La France peut-elle se passer de gaz russe ? “A terme, oui” selon le saint patron d’Engie

Court, moyen ou long ? Après avoir considéré fin mars que la France aurait dû “à moyen terme ou à long terme” du gaz russe, le président d’Engie a estimé que notre pays serait “probablement capable de réduire de manière très importante” sa dépendance d’ici à “trois ou quatre ans”.

“À terme, oui. La question, c’est à quel terme”, pour déclarer Jean-Pierre Clamadieu ce 7 mai au micro de France Inter. Ils sont acheminement repos en effet sur tout un réseau d’infrastructures (gazoducs, installations de liquéfaction, etc.) complexe à mettre en place.

“Si nous devions faire face à une interruption brutale, c’est un scénario que c’est beaucoup plus difficile, et nécessite des ajustements qui seront probablement eux aussi brutaux”, a ajouté le patron de l’énergie.

La Gazette russe représente 20% des approvisionnements d’Engie

D’autant que le gaz russe représente toujours 20% des approvisionnements d’Engie. Aussi at-il annoncé le 3 mai dernier l’achat de 1,75 million de tonnes pour un gaz naturel liquéfié (GNL), issu d’un procédé de fracture hydraulique interdit en France, à l’américain NextDecade, en provenance du futur terminal texan Rio Grande à partir de 2026 et pendant quinze ans.

« Les tensions actuelles sur les marchés de l’énergie ont renforcé la pertinence de notre stratégie de diversification des sources d’approvisionnement pour répondre à plus de priorité : assurer la sécurité d’appropriation de nos clients », fait également valorisé un porte-parole de la énergie Le Tribun le 4 mai dernier.

Un revirement a déjà eu lieu fin mars, puisqu’Engie avait alors étendu un contrat avec un autre groupe américain, Cheniere Energy, afin de lui acheter plus de GNL que prévu, et ce pour une vingtaine d’années. L’entrepreneuriat tricolore compte donc pas abandonner le précieux hydrocarbure de sitôt, avec ces nouveaux contrats courants jusqu’à 2040 et au-delà.

Le gaz naturel liquéfié s’avère pour le moins polluant

Et pourtant, le GNL, qui doit être liquéfié puis regazéifié, et qui transite par voie maritime, s’avère pour le moins polluant. Dans le détail, il y a plus de 58 grammes de CO2 par kilowattheure (KWh) en Moyenne, contre 23 gCO2/KWh pour le gaz “classique” acheminé via des canalisations. Sans compter que celui produit sur le sol américain passe par une «fracturation hydraulique», c’est-à-dire un forage en profondeur, mobilisant de grandes quantités d’eau et de produits chimiques pour briser les roches.

Une procédure interdite en France après 2011, du fait d’un risque de contamination des nappes phréatiques mais aussi de méthane, ce gaz à effet de serre au potentiel 80 fois plus réchauffant que le CO2 sur une échelle de vingt ans. C’était d’ailleurs ce point précis qui avait concentré les critiques en 2020, et abouti au renoncement du contrat avec NextDecade. Mais la donne a changé, se défend aujourd’hui Engie.

« Prochaine décennie pour réaliser des progrès significatifs dans la réduction des émissions du terminal de Rio Grande à plus de 90 %, constaté grâce à un projet de captage et de stockage du CO2 », assure une porte-parole à Le Tribun. Le gaz en question sera « responsable d’origine (RSG), provenant des principaux producteurs de gaz des bassins Permien [le plus grand champ pétrolier des Etats-Unis, ndlr] et Eagle Ford “, avec un “ contrôlé par un tiers indépendant », pour suit le groupe.

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Un label « transition énergétique durable » avec Bureau Veritas

Parallèlement, l’industrie de l’énergie lançait, le 5 mai, un label « TED » (pour « transition énergétique durable ») a été enregistré ‘donner aux citoyens et aux territoires des gages de rigueur et de transparence” sur le développement des parcs éoliens, afin qu’ils puissent être”approprié”.

Co-organisé par le Bureau Veritas, leader mondial des services d’audit et de certification, qui englobe, à partir du mois de juin, les activités solaires et environnementales d’Engie en France, avant d’être étendu à la méthanisation durant 2022, assure le groupe. Des audits de suivi par Bureau Veritas seront ensuite effectués avant 2023 et 2024.

“Il s’agit de constructore les projets avec les collectivités d’implantation, le tout à l’appui de la confiance et des engagements systémiques dans la durée. Sur ce socle, nous allons constructeur des projets sur-mesure. En ajustant l’emplacement et la hauteur exacte des éoliennes dans un territoire donné, par exemple”, a précisé sa directrice générale, Catherine MacGregor.

Concrètement, l’étiquette comporte neuf engagements”qui est responsable des exigences réglementaires et ce qu’Engie s’engage à déployer systématiquement”, fait valor l’entreprise. Afin de renforcer l’implication des parties prenantes, il s’agit de s’agira par exemple de capacité, pour chaque projet, un “dispositif sur mesure et évolutif d’interactions”ou encore de “fournir à la commune d’implantation une évaluation des impacts positifs”.

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