Grand Prix de Miami – Max Verstappen (Red Bull) : “Un sacré retour !”

La menace de Max Verstappen est précisée par Ferrari dans ce parfaitement conscient. Contraint deux fois à l’abandon en cinq épreuves cette saison, le Néerlandais a vu les trois autres lignes d’arrivées en vainqueur. On pourrait même ajouter quatre en comptant son succès en course “sprint” à Imola. Le champion du monde en titre ne laisse plus passer grand-chose. Il est d’ailleurs reparti, pour la deuxième fois de suite avec le point bonus du meilleur tour en poche, dimanche à Miami. Il n’a signé qu’une pole position et il s’en accommode très bien à l’ère du DRS devenu tout puissant sur l’autel du spectacle, et cette nouvelle réglementation technique aussi louable dans ses intentions qu’incapable de vivre sans architecte.

Grand Prix de Miami

“Lewis pourrait bientôt tous nous faire taire”

IL DÉJÀ 4 HEURES

On peut dire que “Super Max” à lui sens des priorités car les meilleurs temps en qualification ne rapportent aucun point. Sa Red Bull est un monstre d’efficacité en ligne droite – 8 km/h de plus que la Ferrari ce week-end – et sans pareille mesure pour générer de la traction dans les virages lents et rendre ainsi avantage sur les parties d’élastique avec ses adversaires.

Verstappen est aussi un phénomène d’opportunisme. Quand il est battu, il ne l’est pas complètement. Troisième en qualification derrière les Ferrari que devaient lui faire barrage, il a récupéré une position sur la partie la plus adhérente de la piste au départ en Floride, et la candeur de Carlos Sainz (Ferrari) au premier freinage a fait le reste. Sans mettre en danger, il a réussi à glisser à l’extérieur dans le virage n°2, devant la F1 75 n°55, et il a filé vers son objectif ultime : la “rossa” n°16.

Sauvé comme à Djeddah

Irrésistiblement, la fondue sur le Monégasque et l’a déposée au DRS au 9e des 57 tours. J’ai décidé d’apprendre ces distances, et j’ai su que lors d’une tournée pour trier, ils étaient le rival de la zone DRS, et j’ai appris à quel point elle était grande. Il aissé le pilote de Maranello s’arrête au stand en premier, au 25e tour. Sans se précipiter dans la pit lane puisqu’il a pris des gommes “dur” deux tours plus tard, lors d’une intervention rondement envisagée, qu’a encore plus en exergue la supériorité opérationnelle du pit crew de Milton Keynes. L’affaire a été pliée en 2″4 contre 3″2 pour son challenger rouge.

La suite a été sereine pour l’as oranje, à la dimension du champion qu’il est devenu. Il a parfaitement géré le redémarrage post-crash Norris – Gasly du 47e tour, et al parfaitement mis en œuvre au freinage du n°17, trois tours plus tard, lorsque le Monégasque s’est décalé pour tenter de plonger à la corde. Il n’était pas au mieux à cet instant avec ses pneus “dur” et il a peut-être été sauvé comme à Djeddah par l’impossibilité de Leclerc d’activer son DRS.

Max Verstappen n’est pas malheureux avec les circonstances de course ces derniers temps mais ce serait lourdement tromper de considérer que sa 23e victoire en Formule 1 – autant que le triple champion du monde Nelson Piquet – est dû aux aléas et à la suprématie technique de Redbull. Le faut se souvient qu’il était sorti depité de sa journée de vendredi, victime d’ennuis techniques à répétition, avec un total de 15 tours bouclés, dont seul lors de la séance d’essais libre 2, celle qui sert à simuler des relais bien sûr. En retard dans ses réglages et dans sa connaissance de la piste, il ne pouvait pas s’en sortir en qualification, et ça s’est vu.

“Ça m’a rappelé Abou Dabi”

“C’est un sacré comeback ! Je crois que je n’ai même pas fait d’essai de départ, je ne savais donc pas à quoi m’attendrea expliqué Verstappen, qui compte désormais 19 points de retard sur Leclerc en tant que champion. “J’ai vu l’opportunité à l’extérieur et ça a fonctionnéat-il précisé sur Viaplay. Cette victoire est évidemment très plaisante. Après 15 tours, on a commencé à compter les tours : c’était très dur physiquement – je pensais avoir perdu environ trois kilos – mais super sympathique. La voiture de sécurité n’a surement pas aidé à la fin, sin nous supposera pouvoir finir en contrôle. Bien sûr, cela a rendu la course plus excitant pour tout le monde.”

Si ce contre-temps lui a coûté ses sept secondes d’avance, il ne s’en est pas plaint. Cette fois à son désavantage, la voiture de sécurité n’a pas toujours été ingrate avec lui. “Ça m’a rappelé Abou Dabi”at-il ajouté, en riant, en référence aux risques payants qu’il avait pris pour battre Lewis Hamilton.

En retour, tout n’a pas été parfait de l’autre côté du garage, car Sergio Pérez avait largement de quoi compléter ce succès, et au moins monter sur le podium. Mais voilà, un problème de puissance lui a fait perdre le contacta avec Carlos Sainz (Ferrari) au 20e tour à cause d’un défaillant capteur.

30 chevaux de moins pour Perez

Comme c’est devenu une mauvaise habitude, la progression de Red Bull Racing vers ce ralentissement dû à des incidents techniques et Max Verstappen dans le passé se cachent à ce sujet. “Nous devons maîtriser ça afin d’avoir des week-ends sans problème, je comprends ça et s’assurer que ça ne reproduise pas”at-il rappelé.

Christian Horner a même estimé qu’ils avaient perdu un doublé facile à cause de ça. “La fiabilité sera un soucidevant le directeur de Red Bull Racing sur Sky Sports. Les gars ont tout fait pour résoudre les problèmes mais ça a coûté 30 chevaux à Czech. Il perdait une demi-seconde, il aurait pu finir deuxième.”

Au Mondial constructeurs, Red Bull Racing décroche six points de Ferrari (151 contre 157) et la prochaine épreuve, en Espagne, pourrait marquer le prix de pouvoir des Bleu marine au classement des deux championnats.

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