Les Suns doublent la mise face à Dallas, rendent la vie plus facile quand t’es Chris Paul

Machine unie. Un compresseur de roulette. Une moissonneuse-batteuse. Un char d’assaut avec à sa tête un champion d’échecs. Cette équipe de Suns semble injouable pour les Mavericks, car quand Phoenix décide de gagner Phoenix finir par gagner. Un sentiment de zénitude plane dans le ciel de l’Arizona, en même temps tout est tellement plus facile quand c’est Chris Paul qui tire les ficelles.

Les stats maison de ce chef d’œuvre de gestion des Soleils c’est juste ici

Tirez les ficelles. Autant vous, je vous dirai tout de suite, ce terme n’est pas choisi au hasard. Car – on en parlera plus précisément dans d’autres tirades – Chris Paul est un foutu marionnettiste. Il n’est pas le seul « responsable » du niveau auquel ces soleils peuvent être évalués, mais si vous connaissez un peu le panier et, surtout, si vous êtes noté là en direct cette nuit, vous savez. Je sais, tu sais, il fait du sexe et nous séchons.

More avant de revenir sur ce chef d’ouvre du dernier quart-temps, que s’est-il passé dans ce Game 2 de mi-finales de l’Ouest entre les Suns et les Mavericks? Une première mi-temps rondement menée par le FC Doncic. 120 premières secondes pendant, comme lors du Game 1, les locaux frappent fort, menant rapidement 7-0. Puis la machine texane rencontrée également en route, Luka Doncic a lancé son bordel et cette fois-ci « il n’est pas seul », comme Mr Brochand. Dorian Finney-Smith est trois vies en difficulté, Jalen Brunson est de nouveau transformé en Jamel Drunkson et Dwight Powell est un incroyable tuyau en défense, mais vous êtes invité à surprendre par le nom de Spencer Dinwiddie et… Davis Bertans, toujours aussi moche – avis perso – mais auteur de quelques gros tirs qui permettent à Dallas de rester dans le match. Il faut bien ça car en face Deandre Ayton se bouffe des Curly dans la raquette, Jae Crowder est du facteur X du jour ze avec 15 pions en première mi-temps et Devin Booker semble définitivement guéri, et à ce trio c’est évidemment l’inénarrable Luka Doncic qui répond à sa manière. Sa manière? Froisser absolument tous ses défenseurs et finir le deuxième quart en giga-trombe pour rejoindre les vestiaires avec 24 points, 4 rebonds, 6 passes et une impression de facilité in-cro-yable.

60-58 Mavs à la mi-temps, coolos coolos, mais le plus dur reste évidemment à faire. Big up avec les Lakers ou avec les Pistons, les Suns ont un coach et la mission est trois claires au retour de la pause pipi : limiter l’éclat de Lulu Don’ en attaque et la difficulté en défense. Aussitôt dit immédiatement fait, Luka ne te que trois tirs lors du troisième quart, les Suns passent de -2 à +7 car Devin Booker avait mis tout le monde sur de bons rails à peine refagoté, et avec douze minutes à jouer et une petite confortable avance pour les finalistes en titre, une stat nous revient tout de suite en tête :

Autant je vais vous le dire clairement, ça sent très mauvais pour les Mavs, car c’est en général à ce moment-là que Phoenix monte en température, vu la même veine par exemple que les Warriors de la grande époque, spécialistes des 40- 12 au troisième quart. Eh, vous êtes prêts ? Alors devinez ce qu’il s’est passé. Demand à Chris Paul ce qu’il s’est passé tiens.

Il paraît que le début du quatrième quart de Chris Paul est – une fois de plus – à montrer en Power Point dans tous les BTS d’éco-gestion.

19 points de suite qui trient directement de ses plats, grâce à ses tirs, de près, de près-loin, de longe. Grâce à ses passes aussi, grâce à sa défense, car CP3 en mode Point God c’est le genre de mec qui vous tue en attaque et que vous ressuscitez lui-même pour mieux vous re-tuer en défense. L’entame du dernier acte est littéralement monstrueuse et Polo est injouable, dans une sorte de plénitude à vous faire abandonner une carrière, et très vite, force, l’écart grimpe, grimpe et grimpe encore, notamment après qu’un certain Devin Booker repasse son à la fenêtre après trois tirs consécutifs du parking. Messieurs dames les Suns mènent de 25 points et les Mavericks sont KO debout, à ne rien y comprendre tellement ce fut allé vite. Quel est l’intérêt de montrer après le match 2 ? Qu’il faudra être TRES fort pour ne serait-ce que prendre un match à ces Suns-là. Ciblé et puni en défense Luka Doncic a reconnu en post-match ce qui devait faire plus d’efforts, mais en même temps… peut-il vraiment claquer une masterclass de 45 minutes des deux côtés du terrain tous deux soirs ? « En tout cas sur lui souhaite ».

Les Suns mènent 2-0 grâce à cette démo de gestion et un dernier quart tout simplement écrasant. Comme des envies de hurler au board des Mavericks d’entourer au plus vite un Luka Doncic que ne peut pas faire grand choisi de plus, mais avant cela il y a une série à jouer, et un… balayage à éviter.

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