Wall Street dérape, gueule de bois après la Fed – 05/05/2022 à 17:32

Un opérateur de la Bourse de New York ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / SPENCER PLATT )

La Bourse de New York a évolué en très forte baisse jeudi, le revenu de l’euphorie qu’avait mercredi suivi l’annonce d’une hausse compensée du taux de la Fed et les commentaires de son président.

Vers 15H20 GMT, le Nasdaq est aux abois, lâchant 4,51%, tandis que le Dow Jones cédait 2,87% et l’indice S&P 500 s’élargissait, 3,36%.

Le ton contrasté avec l’enthousiasme que avait soufflé sur la fin de la séance de mercredi, provoqué par les propos du président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, ainsi que par le directeur de la hausse du taux de la Fed d’un demi-point, laissez-le largement intégré par les investisseurs.

Le responsable a notamment écarté la perspective d’un sondage de 0,75 point de pourcentage de la prochaine réunion, alors que les opérateurs ont évalué jusqu’ici à 99% la probabilité d’un tel scénario pour la prochaine réunion de la Fed, en juin.

Pour autant, après ce ralentissement collectif, “le marché se réveille et réalise qu’aucun des problèmes structurels que l’ont fait baisser n’a été résolu”, à souligné Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

“L’inflation reste élevée, dans le détail, la Fed va continuer à monter sur ses talons et le tableau d’une croissance ralentie n’a pas changé.”

Pris dans le courant vendeur, les géants américains de la tech ont réagi massivement, sous l’impulsion d’Apple (-4,19%), Microsoft (-4,79%) ou Amazon (-7,13%). Après la publication de ces résultats, il y a une semaine, nous avons perdu plus de 20% et perdu plus de 280 millions de dollars de capitalisation.

L’indice VIX, qui mesure la volatilité du marché, lie plus de 21 %.

Les indices n’ont pas été aidés par deux mauvais indicateurs, le premier faisant état d’une légère hausse, supérieure aux attentes, des inscriptions hebdomadaires au chômage, l’autre d’un recul de la productivité aux États-Unis au premier trimestre .

Sur le marché obligé, après s’être brusquement détendus dans la foulée de la conférence de presse de Jerome Powell, les taux remontage jeudi.

Le rendement des prêts d’État américains à dix ans a ainsi repassé le seuil symbolique de 3 %, qu’il avait déjà franchi temporairement lundi, pour la première fois depuis fin 2018.

Pour Adam Sarhan, les investisseurs redoutent d’assister à une “récession des résultats” des entreprises cotées à Wall Street, déclinaison du ralentissement économique déjà l’œuvre aux États-Unis.

Un sentiment qui a alimenté les prévisions prudentes, voire franchement pessimistes, de nombreuses entreprises qui ont publié leurs résultats trimestriels, mercredi et jeudi, notamment dans le secteur du e-commerce.

Le site de vente en ligne eBay a également encaissé (-9,08% à 49,48 dollars) J’ai perdu beaucoup d’affaires et un bénéfice supérieur au consensus de Wall Street, les observateurs retenant surtout les projections du groupe pour le prochain trimestre, inférieures aux cellules du marché.

La plateforme de commerce en ligne Shopify est toujours performante dans les premiers échanges (-16,88% à 403,54 dollars), après la publication d’un flash d’affaires trois inférieur aux attentifs, même si un est nettement supérieur.

Twitter a profité (+3,61% à 50,83 dollars) de la communication d’Elon Musk, parvenu à lever sept milliards de dollars auprès d’investisseurs pour financer le rachat de la plateforme.

Cette somme, levée par des fonds et des investisseurs fortunés comme l’entrepreneur Larry Ellison ou le prince saoudien Al-Walid ben Talal, est autorisée à lever la somme empruntée par les banques pour l’opération.

Snap (-8,60%), Meta (maison mère d’Instagram, -6,48%) ou Alphabet (maison mère de YouTube, -4,70%) partaient en marche arrière après que leur plus féroce concurrent, TikTok, A révélé mercredi qu’il allait mettre en place un système de partage des revenus publicitaires avec les créateurs les plus populaires de la plateforme.

Nasdaq

.

Leave a Comment