j’ai voté “oui”. La taxe de participation est portée à 61 %.

L’organisation a reconnu sa plus grande défiance à l’empêcher de poursuivre sa campagne.

“C’est un marathon, pas un sprint. On sait tous qu’il va y avoir des victoires et des défaites”, a réagi peu après le dépouillement Christian Smalls, le président d’ALU.

Devant le bureau new-yorkais de l’agence chargée de superviser le scrutin, le NLRB, la déception s’affichait sur les visages de la dizaine de membres du syndicat présents, a confirmé un journaliste de l’AFP.

Une jeune femme était en pleurs, plusieurs dénonçaient des manœuvres d’intimidation effectuées par Amazon à l’approche du vote.

“Je suis assez contrarié”, réalisé par Michael Aguilar, payé par LDJ5. “Beaucoup de travailleurs disaient ouvertement qu’ils étaient contre le syndicat (…) mais il y avait aussi beaucoup d’indécis”, at-il expliqué. Ils ont visiblement “été convaincus par la propagande d’Amazon” qu’un “employé tous coups bas pour qu’on ne gagne pas sur un autre site”.

ALU avait créé la surprise en avril lors du premier syndicat de l’entreprise aux Etats-Unis, au sein de l’entrepôt JFK8 dans le quartier de Staten Island à New York.

Deuxième employeur aux États-Unis après le géant de la distribution Walmart, Amazon avait jusqu’alors réussi à repousser les velléités des salariés souhaitant se regrouper dans le pays depuis sa création en 1994.

– “Retourner au combat” –

Dans la foulée de son premier succès, ALU a suscité l’engouement, ses membres assurant avoir été contactés par des représentants d’entrepôts un peu partout dans le pays.

L’organisation espère remporter une nouvelle victoire au centre du tri LDJ5, situé devant JFK8.

Le président américain Joe Biden lui-même avait livré début avril un plaidoyer activé en faveur des syndicats, déclarant lors de son intervention : “D’ailleurs, Amazon, on arrive…”

Plus de pression de la part de l’entreprise financée par Jeff Bezos pour ce “plus fort que ne l’était la première”, l’entreprise commettant “des actes illégaux” pour contrer la campagne syndicale, a assuré Eric Milner, l’avocat représentant ALU, en évoquant notamment des mesures disciplinaires contre des syndicalistes.

Pour Christian Smalls, la différence à surtout tenu au fait que les syndicalistes menaient la campagne à JFK8 et travaillaient après de nombreuses années, tant que ceux qui animaient la lutte à LDJ5 “n’y étaient que depuis quelques mois”.

Pour la suite, l’équipe “va faire une coupure, réévaluer la situation, réprimande des forces (…) et retourner au combat”, at-il assuré.

ALU, également l’ensemble du mouvement syndical, doit maintenant trouver “comment faire vivre l’élan” généré par la victoire première, a déclaré à l’AFP Patricia Campos-Medina, co-directrice de l’Institut du travail à l’Université Cornell.

Divers gros syndicats ont déjà exprimé leur volonté de contribuer à une logistique et juridique à ALU, et toutes ces organisations doivent se coordonner pour mener une campagne dans plusieurs entrepôts à la fois, à-elle soulignée.

Car au final, c’est seulement s’ils ont réussi à engranger plusieurs victoires qu’Amazon “acceptera de négocier”, at-elle joué.

Le groupe de son côté a fait part lundi de sa satisfaction, et j’ai indiqué “être impatient de continuer à travailler directement (avec les salariés)”.

La société a publié un rapport contre le résultat du vote sur JFK8, notant que les membres de l’ALU étaient “intimidés” par les salaires et accusaient l’hôte du NLRB de New York de partialité.

Un responsable d’une autre antenne du NLRB ou du dossier à cet endroit, à Phoenix, a accepté d’avoir une audience sur les objections du groupe le 23 mai.

Motivés par l’attitude de leur entreprise pendant la pandémie, notamment sur les protections sanitaires, et plus récemment par l’inflation, plusieurs groupes de salaires dans différentes entreprises tentente actuellement de s’organiser.

Chez Starbucks notamment, dans la foulée d’une première victorieuse symbolique en décembre, des employés de plus 250 cafés ont déposé un dossier pour l’organisation d’un vote et plus d’une quarantaine ont jusqu’à présent voté pour la création d ‘un syndicat au sein de leur établissement.

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