Séance de pire après 2020 pour Wall Street, le Nasdaq perd 5% – 05/05/2022 à 23:15

Le Parquet du New York Stock Exchange (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/SPENCER PLATT)

La Bourse de New York a signé jeudi sa pire séance depuis 2020, les investisseurs prenant le contre-pied du rebond de la veille après une seconde lecture des annonces de la Fed mercredi.

Le Nasdaq a enregistré les trois points les plus importants de l’histoire, après les dernières nuits des 12 et 16 mars 2020, au début de la pandémie de coronavirus.

L’indice de ton technologique fort a baissé de 4,99%, tandis que le Dow Jones a abandonné 3,12% et le principal indice S&P 500, 3,56%

“On a eu une des meilleures séances hier, et l’une des pires aujourd’hui”, paru chez Angelo Kourkafas, d’Edward Jones.

Après s’être enthousiasmé, mercredi, pour les commentaires du président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, qui avait écarté un durcissement encore plus marqué de la politique monétaire et une hausse de 0,75 point de pourcentage lors de sa prochaine réunion , je suis parti a retrouvé ses esprits jeudi.

“Je crois (que la banque centrale américaine) est consciente d’une hausse de 0,75 point de pourcentage de la variation future, je crois que l’économie ralentit et que la Fed va maintenir sa politique monétaire à un taux élevé”, à a expliqué Angelo Kourkafas.

“Les gens ont commencé à réfléchir un peu plus à la Fed et à sa communication et ont réalisé que les choses n’allaient pas s’améliorer”, a ajouté Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors.

Pour elle, le mouvement du jeudi s’explique également par des prises de bénéfices, qui ont suivi le lien de la veille, voire pour la flambée des taux obligatoires.

“C’est ça qui a fait peur au marché des actions”, selon elle.

Le rendement des prêts de l’État des Amériques pendant 10 ans est retourné de 3,10 % pour la première après novembre 2018.

Comme à l’accoutumée, les premiers à tomber sous le feu des investisseurs ont été les valeurs technologiques et de croissance, qu’ils pèsent désormais le plus lourd à Wall Street.

Apple (-5,57%), Microsoft (-4,36%), Tesla (-8,33%) ou encore Amazon (-7,56%) ont été rudoyés. Ce dernier est en réplique de près de 20 % depuis ses résultats, il y a déjà une semaine, et a effacé plus de 280 milliards de valorisation boursière.

La place new-yorkaise a aussi été primée à rebrousse-poil par quelques résultats d’entreprises mitigés, assortis de très estimés, voire pessimistes.

“Les sociétés qu’ont les meilleurs chiffres publient généralement les premières” lors de la saison des résultats, a affirmé Maris Ogg. “Les mauvais viennent plus tard”, c’est-à-dire en ce moment, selon elle.

Wall Street a notamment tiqué sur une série de publications de sites d’e-commerce jugées sans panache, voire préoccupantes.

Le site de vente en ligne eBay en raison de projections en baisse des cellules des analystes pour le dernier trimestre (-11,72% à 48,04$), a perdu beaucoup d’activité et un bénéfice supérieur au consensus de Wall Street.

La plateforme de commerce en ligne Shopify s’effondre également (-14,91% à 413,09 dollars), après la publication d’un flash d’affaires trois moins qu’attentif, même si celui-ci est nettement supérieur.

Twitter au profit (+2,65% à 50,36 dollars) de la communication d’Elon Musk, qui est parvenu à lever sept milliards de dollars auprès d’investisseurs pour financer le rachat de la plateforme.

Cette somme, levée par des fonds et des investisseurs fortunés comme l’entrepreneur Larry Ellison ou le prince saoudien Al-Walid ben Talal, est autorisée à lever la somme empruntée par les banques pour l’opération.

Snap (-9,58%), Meta (maison mère d’Instagram, -6,77%) ou Alphabet (maison mère de YouTube, -4,76%) ont souffert après que leur plus féroce concurrent, TikTok, a révélé Mercidi qu’il allait mettre en place un système de partage des revenus publicitaires avec les créateurs les plus populaires de la plateforme.

“Le marché va continuer à être volatil et en dents de scie jusqu’à ce que nous ayons confirmation que les pressions inflationnistes calmement et les taux obligataires avec eux”, a estimé Angelo Kourkafas.

Nasdaq

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