Manifestation du 1er-Mai à Paris : le processus de l’agression d’un pompier repoussé en juin

Un manifestant agresse un pompier lors de la manifestation du 1er mai 2022 à Paris. (©AFP/Archives/Alain JOCARD)

La manifestante soupçonnée d’avoir j’ai rajouté un pompier lors du défilé du 1er-Mai à Paris a été placé mercredi sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès le 1er juin devant le tribunal correctionnel de Paris. à la question de 48 heures de garde à vuecette femme de 38 ans avait été déférée mardi au parquet en vue d’une comparaison immédiate mercredi après-midi.

Sur les vidéos prix lors de la manifestation du 1er-Mai diffusées sur les réseaux sociaux, on voit la suspecte, casque orange sur la tête, tenter d’arracher la lance à incendie d’un pompier en train d’éteindre un feu allumé par des protestants.

Une demande de placement en détention provisoire par le Procureur de Paris

Après de nombreux essais infructueux, elle lui assène deux coups sur le casque avant d’être maîtrisée. Ce geste avait soulevé de larges condamnations sur les réseaux sociaux, tandis que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé des «violences inacceptables».

À l’audience, Mme A., très éprouvée, souvent en larmes, est apparue les cheveux attachés en chignon, avec une veste en jean, et a fait valoir son droit d’obtenir le renvoi de son procès. Elle est présente en tant que “formatrice CDI salariée dans le domaine de l’hygiène” après avoir été “aide-soignante pendant le Covid”.

Un manifestant agresse un pompier lors de la manifestation du 1er mai 2022 à Paris.
Un manifestant agresse un pompier lors de la manifestation du 1er mai 2022 à Paris. (©AFP/Archives/Alain JOCARD)

Dans l’attente de l’audience au fond le 1er juin, l’enjeu de cette audience était de savoir si la prévenue manipulait l’objet d’une contre-mesure. Le procureur de Paris aux conditions requises sont placement en détention provisoire Jusqu’au procès, une “mesure exceptionnelle” légitimée selon lui par la “certaine forme de dangerosité” de la prévenue. « Il y a quant à l’état d’esprit de madame des interrogatoires », à glissé le procureur.

Interrogée un peu plus tôt par le procureur sur son risque de réitération des faits, Mme A. avait répondu : « Je travaille, j’ai un CDI, je suis une maman, j’aime mes enfants ». L’une de ses avocates, Me Alice Becker, avait-elle reformulé la question du ministère public : « Pourriez-vous dire au tribunal que vous ne serez plus en manifestation ? ». « C’est sûr à 100%je signe tous les documents pour ça », avait répondu la suspecte.

Un vendredi “détruire”

Le tribunal a finalement prononcé un contrôle judiciaire assorti d’une interdiction de manifester à Paris et d’arrêter ou de porter un bras, même avec une expertise médico-psychologique. L’une des deux avocates de la mise en cause, Me Alice Becker, avait estimé la vie de son client “détruite” pour les 48 heures de garde à vue et la médiatisation des faits.

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Sa consœur Me Aïnoha Pascual avait évoqué la « vie compliquée de mère isolée » de Mme A., qui est par ailleurs convoquée prochainement en justice comme victime de violences, dans une autre affaire. Le 1er juin, le public du bas adresse les accusations de « violences sur personne chargée d’une mission de service publicoutrage, rébellion, participation à un groupe en vue de commettre des violences ou dégradations d’une manifestation et entrer dans l’arrivée de secs destinés à combattre un danger sinistre pour les personnes.

Mme A “répondre à une grosse partie des faits”, un déjà dit Me Becker. Les “outrages qu’on lui reproche, c’est pas elle”. Concernant les « violences, ça s’est pas du tout déroulé comme le résumé médiatique en a été fait ». “Je ne comprends pas comment elle a pu entrever les secours puisqu’ils sont là, et que le feu a déjà été éteint”, at-elle aussi avancé. Les deux avocates ont en outre annoncé un uni contre le parquet à Paris et la police qu’elles accusent de «fuites massives et scandaleuses (d’informations) dans ce dossier» à la «médiatisation déplorable».

Le pompier victime d’un “préjudice moral” plus pas de blessure physiquej’ai indiqué qu’il s’agit de l’avocat, Me Jérôme Andréi, qui défend également la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, partie civile.

Source : © 2022AFP

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