5 expositions à visiter à Paris le week-end

Estampes japonaises, peintures des années 1920, dessins en folie… Nous avons sélectionné pour vous 5 expositions à découvrir à Paris ce week-end.

À l’heure où le soleil illumine Paris, les musées font briller les artistes. Vous aimez Delacroix ? Découvrez l’exposition exceptionnelle du Musée Delacroix, qui refait surface une de ses inspirations : la nature. Une nature vivante peuplée de fleurs et d’animaux qu’il a retranscrite à merveille. Vous préférez votre étonnez avec des chefs-d’œuvre des années folles ? Faites le tour du Musée du Luxembourg qui explore le 18 juillet l’histoire des femmes artistes des années 1920. et ses crayons dans des dessins foisonnants de créativité. Connaissance des Arts a sélectionné pour vous 5 expositions à visiter Paris ce week-end.


1. Grandeur et noblesse du Samourai

Doté de collections permanentes d’une richesse vertigineuse, le musée Guimet à l’heureuse idée de les mettre en lumière régulièrement, à la faveur de présentations séduisantes et pointues. C’est au tour du monde codifié de l’art guerrier nippon de faire l’objet d’une exposition intimiste et raffinée. En revanche, il n’y a pas d’effets spéciaux, pas d’extraits de films, plutôt l’évocation de l’environnement spirituel et artistique que servit de cadre à l’épanouissement de cette aristocratie guerrière, éprise de littérature et de poésie. Partageant avec les moines bouddhistes un certain nom de pratiques telles la voie du thé (chado) ou la voie des fleurs (ikebana), oissant à un code d’honneur drastique dont réclame bien des siècles plus tard l’écrivain Yukio Mishima (qui se suicide par seppuku le 25 novembre 1970), la classe des samouraïs a engendré, au fil des siècles, une flotte d’images oscillant entre héroïsation et parodie. Parmi les “pépites” de cette exposition, on savorera ainsi cette série d’estampes signées du grand Hiroshige illustrant l’histoire des quarante-sept rônins (“guerriers sans maître”). Par leurs cadrages insolites et leurs scènes prises sur le vif, elles annoncent à bien des reprises le rythme fiévreux des films d’action.

« L’arc et le sabre. Imaginaire guerrier du Japon »
Musée national des arts asiatiques – Guimet
6 Pl. d’Iéna, 75116 Paris
www.guimet.fr
Jusqu’au 29 août

Utagawa Toyokuni I, Miroirs des acteurs de kabuki (yakusha awase kagami)Japon, période Edo, 1804, xylographie, 26,7 x 18 cm, Paris, MNAAG ©Photo de presse RMN

2. Vol au-dessus d’un nid de coucou

Sous le commissariat de Jérôme Sans, le Drawing Lab invite le jeune artiste franco-marocain Chourouk Hriech à capables ses ailes et ses crayons dans une fresque poétique peuplée d’oiseaux migrateurs survolant des paysages et des villes en pleine mutation. En ces temps troublés, qu’il est délicieux de se perdre dans cette installation onirique et d’y flotter en apesanteur…

« Je vois un oiseau / Je vois un oiseau, Chourouk Hriech »
Laboratoire de dessin
17 Rue de Richelieu, 75001 Paris
www.drawinglabparis.com
Jusqu’au 15 juin

Chourouk Hriech, Douala, 2020, encre de Chine sur papier, 42 x 29 cm ©Chourouk Hriech

Chourouk Hriech, Douala2020, encre de Chine sur papier, 42 x 29 cm ©Chourouk Hriech

3. Les artistes pionniers des anciens

Quelques-unes sont célèbres, telles que Tamara de Lempicka, Sonia Delaunay ou Suzanne Valadon, mais beaucoup retent à découvrir. Les femmes artistes des années 1920, dont certaines ont joué un rôle de premier plan, ont ceci de particulier qu’elles ont succédé des pionnières, elles ont été les premières à accéder à l’égalité avec leurs confrères masculins, so much dans le déroulement de leur carrière que dans leur vie personnelle.

« Pionniers. Artistes dans le Paris des années folles »
Musée du Luxembourg
19 rue de Vaugirard, 75006 Paris
www.museeduluxembourg.fr
Jusqu’au 10 juillet

Tamara de Lempicka, Perspective ou Les Deux Amies, 1923, h/t, 130 x 160 cm, collection particulière ©Tamara de Lempicka Estate, LLC / Assoc.  des amis du Petit Palais / Studio Bernaz, Genève

Tamara de Lempicka, Perspective ou LC’est Deux Amies, 1923, h/t, 130 x 160 cm, collection particulière ©Tamara de Lempicka Estate, LLC / Assoc. des amis du Petit Palais / Studio Bernaz, Genève

4. Delacroix, ses fleurs, ses tigres

Grand peintre d’histoire, féru d’art et de littérature, Delacroix puisait aussi son inspiration dans la nature, une nature dans laquelle il vise s’immerger et qu’il a transcrite à merveille, dans de trop rares paysages peints et dans de noms études; sans compter les somptueux bouquets de fleurs et les représentations d’animaux – chevaux, tigres, lions dont il exalte la beauté, les qualités physiques et qu’il dote d’un caractère, comme de vrais personnages.

“Delacroix et la nature”
Musée Delacroix
6 Rue de Furstemberg, 75006 Paris
www.musee-delacroix.fr
Du 16 mars au 27 juin

Eugène Delacroix, Étude de deux tigres, 1831, 130 x 195 cm, Paris, musée du Louvre ©Photo de presse RMN

Eugène Delacroix, Etude de deux tigres1831, 130 x 195 cm, Paris, Musée du Louvre ©Photo de presse RMN

5. La solitude moderne

Quelle belle initiative de présenter la première monographie en France du jeune peintre chinois Xinyi Cheng dont les toiles énigmatiques et raffinées distillent une atmosphère étrange, entre cauchemar éveillé et malaise. On and croise un petit chien baptisé Monroe fixant un os géant, un homme en boxer léopard sur un canapé… Quelque part entre Francis Bacon et Edward Hopper. Et c’est somptueux !

« Xinyi Cheng, vu à travers les autres »
Anticipations Lafayette
9 Rue du Platre, 75004 Paris
www.lafayetteanticipations.com
Jusqu’au 28 mai

Xinyi Cheng, Monroe, 2020, huile sur toile, 60 x 45 cm, collection privée ©️A.  Masse

XinyiCheng, Monroe, 2020, huile sur toile, 60 x 45 cm, collection particulière ©️A. Masse


https://www.youtube.com/watch?v=etY6GELtoo0

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