Quelles régions ont enregistré la plus forte croissance d’habitants 20 dernières années ?

Selon l’Insee, c’est dans les Antilles et à la Réunion que la croissance moyenne annuelle par habitant a augmenté le plus rapidement entre 2000 et 2019. Le PIB par habitant en Outre-mer demeure malgré tout bien en dessous de celui de la métropole .

Entre 2000 et 2019, la production de richesse en France a augmenté de 18 %, le PIB tricolore en volume est passé de 1 823,7 milliards d’euros à 2 332 milliards d’euros. Eh bien qu’à des degrés divers, chacune des régions a contribué au développement de toutes une croissance positive sur la période, comme l’indique une note de l’Insee parue ce jeudi.

Certaines ont cependant vu leur activité croître plus vite que d’autres ces vingt dernières années, souligne l’institut de la statistique que exclut volontairement le choc économique lié à la crise sanitaire de 2020 que je considère comme “transitoire”. Aussi, le PIB par habitant en volume dans lequel il a été possible de progresser dans le Grand-Est (+0,19 % en Moyenne pour un an), en Bourgogne-Franche-Comté (+0,2 %), dans le Centre-Val de Loire ( +0,27%) et en Normandie (+0,29%).

Ces taux de croissance modestes s’expliquent par la faible progression de la productivité apparente du travail dans ces régions. Cet indicateur, qui rapporte le PIB au nom des salariés pour permettre à emploi de mesurer la richesse créée par chaque. Or celle-ci n’a accéléré que d’à comb plus de 0,4% pour une en moyenne dans les régions précédement citées entre 2000 et 2019.

Par ailleurs, les territoires ont tous vu leur nombre d’emplois par habitant diminuer sur la période, de -0,11% pour un an pour la Normandie à -0,23% pour le Grand Est. En 2020, ils comptaient ainsi entre 38 et 39 emplois pour 100 habitants, soit moins que la moyenne nationale (41,8).

“Cette diminution de l’emploi par habitant s’explique par une intensification des déplacements domicile-travail vers l’Île-de-France, notamment pour la Bourgogne-Franche-Comté, une croissance ralentie du taux d’emploi, et le vieillissement de la population sur la période, relativement plus marquée en Normandie” analyse l’Insee.

Les Antilles et La Réunion en tête

A l’inverse, avec 1,04 % et 0,98 % de croissance annuelle moyenne entre 2000 et 2019, l’Ile-de-France et la Corse ont été les régions les plus dynamiques de France métropolitaine ces vingt dernières années, devant la Provence-Alpes Côte d’ Azur (0,89% par an). La région capitale a surtout bénéficié d’une croissance soutenue du PIB par emploi (+0,98% par an). La croissance de la Corse et de la Région Paca s’explique en revanche pour la raison de l’augmentation du nom de l’emploi par habitant (+0,45% et +0,43% pour un an).

Les croissances économiques les plus dynamiques n’ont cependant pas été observées en métropole. En effet, le PIB du logement par habitant a été sensiblement plus élevé en Guadeloupe (+1,8% par an), en Martinique (+1,7%) et à la Réunion (+1,4%) entre 2000 et 2019.

“Dans ces trois régions, l’augmentation de l’emploi par habitant sur la période contribue relativement plus qu’en France métropolitaine à la croissance du PIB par habitant. taux d’emploi sur les vingt dernières années”, explique l’Insee.

La Réunion est aussi avec la Guyane la seule région “ou le ratio de la population en termes d’actifs rapporté au nom des habitants et diminué sur la période”. La Guyane affiche a perdu tout la plus faible croissance de l’Outre-mer du fait d’une forte diminution du nom de l’emploi par habitant (-1,03% par an) et a perdu un PIB par emploi qui a augmenté plus qu’ailleurs (+1,27% ).

A noter par ailleurs que si les territoires d’Outre-mer ont connu la plus forte croissance ces dernières années, le PIB par habitant et reste nettement inférieur à celui observé dans les régions métropolitaines.

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