La Mairie Paris Lance La Chase Aux Tagueurs

Quelle différence y at-il entre un bon et un mauvais tageur ? Pour la mairie de Paris, il n’y en a pas vraiment. Préoccupée par la recrudescence des tags et autres graffitis un peu partout dans la capitale, la municipalité a présenté ce mardi, sont plan pour endiguer le phénomène.

Five cents tags supprimés chaque jour, soit 650 m² nettoyés, 4 000 interventions par semaine… Des chiffres qui pourraient donner le tournis. « Nous voulons lutter contre ce fléau urbain », explique Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo, pour lancer la conférence. Photos à l’appui, le premier adjoint a d’abord tenu à différencier les tags et l’art urbain : « Les street artists font de belles choses et savent choisir des emplacements discrets, adaptés […] et sont capables de faire quelques clins d’œil artistiques. » Les tagueurs eux, multiplient les signes un peu partout, selon la mairie. “Les Parisiens ont sauvé très bien faire la différence”, a estimé Emmanuel Grégoire.

« Mettre un coup d’arrêt » au phénomène

Sur le site Dans ma rue (DMR), les signalisations de balises n’ont cessé d’augmenter tout au long de l’année, entraînant des besoins plus importants pour les nettoyer. Aussi, la Mairie de Paris augmente ses capacités pour répondre à la demande. Le budget attribué aux nettoyages passera également de 5,8 millions d’euros en 2021 à 8 millions d’euros en 2022. Soixante-dix agents sont déployés automatiquement, utilisent le délai d’enlèvement de 11 à 6 jours. Un impératif pour la mairie comme l’explique Nicolas Nordman, adjoint au Maire de Paris chargé de la sécurité et de la police municipale : « La dégradation visuelle de la ville participe au sentiment d’insécurité. »

Plus le nettoyage n’est pas le seul pan du plan anti-tag. La municipalité veut aussi agir de manière préventive. « Nous voulons vraiment mettre un coup d’arrêt à ces habitudes très narcissiques que constituant à signer tous les quatre mètres », explique Emmanuel Grégoire, qui regrette que ces réseaux sociaux entrent « dans une forme de concurrence ». Et pour cela, il faut taper fort. Aussi, la municipalité applique à la fois sur les signalements effectués par les habitants sur DMR et sur les photos prises par la police municipale pour constituer des fichiers que permettent à la police de rechercher et d’identifier les auteurs de tags.

Des peignes dissuasifs

Selon Emmanuel Grégoire, ils seraient quarante, peut-être cinquante, responsable d’une grande fête des tags dans la capitale. Les dossiers constituent l’autorisation de monter les dossiers transmis au procureur de la Ville de Paris et utilisés contre leurs auteurs en cas de flagrant délit ou d’identification a posteriori. Par exemple, l’équipe municipale a présenté trois signatures « Houtre », « TFR » et « Sery » qui provenaient de deux tagueurs, responsables de la vente de 550 tags dans le 5e arrondissement, pour un coût total de nettoyage de 55 000 euros. Leurs dossiers sont maintenant dans les mains du parquet, à que la mairie de Paris exige que « des poursuites soient engagées ».

Les élus espèrent des exemplaires combs, pour ces premiers dossiers comme pour les autres, dans le but de dissuader tous ceux que la bombe de peinture démangerait. Aussi, la bonne de Paris va distribuer les modalités d’emploi à 15 000 syndics de copropriété de la capitale pour les inciter à porter un uni lors du constat de graffiti, car la bonne n’a pas besoin de le faire pour eux, et leur rappelle qu’ un service de la ville gratuit existe pour demander un nettoyage.

Dans la même veine, le premier adjoint à suré que la mairie allait bientôt se pencher sur un problème similaire : « Après les tagueurs, nous allons nous occuper des autocollants. » Ces autocollants que beaucoup collent désormais un peu partout comme une firme. Leur enlèvement, « qui prend au moins vingt minutes de grattage », abîme, comme les tags, très souvent la surface sur laquelle ils sont collés.

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