Anne Roumanoff : “Ma vie privée ne s’intéresse pas à moi !”

Mon dernier compliment : “C’était il y a quelques jours : on m’a dit que j’avais un très joli sourire. Cela fait toujours plaisir.”

Les spectateurs et moi : “Il ya, bien sûr, des moments et des rencontres particulières. Mais chaque spectacle est différent : c’est cela la magie du spectacle vivant. Dernièrement, j’ai joué à Lille et les applaudissements fusaient. C’était comme rentrer dans un Bain d’eau chaude. Ce n’était pas du travail, juste du bonheur.”

L’humeur du public. “Cela dépend souvent de la conjoncture du moment. Je ressens sur scène ce que vivent les gens. C’était flagrant pendant l’épidémie. Actuellement, on ressent une tension dans la raison des événements qui secouent la planète.”

Mois des ancêtres russes. “J’ai une grand-mère lituanienne et un grand-père russe. Ce sont des gens qu’ont fue la guerre. Ces populations déracinées devant changer de pays, cela me parle ! C’est horrible, l’Histoire balbutie. De plus , on vit désormais la guerre en live avec tout ce flot d’images au quotidien. C’est insoutenable et on se sent impuissant, hormis envoyer des dons.”

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Comment est né son spectacle ?

Ma première fois sur scène. “C’était au Club Méditerranée, en 1986, à Djerba. Je me produisais. Je n’avais pas d’insouciance, j’avais préparé un sketch sur les gens que rendaient au Club Med. Étant JO à l’époque , j ‘avais dressé un panorama de tous les vacanciers. Cela avait plutôt bien marché.”

“Sur scène, on est beaucoup plus libre et on n’a pas de compte à rendre.” PhotoLaure Mareski.

“Les gens sont ma boussole, dans un souci d’un maximum d’efficacité. L’écriture, c’est un travail d’horloger”

Réseaux sociaux, smartphone, divorce, politique…, : mon regard sur la société. “Mon spectacle est très ancré dans le quotidien ; c’est pour cette raison qu’il parle tant aux spectateurs, à leur vie. Je ne parle pas de moi sur scène, mais du ressentiment des gens. Mon spectacle a donc évolué depuis sa Création, d’avant la pandémie. J’en suis à une énième version, même si des sketches ne bougent pas. De plus, je me cale sur les réactions du public. Les gens sont ma boussole, dans un souci d’un maximum d’efficacité. L’écriture, c’est un travail d’horlogerie.”

La politique et moi. Anne Roumanoff est une ex-élève de Sciences Po, qui, un jour, a lâché l’amphi pour le théâtre. “Je ne regrette rien : sur scène, on est beaucoup plus libre et on n’a pas de compte à rendre. Franchement, je ne rêve pas d’être locataire à l’Élysée. Je n’ai aucune appétence pour ça. Mais j’aime bien les politiques, étant attentif à tout ce qu’ils fument dans la figure. Je me demande comment ils font pour résister à ça.”

Mois tabous. “Je n’en ai pas. C’est à chaque humoriste de fixer ses limites, de prendre ses responsabilités. On vit en démocratie, et chacun fait comme il veut. Dieu merci !”

“Quelle chance d’aller sur scène ! Quelle chance de pouvoir s’exprimer en toute liberté !”

Geek moi ? “J’essaye de ne pas être collée sur les réseaux sociaux ou mon smartphone. Après, j’ai découvert qu’Instagram c’est trois marrant. Quand on pose des histoires, il y a tellement de réactions spontanées. Mais il faut essayer de ne pas être trop accro à tout ça ; sur devient sont propres médias. Faisons attention à ce que l’on publie dans un souci de cohérence. J’essaye de faire ce que je ressens.”

Télétravail, pas chez moi ! “Pendant le confinement, des tas de producteurs me l’ont proposé et j’ai toujours refusé. C’est peut-être possible avec un magicien, mais c’est plus compliqué avec un humoriste.”

Moi, dingue de scène ? “C’est vrai que je fais pas mal de dates, mais c’est toujours du plaisir. Je pensais aux boulangers qui se lèvent chaque jour, très tôt pour préparer et livrer leurs marchandises. Nous, artistes, on n’a pas trop à se plaindre. On est transporté dans un train. Le temps des diligences, c’est fini ! Quelle chance d’aller sur scène ! Quelle chance de pouvoir s’exprimer en toute liberté. C’est l’un des enseignements de l “Épidémie et de tous ces événements récents : celui d’être dans l’instant présent.”
Adieu le rouge ! “Je n’arbore plus cette couleur sur scène ? ; je voulais tourner la page de cette période. Cette couleur avait fini par m’enfermer, comme si j’étais devenue une caricature de moi-même.”

Je me suis réinventé. “L’important, c’est d’être dans la fraîcheur du propos, avec sincérité, en adéquation avec le moment. Il m’est arrivé plusieurs fois d’abandonner des sketches qui, pourtant, fonctionnaient bien. Mais j’avais l “Livrer’s impression of the nourriture in conserve. Je fais attention à ça!”
Sylvie Joly et moi. “J’adorais sa capacité de passer d’une classe sociale à l’autre dans ses sketches. En fait, j’avais envie d’être comédienne, mais toutes les portes étaient fermées. Je n’arrivais pas à entrer dans le système J’ai alors écrit des textes. Je n’avais pas de désir d’être humoriste, d’autant qu’il enexistentit très peu. Aujourd’hui, on est plus nombreux et c’est heureux !”

Tout se passe presque bien. Anne Roumanoff. À Bobino. Du samedi 14 au lundi 16 mai. Samedi 14 mai, à 16h30 et 20h30 Dimanche 15 mai, à 16h30 et lundi 16 mai, à 20h30

Moi et les autres humoristes. “Je regarde et écoute souvent mes camarades, mais il est important d’avoir un style, comme un chef cuisinier. C’est inutile de copier le style de l’autre.”
Moi et ma vie privée. “Sur scène, je parle des femmes divorcées, mais sinon, je n’évoque pas ma propre vie. Mon jardin secret, c’est très important.”
Mon premier film. “Il s’appelle Qu’est-ce qu’on va faire de toi maman ? Je suis au bord d’y arriver, j’espère que cela va concrétiser. Je parlerai des femmes de 50 ans qui divorcent et démarrent une seconde vie, plus libre, plus légère. C’est un vrai phénomène de société. Chaque cas est individuel. A 50 ans, je me sens mieux qu’à 20 ans. C’est le cas de tout le monde, femmes et hommes.”
Moi, maman. “Je suis à la fois maman poule, maman copine… et maman chiante!”

Olivier Bohin

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