Le salaire d’emploi marqué légèrement au premier trimestre

66 100 créations nettes ont été enregistrées sur les trois premiers de l’année, selon l’Insee. Une augmentation en hausse de 0,3%, contre 0,6% au premier trimestre 2021.

J’ai perdu un net ralentissement de la croissance sur les trois premiers mois de l’année, mon emploi salarié m’a privé de résistance. L’année 2022 a débuté avec une progression de 0,3 % au premier trimestre, un rythme plus lent dans la cellule des derniers mois, un bénéfice attribuable aux suites de la crise sanitaire du Covid-19 à la crise ukrainienne.

Selon l’estimation provisoire du site publié, le secteur privé a enregistré 66 100 créations nettes d’emplois entre fin décembre 2021 et fin mars 2022. En comparaison, au quatrième trimestre 2021, l’emploi privé a augmenté de 0,6 % (+ 117 900), clôturant une année positive (+3,5% sur l’ensemble de 2021, soit +677 700 emplois) qui avait plus qu’effacé la baisse de 2020 consécutive à la pandémie.

Au premier trimestre, «la progression de l’emploi s’est un peu ralentie», note Sylvain Larrieu, chef de la division Synthèses et conjonctures du marché du travail de l’Insee. Mais, dit-il à l’AFP, «la lenteur n’est finalement pas si forte. Lorsque je prends mon emploi en intérim, c’est plutôt dans la continuité des trimestres précédents».

En effet, après des trimestres consécutifs de hausse en septembre, l’intérim a enregistré une baisse de 1,4%, soit -11 500 salariés, ce qui “contribue au ralentissement général», selon l’économiste de l’Insee. Il reste plus d’emploi interne, au premier trimestre 2022, à la sortie de crise : +4,8% (soit +37 500 salariés) pour le bilan à fin 2019.

«La croissance de l’emploi salarié privé du trimestre précédent est en partie portée par la forte hausse de l’intérim, une forme d’emploi volatile et précaire, qui se reproduit en début d’année», note aussi Anne Eydoux, membre des Economistes atterrés. «Le recul de l’intérim est délicat à interprète. Est-ce qu’il a traduit une montée de l’incertitude des entreprises ? C’est peut-être un signe de fragilité de la reprise», ajoute-t-elle. «Ceci dit, l’emploi salarié hors intérim a quand même continué à augmenter dans tous les secteurs», pour suit l’économiste. «Au total, les emplois vacants se situent au niveau d’avant-crise, mais ils n’ont pas rattrapé la tendance à l’emploi observée sur la période 2015-2019», note-t-elle.

Effet Omicron

A fin mars 2022, l’emploi des salariés du privé se situe au niveau de l’avant-crise, fin 2019, de 2%, soit +389.700 salariés, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Seule l’industrie reste en deçà de son niveau d’avant-crise. Ce secteur continue à «monter lentement» pour le cinquantième trimestre consécutif (0,1 %, soit +3 100 salariés), relevé par Sylvain Larrieu. Plus de salariés sont indemnisés pour les ouvriers en 2020 (-56 200 salariés) et l’emploi industriel reste au-dessous de son niveau d’avant-crise (-1,1 %, soit -32 900 salariés).

Dans le marchand marchand, l’emploi salarié progresse de 0,3 % (+38 900) et dépasse largement le niveau d’avant-crise : +1,9 %, soit +218 300 emplois. Dans la construction, l’emploi a augmenté de 0,4% (+6 000 salariés). Il dépasse là aussi de 5,1% (+73 600 emplois) sont au niveau fin 2019. En bref, le tertiaire non marchand est «trois dynamique» notamment via les activités dans les secteurs de l’éducation et de la formation ou de l’action sociale (aides à la personne, maisons de retraite, etc.), souligne Sylvain Larrieu. L’augmentation nette de 1,2% (soit +29 700) et l’augmentation sont au niveau à fin 2019 : +3,4%, soit +84 600 salariés.

In fine, selon Sylvain Larrieu, la lenteur n’est «force de passage» un effet de la crise ukrainienne. Pour l’instant, les fluctuations sont avantageuses dans la crise sanitaire. «C’est un effet que j’avais anticipé : au coeur de la crise liée à la variante Omicron – en décembre-janvier-février -, c’est une beauté des absences qu’elle ne parvient pas à remplacer, qui risque de la jeter à l’intérieur pour la maison» explique-t-il. «On a ajouté que c’était en partie temporaire et que ça allait se tasser et c’est effectivement ce qu’on observe». Quant à un éventuel impact de la crise ukrainienne, «c’est difficile à dire” et “sans doute un peu tôt» pour le voir, dit-il.

«C’est déjà un ralentissement de l’activité», mais l’avis des chefs d’entreprise interrogés sur la gêne se situe à un niveau «assez soutenu» en mars et avril, donc «on n’a pas vu d’effet immédiat de cette crise» explique-t-il. Plus, aperçu Sylvain Larrieu, «Si le ralentissement de l’activité se confirme, il aura certainement un effet» sur l’emploi.

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