Prise en mains – Mazda CX-60 : un gros SUV premium, vraiment ?

4,75 mètres de long, 1,89 mètre de large et 2 055 kg sur la balance. Vous l’aurez deviné, on ni parle ni d’un savoureux petit roadster sportif, ni l’une de ces compactes à la philosophie de conception très spéciale dont Mazda a le secret. Même le design du CX-60 tranche radicalement avec l’esprit et les codes stylistiques des autos de la marque. Massif et très carré dans ses proportions (insister sur la verticalité de sa grosse calandre), ce gros SUV dont les dimensions envisagent des cellules d’une BMW X3 ou d’une Mercedes GLC semble échappé d’une autoroute américaine. L’étau a pourtant bien quitté l’Europe et embarque une technologie inédite : comme Alfa Romeo après leur retour en amour avec la Giulia et le Stelvio, l’article autour d’une nouvelle plateforme typée propulsion (mais forte d’une transmission s’intègre avec des moteurs monté en position longitudinale), ce qui équivaut au futur des autres modèles grand format au lieu de l’architecture à traction des actuelles Mazda 3, 5 et 6. Une plate-forme optimisée pour les groupes motopropulseurs hybrides rechargeables, décrite par les ingénieurs de Mazda avec un modèle de dynamisme grâce à une répartition des masses bien ajustée et un ouvrier à trois voies sur des trains roulants.

A l’intérieur, sur l’arrière de l’univers Mazda et la longueur impressionnante du capot, c’est déjà un bel espace de revente. Avec 570 litres de coffre il me manquait la présence de batteries lithium-ion sur le fer, le coffre qui manquait aux SUV familiaux compacts et largement aux versions hybrides des Audi Q5, BMW X3 et Mercedes GLC.

L’habitabilité arrière est généreuse.

Les passagers arrière bénéficieront eux aussi d’une habitabilité généreuse mais ceux de l’avant ne seront pas impressionnés par le raffinement de la planche de bord malgré un style intéressant et une bonne qualité d’assemblage.

Le style de la planche de bord est plaisant.
Le style de la planche de bord est plaisant.

A noter que nos versions de pré-série correspondent au niveau de finition Homura (56 550 €) et à la version haute de la gamme Takumi (58 050 €), même si quelques jours après la présentation officielle, c’est la meilleure impression. ambiance véritablement luxueuse.

L’équipement et ne souffre d’aucune lacune (climatisation automatique bi-zone, connexion smartphone Apple Carplay & Android Auto, régulateur de vitesse et assistant de maintenance pour le vol, caméras 360 degrés…) et les amateurs de gadgets seront honorés d’un drôle de système, permettant à l’arrêt à la voiture de régler automatiquement la position du siège et du volant électriques en analysant le regard du conducteur (après avoir indiqué votre taille dans l’ordinateur de bord). Le CX-60 adapte ensuite tout seul les réglages pour vous positionner de manière optimale, même si les adeptes de la conduite près du volant retrouveront peut-être un peu trop loin à leur goût.

Le toucher et la fonction que vous portez.
Le toucher et la fonction que vous portez.
L'utilisation de la molette n'est pas obligatoire.
L’utilisation de la molette n’est pas obligatoire.

Le tableau de bordure numérique et l’écran central de 12,3 pouces fonctionnent bien ainsi que les graphismes paraisent un peu datés. Mazda assemble à contrecœur son visage avec des fonctionnalités tactiles et ne les autorise pas à le porter. Le véhicule étant en mouvement, il est obligatoire de passer la molette du bas de la console centrale pour naviguer dans les menus de l’écran central.

Prise en mains - Mazda CX-60 : un gros SUV premium, vraiment ?

J’ai installé aux commandes de ce gros bébé hybride qui s’impose aussi comme la Mazda la plus puissante de l’histoire, le démarrage s’opère naturellement dans le silence total. Le CX-60 est propulsé par une batterie de 17,8 kWh, alimentée par un moteur électrique de 136 chevaux positionné à l’arrière dans le confort de quatre cylindres thermiques de 192 chevaux (pour une puissance totale annoncée de 327 chevaux et un couple de 500Nm cumulés) . La batterie permet théoriquement de parcourir 63 kilomètres en toute électricité après la norme d’homologation WLTP, un chiffre qui nous semble réaliste dans des conditions idéales (en ville sans grosses accélérations). Sur notre parcours d’essai en revanche, le profil bien moins favorable des routes (notation sur une jolie portion en campagne avalée goulûment) n’aura permis que de dépasser légèrement les 40 kilomètres en electrique, avec quelques réveils du quatre cylindres lors de franches accélérations (plus 34 kWh/100 km de consommation électrique relevée sur ce même parcours). J’ai raté l’absence d’amortissement piloté, le CX-60 a bien choisi ses occupants. Par contre, la lourdeur étonnante de l’adresse (et vous achetez en mode Confort) surprend un peu, d’autant plus que cette cohérence ne s’accompagne pas d’un ressenti particulièrement franc et informatif.

Prise en mains - Mazda CX-60 : un gros SUV premium, vraiment ?

Et lorsque vous activez le mode Sport avant de hausser simplement le rythme sur une belle route portugaise, les promesses des communicants de la marque pendant la conférence de presse s’évanouissent instantanément : non seulement le groupe motopropulseur ne brille pas spécialement par ses performances (malgré un 0 à 100 km/h que j’ai racheté en 5,8 secondes), sans compter les sensations de conduite qui n’ont rien de sportives. Certes, de la part d’un SUV de plus de plusieurs tonnes et il serait stupide de s’occuper d’un pachyderme qui se comporte comme une GT. Plus d’une fois dans une direction avec un objectif (et le même que la vitesse de base), un couple de personnes et d’informations remontées, le SUV se repose sur un X3 ou un Q5 sur le plan et sur un vite envoie de lui baisser le rythme. . Impossible, dans ces conditions, de regretter l’appui d’une fameuse nouvelle architecture typée propulsion ou d’une transmission intégrée annoncée avec trois sophistications. A pleine charge, les bruits de la transmission (rappelez-vous qu’ils proviennent d’un super compresseur façon Dodge Hellcat !) et du moteur thermique atmosphérique sont même déroutants dans ce genre d’engin. Saluons tout de même l’efficacité correcte de la nouvelle boîte de vitesses automatique inaugurée par ce modèle, un système à embrayage multi-dique façon Mercedes-Benz Speedshift qui offre une bonne réactivité même en mode manuel.

Prise en mains - Mazda CX-60 : un gros SUV premium, vraiment ?

Au terme d’un court roulage de moins de deux heures avec une centaine de kilomètres parcourus, l’ordinateur de bord affiche 6,3 litres aux 100 km. Un chiffre que ne veut pas dire grand-chose puisque nous sommes partis avec les batteries pleines au départ, les batteries ne nécessitant d’ailleurs que quatre heures pour se recharger entièrement sur un prix de 220 volts.

Leave a Comment