Les décisions contestées de Steve Jobs chez Apple : les langues délirent…

Après Jony Ive, c’est Tony Fadell qui évoque Steve Jobs dans un livre qu’il a lui-même écrit. Le père de l’iPod et fondateur de Nest évoque les nombreuses décisions contestées de Steve Jobs à l’époque de l’iPod et du premier iPhone.

Premier iPhone // Source : Mathieu Improvisé

C’est la saison des indiscrétions. Cette semaine, un livre très attendu est sorti, After Steve : How Apple Became a Trillion-Dollar Company and Lost Its Soul (Après Steve : commentaire Apple est devenu une entreprise multimilliardaire et a perdu son âme). En plus de cela, vous pouvez également découvrir les raisons pour lesquelles Jony Ive, le designer de Chef légendaire d’Apple, a quitté son entreprise.

Un autre livre a également été très intéressant, il s’agit du livre Construire (25 euros sur Amazon) qui raconte l’histoire des 30 années de travail de Tony Fadell (le père de l’iPod) dans des entreprises de la Silicon Valley (c’est aussi le fondateur de Nest, racheté par Google). Plus que quiconque s’y intéresse, c’est l’interview de Jon Fortt, journaliste de CNBC, qui a eu la chance d’échanger avec Tony Fadell.

+@tfadellNid @madebygoogle fondateur & #CONSTRUIRE Auteur : Une conversation Fortt Knox https://t.co/46WhuMgVO4

– Jon Fortt (@jonfortt) 4 mai 2022

L’iPod pour les macophiles uniquement

Tony Fadell a été recruté en 2001 par Apple, sa mission d’entrepreneur pour développer sa stratégie musicale. C’était juste avant l’annonce de l’iPod et d’iTunes, à l’époque où les primers lecteurs MP3 arrivaient sur le marché. Apple apportera sa vision à la marche avec un appareil simple à utiliser, une bonne autonomie, une synchronisation rapide des données et la capacité de stocker 1000 chansons.

Les décisions contestées de Steve Jobs chez Apple : les langues délirent...
Une des versions d’iPod // Source : Jeremy Bezanger

Première décision sur ce sujet trois fois évoqué : l’utilisation du standard FireWire à la place de l’USB sur l’iPod. La raison simple : la norme USB de l’époque supporte actuellement 12 Mbps de taux de transfert au lieu de 1000 Mbps à l’époque. A titre de comparaison, l’USB 4 ne supporte actuellement qu’un débit de 40 Gbps.

Malheureusement, les premières générations d’iPod sont uniquement compatibles avec Mac.Pour les utilisateurs de Windows, il ne passe absolument pas pour un Mac pour transférer des chansons vers un iPod. Tony Fadell s’est opposé à cette idée, «Nous devons nous assurer que cela fonctionne avec Windows», «jamais de mon vivant» pour répondre Steve Jobs. Steve Jobs voulait que l’iPod soit une raison de passer au Mac… Tony Fadell m’a contacté le célèbre journaliste Walt Mossberg, ami avec Steve Jobs, pour tenter de convaincre le fondateur d’Apple. L’échec attend quelques années pour voir débarquer iTunes sur Windows et le support de l’iPod.

L’ouverture de l’iPhone aux apps tierces

L’autre décision à laquelle répond Steve Jobs, évoquée par Tony Fadell dans l’interview, est l’ouverture de l’iPhone aux applications tierces. Le premier iPhone n’avait pas d’App Store, cette première monture d’iPhone OS arrivait avec des applications préchargées… et c’est tout. Pourtant, à l’époque, Windows Mobile ou Symbian autorisent l’installation d’applications tierces.

Pour les premières versions de l’iPhone OS, Apple a choisi de développer des applications web fonctionnant via Safari. C’est Eric Schmidt, PDG de Google et membre de l’Apple Administration Council, qui pourrait donner l’idée… il aimerait permettre à Google de profiter de l’écosystème iPhone. L’iPhone est désormais vendu avec Google comme moteur de recherche par défaut, et il est également disponible sur Google Maps et YouTube préchargé.

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App Store // Source : James Yarema sur Unsplash

Enfin, après le lancement du premier iPhone dont le succès a été relatif, Steve Jobs a vu dans l’App Store un moyen d’enfermer les gens dans l’écosystème. Cet App Store est aussi un facteur du succès de l’iPhone que l’on connaît aujourd’hui.


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