Paris : contrepied magistral, plus moins sévère qu’à WStreet – 05/05/2022 à 20:02

(CercleFinance.com) – Juste avant que la journée ne passe en territoire positif, gagnant seulement 2,5%, l’indice parisien était passé du rouge sur les coups de 17h, avant la perte de la part de 0,43%, à 6 368 points , après une chute de -200pts sur les plus hauts du jour (en ligne, sans le moindre rebond, entre 6,559 et 6,351): c’est un des plus spectaculaires contrepieds de l’année … et c’est bien pire encore à Wall Street.

La dynamique baissière souffle aussi sur l’E-Stoxx50 (-0.9%) et sur Francfort (-0.6%) si bien que Londres limite le cas (+0.2%).

Outre-Atlantique, les indices chutent lourdement : cela ne s’arrange pas à la mi-séance avec jusqu’à -1.100Pts sur le Dow Jones (-3,3%), -3,7% sur le S&P500 et -5,2% pour le Nasdaq Composite (sous 12 300Pts), après avoir signé la veille l’une des plus fortes progressions du XXIème siècle un jour de décision de la FED (+3% pour le S&P500, +3,2% pour le Nasdaq Composite).

No embellie ne dessine à 2 heures de la clôture… il devait attendre 20H40 la veille.

Ce matin, les marchés avaient accueilli de manière un peu débridée (et incohérente ?) l’affirmation que la FED n’irait pas au-delà d’une hausse d’un demi-point du principal taux d’intérêt, quel que soit Dans le contexte inflationniste, alors que certains collègues de Jerome Powell avaient évoqué et soutenu une « stratégie de choix » de +75pts de base.

Lors de l’évolution de la politique monétaire, la banque centrale a indiqué qu’elle commencerait à augmenter de -47.5Mds$/mois la taille de son giganteque bilan, avant de passer à -90Mds$, juste 1% de l’encours, qui mis en place aujourd’hui à près de 9 milliards de dollars.

Lors de sa conférence de presse, Jerome Powell, le président de l’institution, a assuré aux Amériques que la Fed serait en mesure d’augmenter rapidement l’inflation avec son contrôle et qu’elle ferait l’objet d’un glissement de terrain ‘en douceur’ de l’économie, c ‘est-à-dire un reflux de l’inflation sans entrée en recul.

Des marchés plus obligatoires sont affichés pour les moins sceptiques : le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans passe rapidement de 2,92% vs 20h40 à 2,965% ce matin, puis 3,04% cet après-midi, au plus haut après 2018 .

Contrepied également spectaculaire sur nos OAT (passé de -9Pts à +2.5Pts à 1.536%) et de -7Pts sur les Bunds à +3Pts à 1.011%.

La réunion de la Fed est désormais passée, les investisseurs ont pris connaissance sans surprise de la décision de la Banque d’Angleterre de publier un taux directeur de 0,75 à 1,00 % (elle aussi prise en tenaille entre une inflation galopante et des perspectives d’activité dégradées) : cela semble insuffisant et la Livre dégringole de -2% face au Dollar vers 1,237.

Sur le front ‘macro’, il y avait au programme les chiffres de la production industrielle dans l’Hexagone. En mars, celle-ci diminuée dans l’industrie manufacturière (−0,3 % après −0,9 %) comme dans l’ensemble de l’industrie (−0,5 % après −1,2 %), selon les données corrigées de variations saisonnières et de jours (CVS-CJO) de l’Insee.

En particulier, la faible production de nouveau dans les matériaux de transport (−2,8 % après −1,5 %) : elle diminue sensiblement dans l’industrie automobile (−7,3 % après −5,4 %) tandis qu’elle est stable dans les autres matériaux de transport (après +1,2%).

La production de l’ensemble du premier trimestre 2022 est bien supérieure à celle de la même période de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (+1,2%) et dans l’ensemble industrie (+0,3%).

Il y avait aussi des chiffres aux Etats-Unis et notamment la productivité non agricole : celle-ci a plongé de -7,5 % aux Etats-Unis au premier trimestre 2022 en rythme annualisé, selon l’estimation préliminaire du ministère du Travail, un coup bien plus important que celle attendue en moyenne pour les économistes (-4%).

Ce plongeon a traduit une baisse de 2,4% de la production alors même que le nom d’heures travaillées a augmenté de 5,5%. Combiné à une progression de 3,2% des salaires horaires, il conduira à une hausse de 11,6% des salaires unitaires.

Le nom d’inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage est passé de +19 000 la semaine du 25 avril aux Etats-Unis, s’établissant à 200 000, contre 181 000 une semaine plus tot : c’était un plancher de 50 ans.

La moyenne mobile sur quatre semaines s’établit à 188 000, soit une hausse de 8 000 par rapport au niveau révisé de la semaine précédente.

Enfin, pour la semaine du 18 avril, le nom des personnes recevant régulièrement des indemnités est de 1 384 000, soit moins de 19 000 pour les déclarations de la semaine précédente.

Le Dollar n’en est pas trop touché et reste stable sur 24H vers 1,0530$ (contre 1,0640 mercredi soir) et la véritable demi-surprise du jour, c’est la poursuite de la flambée du pétrole vers 112$ à Londres (Brent), avec un Total Energies en baisse à +2,2%, heureusement, le CAC40 reste positif.

Dans l’actualité des entreprises françaises, Société Générale publie un résultat net du groupe sous-jacent en hausse de 21,3% à 1,57 million d’euros pour le premier trimestre 2022, même si un résultat brut exploitation sous-jacent en progression de 37,6% à 2,96 milliards.

Crédit Agricole SA dit avoir fait le choix d’un provisionnement ‘prudent’ concernant son exposition à la Russie et indique dans un communiqué avoir dégagé sur les trois premiers mois de l’année un résultat net faisant partie du groupe sous-jacent en baisse de 19 %, à 756 millions d’euros.

Legrand a dévoilé un résultat net du groupe en Hausse de 13,3% pour le premier trimestre 2022, à 258 millions d’euros, perdant une marge opérationnelle retraitée des acquisitions anticipées (à fin 2021) en réponse à un point de 20,6%. remise.

Enfin, Air France-KLM publie un résultat net de -552 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, en hausse de 930 millions sur un an, même si un résultat opérationnel de -350 millions, plus un EBITDA positif de 221 millions.

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