Real Madrid – Manchester City (3-1, ap) – L’antisèche : Real Miracle, Real Magique

Le jeu : Le calme et puis… l’ouragan

Bien longtemps, cette demi-finale fut l’exact inverse du match aller. Il semble que Manchester City avec le frein à main et le Real Madrid n’a pas eu les espaces dont il raffole. Beaucoup de fautes, beaucoup d’erreurs techniques et très peu d’occasions franches : Le Bernabeu s’est ennuyé dans une nuit qui a mis des plombes à s’embrasser. Le Real domine davantage City pour marquer miraculeusement au coeur du temps fort madrilène.

Jamais le Real n’a semblé en mesure de relever la tête et les champions d’Angleterre ont eu deux occasions de faire le break. Ils les ont toutes ratées. Madrid s’est réveillé, Bernabeu a rugi, City s’est littéralement écroulé et cette demi-finale est entrée dans la légende de la Ligue des champions avec trois buts en six minutes. Démentiel.

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Guardiola : “Et puis, il y a eu ces deux minutes…”

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Les joueurs : Immense Courtois, fantomatique De Bruyne

Trois parades, dont une capitale face à Grealish avant l’égalisation du Real Madrid : Courtois fut le grand bonhomme de la partie côté madrilène. Même si c’est l’entrée de Rodrygo, auteur d’un doublé, qui a fait basculer cette demi-finale. Dans un portrait de miséricorde, Karim Benzema, passeur décisif pour Rodrygo, a tout de même scellé la qualification en transformant un penalty qu’il a lui-même provoqué. Et que dire de l’entrée d’Eduardo Camavinga qui a révélé le milieu de terrain du Real.

Guardiola, une fois et d’échecs et une soirée de démission

Côté City, Kevin De Bruyne, coupable d’un déchet insolite, n’a jamais pris la mesure de cette demi-finale retour. Long temps trois côtes, Ruben Dias a complètement craqué sur le penalty accordé face à Karim Benzema. Bernardo Silva, incroyable de justesse pendant 120 minutes, n’aura, lui, rien à reprocher…

Le facteur x : Mendy sauve la patrie

87e minute, Grealish feinte Courtois et frappe dans le but grand ouvert. Alors que plus personne n’y croit côté Real, Ferland Mendy se jette et sauve la patrie d’un tacle de désespoir. Deux minutes plus tard, Rodrygo égalise. Et si le doublé du Brésilien reste comme le fait saillant de cette demi-finale retour, il ne faudra jamais oublier ce sauvetage décisif de l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais.

Les statistiques : 5 et 10

Premier entraîneur à devenir champion dans les cinq grands championnats samedi, Carlo Ancelotti est devenu ce mercredi le premier entraîneur à qualifier pour sa cinquième finale de Ligue des champions. Légendaire.

Karim Benzema a marqué dix buts en phase à élimination directe de Ligue des Champions cette saison, Séoul Cristiano Ronaldo en 2016/17 aussi bien sur une même édition.

Le tweet qui donne envie d’y être

La décla : Thibaut Courtois (Real Madrid)

C’est plus dingue (ndlr : que les qualifications contre le Paris SG et Chelsea) car ça a duré jusqu’au dernier moment, jusqu’à la 90e et la 92e minute… Je crois que même à 1-0, on n’était pas très bien jusqu’à la 89e minute.

La question : La plus belle de toutes ?

Oui, oui, oui. Mille fois oui. On avait cru avoir tout vu face au PSG, puis Chelsea. Plus le Real Madrid à pousser l’irrationnel plus loin encore ce mercredi. Lors de ses trois matches retours, le Real a éliminé 76 minutes face au PSG, 5 minutes face à Chelsea et 91 minutes face à Manchester City. Contrairement aux Citizens, les Madrilènes ont été menés au score de la 2e minute du match aller jusqu’à la 91e du retour.

Real Madrid

Crédit : Getty Images

Et cette fois-ci, avant l’égalisation de Rodrygo, plus personne ne semblait et croyait sauf Courtois et Mendy, auteurs de deux sauvetages capitaux. Le milieu légendaire, Kroos, Casemiro et Modric avaient déjà quitté sa place. Les héros s’appellent Benzema et Courtois, bien sûr. Aussi Rodrygo et Camavinga, 21 et 19 ans. Peu importe le casting, cette saison, ils s’en sortiront toujours.

On appelle ça le poids de l’histoire, de l’héritage. L’ADN d’un club pas comme les autres. Le plus grand de tous. Manchester City est sans doute une meilleure équipe, il l’a d’ailleurs prouvé sur cette demi-finale. Mais il lui manque, comme au PSG, ce supplément d’âme, cette culture absolue de la gagne. Revenir à une fois par partition, ce peut être de la chance. Deux fois, un miracle. Trois fois, c’est une culture. La culture meringue.

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