Paris : la décrue vers les 6 000 est amorcée, W-Street chute – 05/09/2022 à 19:07

(CercleFinance.com) – La Bourse de Paris est sur un 4ème jour ouvré consécutif, réalisant un rendement de 2,75%, à 6 086 points, c’est donc plus bas du jour.

Le rouge vient aussi de mise sur l’E-Stoxx50 (-2,8), voire de Londres (-2,3%) et de Francfort (-2,15%).

La même tendance outre-Atlantique à la mi-séance et 3ème séance de lourd a répondu à Wall Street alors que le Dow Jones a chuté de 1,6, suivi par le S&P500 (-2,6%) et le Nasdaq (-3,5% à 11 725).

L’indice des technos est basé sur l’ex-support de septembre 12 050 et octobre 2020 et se rapproche du ‘gap’ de 11 200 du 3/11/2020

La chute des marchés obligataires se poursuit également, alimentée par la durée des politiques monétaires des grandes banques centrales.

Le retour des obligations du trésor américain depuis 10 ans, ne s’envole pas pour favoriser la correction boursière après le début de l’anniversaire, un grimpé jusqu’à 3,20 % ce matin (avance de se tasser un peu vers 3,10 % avec des arbitrages dans le cadre d’une aversion au risque de plus en plus marqué), un plus pic de 10 ans.

La hausse des taux relance longtemps les craintes avec un renchérissement du coût du financement des entreprises, et donc sur un ralentissement de la croissance économique.

“Ces craintes sur la croissance ont fragilisé un sentiment de marché déjà fébrile, notamment après que Xi Jinping a réaffirmé son engagement vis-à-vis de sa politique de zéro Covid en Chine”, explique-t-on chez Liberum.

Du côté des entreprises, la saison des résultats touche à sa fin, puisque 90 % des sociétés américaines cotées et 75 % des sociétés européennes ont désormais publié leurs chiffres trimestriels.

Coté statistiques, les stocks grossistes ont diminué de 2,3 % en mars en rythme séquentiel aux États-Unis, selon le Département du commerce, après une hausse de 2,8 % le mois précédent (chiffre révisé d’une estimation initiale qui stat de +2,5 %).

Les ventes de gros sont pour leur part de 1,7 % au mois de mars. Au rythme réel des ventes, il faut 1,22 mois aux grossistes américains pour écouler leurs stocks, un ratio en légère baisse par rapport à 1,23 en mars.

Les investisseurs ont bien sûr été attentifs à la publication de l’indice ZEW du climat économique en Allemagne, ainsi qu’à l’indice des prix à la consommation (IPC) en Allemagne prévu mercredi.

La fin de semaine devrait, de son côté, réserver quelques précieuses indications concernant l’évolution de l’inflation des deux côtés de l’Atlantique.

L’intervention, clémente, de la présidente de la BCE Christine Lagarde à l’occasion d’une conférence organisée à Ljubljana devrait permettre d’en savoir plus sur l’éventualité d’une première hausse de taux en juillet de la part de la banque centrale européenne .

Ce matin, les investisseurs ont pris connaissance des chiffres de la balance commerciale de la France. Celle-ci a fait état d’un déficit de 12,4 milliards d’euros de crédits au mois de mars, contre un déficit de 10,4 milliards d’euros de crédits le mois dernier, après les dons CVS-CJO de l’administration des douanes.

Cette nouvelle aggravation d’un mois sur l’autre traduit une stagnation (-0,1%) des exportations françaises, à plus 45,7 milliards d’euros, alors même que les importations sont majorées de 3,5% vers 58,1 milliards.

« En cumulant sur douze mois glissants, le solde extérieur de biens s’établit au niveau record de -100 milliards d’euros. Ceci est imputable pour moitié à la hausse des prix de l’énergie, dont le solde se dégrade à nouveau », souligne l’administration.

A Paris, le titre de Total Energies (-4,8%) est dû à la baisse du pétrole de 5,7% sous des valeurs de 107$ dont les doutes concernant la croissance se sont renforcés.

Dans l’actualité des sociétés françaises, Delfingen Industry publie le titre des trois premiers mois de 2022, une affaire de 102,2 millions d’euros, une croissance de 1,9% (+0,6% en organique), la progression de 3,5% du marché mobile ayant compensé une contraction de 6,6% du marché industriel.

Enfin, Air Liquide a annoncé lundi qu’il allait s’associer au groupe industriel belge Lhoist en vue de lancer un projet inédit de décarbonation de la production de chaux dans le nord de la France.

.

Leave a Comment