Lucie Bertaud, la dernière danse de la combattante aventurière ?

Face à Katarzina Sadura lorsqu’elle a vendu Bercy à l’occasion du grand événement Bellator Paris (en direct à partir de 20h30 sur RMC Sport 2), Lucie Bertaud pourrait contester le dernier combat de sa carrière, surtout en cas de defaite. Un rendez-vous comme la cerise sur le gâteau d’un parcours dans les sports de combat repris il y a vingt-deux ans par l’ancien finaliste de Koh-Lanta.

Son sourire reste XXL, sa bonne humeur communicative. Mais à l’intérieur, la guerrière est bien de retour. Fin octobre 2021, après plus d’une année sans monter dans la cage, Lucie Bertaud retrouvait le combat à Paris à l’occasion de la deuxième soirée de l’organisation Hexagone MMA. Un retour aux affaires conclu sur une défaite frustrante via un TKO infligé par la Vénézuélienne Karla Benitez – qui a réussi à impressionner “œuf” – mais sur un combat qui ressemblait à un plat principal. Décevant pour elle mais presque logique.

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Quelques mois plus tôt, la Française avait pris la direction d’une île de la Polynésie française pour participer à l’émission Koh-Lanta : Les Armes Secrètes, elle n’a pas fini finaliste. Et les conséquences de cette aventure n’avaient pas encore disparu. « Je ne sais pas comment trouver un combattant, j’ai confirmé l’intérêt pour mon micro RMC Sport. Physiquement, laisse-moi. , je n’étais pas encore bien revenu non plus. J’ai voulu mettre la charrue avant les boeufs. C’était trop tôt.”

Il s’agissait alors aussi de surfer sur le coup de projecteur médiatique et le booster de notoriété diffusés par le programme de TF1, à l’image de la vingtaine d’aventuriers de Ko Lanta Vous invitez dans la salle ce soir-là. “C’était aussi une opération de communication, reconnaît-elle. Là, j’ai voulu vraiment couper avec tout ça et de me concentré sur moi, la combattante. Si ça doit être mon dernier combat, je veux le vivre en tant que combattant.” Lucie Bertaud évoque son rendez-vous avec la Polonaise Katarzina Sadura (5-4) ce vendredi soir dans la cage de Bercy, son deuxième combat dans la grande organisation Bellator après sa victoire sur Maguy Berchel en octobre 2020 déjà dans l’enceinte parisienne.

A l’époque, les conséquences de la pandémie en cours le limitaient à quelques millions de personnes. Frustrant. More cette fois, la salle dix fois plus pleine et le cadre encore plus superbe avec au programme de la carte le combat historique du pionnier Cheick Kongo contre Ryan Bader pour le titre des lourds. “Je n’ai jamais combattu devant autant de monde et je vais vivre ce moment transformé car ça fait vingt-deux ans que je m’entraîne et c’est un moment que j’ai créé, savoure l’ancienne championne d’Europe boxeur amateur, qui s’est lancé dans le noble art pendant quinze ans. C’est le rêve de ma vie, celle de Lucie l’adolescente.

Qui aura les yeux grands ouverts vendredi soir : “Quand j’ai commencé la boxe, mon rêve était de faire un gran combat à Bercy, devant un gran public, avec une grande organisation et un gros chèque. Il a fallu du temps mais on and this, j’ai réalisé ce rêve. Tout ce que j’ai fait était pour ça. Je vais être stressée mais ça fera aussi partie de la magie du moment. Que le résultat soit bon ou mauvais, ce sera un très bon souvenir dans quelques années .” Trente-septembre ans, sur la compréhension dans les mots de la combattante française de l’idée du bout du chemin.

Championne de France en boxe, kickboxing et sambo, vice-championne du monde amateur en MMA, professionnelle depuis 2016 (3-3), journaliste, commentatrice, auteure, Lucie Bertaud a beaucoup donné pour le combat au fil des années. L’heure est peut-être venue de raccrocher les gants. “En fonction du résultat, il peut être arriver soit à une reconduction de mon contrat qu’avec des challenges plus ambitieux, soit pas. Et je ne vais continuer pour redescendre en grade. Soit j’ai mieux et je suis gourmande, soit il n’y a pas et je passe à autre chose.” Avec d’autres envies en tête si sa carrière de combattante doit s’arrêter-là. Et comme la sensation que celle qui dit “ne pas être stressée” par ce côté quitte ou double une page déjà en grande partie tournée.

“Je veux construire ma vie de femme. J’aimerais peut-être bien avoir un bébé l’année prochaine. Oooops, petit scoop. (Vous riez.) Ça reste l’essentiel de la vie. Je suis très contente de ma carrière et je me remercie d’avoir vécu tout ce que j’ai vécu jusque-là, d’avoir eu le courage de vivre car il en faut, mais tout ça est éphémère. Je n’ai pas envie de me réveiller à cinquante ans et de me dire : ‘Ah ben merde, j’ai fait tout ça pourquoi en fait ?'”

Son futur se joue contre Sadura, combattant du trente-et-un ans contre que la Française s’attend à des étincelles entre “deux grosses strikeuses”. “She is au taekwondo ce que je suis à la boxe anglaise, c’est-à-dire que j’utilise mon jab et elle use sa jambe avant. On a peu le même style car on aime bien boxer en contre-attaque Ça va se jouer à qui va imposer son style, son rythme et sa distance à l’autre, ça va être très tactique et mental, C’est la fille la plus solide que j’ai rencontrée jusqu’à aujourd’hui, le challenge le plus relevé de ma vie.” Avant peut-être d’entamer le début du reste de sa vie.

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