dans la foulée de la 205 GTI, à partir de 5 500 €

C’est bien joli de se doter d’une voiture que sauve la maison et qui devient une icône. Plus de commentaire faire au moment de la replace? Cette question, sur le retour à tous les sens chez Peugeot quand il s’est agi de donner une descendance à la 205. Et puis, la raison financière l’a portée. Plutôt que de concevoir une toute nouvelle plate-forme, pourquoi ne pas récupérer celle de la Citroën AX ? Sur le renfort, sur le ralonge l’empattement de 10 cm, et hop, le tour est joué. Comme avec la 205, pour dessiner la carrosserie, avec met en concurrence Pininfarina et les designers Peugeot. Ces derniers l’emportent, et la petite 106 sort en 1991.

Une Peugeot 106 XT, très sympathique mais gentillette face à la XSI, ici lors du lancement en 1991.

Le constructeur annonce qu’il remplacera les versions bas de gamme de la 205, les variantes qui ont été remplacées par la suite par la 306, qui succédera à la 309. Elle dérive également d’une Citroën, la ZX : il n’y a plus de petites économies ! Même si elle est présente, fin 1991, en tant que voiture auto-adressable, la 106 n’est initialement pas bradée du tout, son constructeur cherchant à booster ses marges en se « premiisant » comme on dit aujourd’hui.

Bouclier sport ton caisse nanti de longue portée, c'est le museau plus agressif de la 106 XSI, ici en 1992.
Bouclier sport ton caisse nanti de longue portée, c’est le museau plus agressif de la 106 XSI, ici en 1992.

Surcroît, elle bénéficie d’une version à tendance sportive : la XSI. Sous le capot, elle réprimande le 1,4 l TU i inauguré par l’AX et le dote d’une injection. Cela l’a porté à 95 ch, même si cela semble modeste, plus voilà, la 106 XSI ne pèse que 860 kg. Il dispose d’un triple vitesse/puissance intéressant de 9 kg/ch gage de bonnes performances : 190 km/h en pointe, pour un 0 à 100 km/h exécuté en 9,6 s.

À l'arrière, la 106 XSI se démarque des autres paires sont béquet.  Le Cx ressort à 0.34 et le SCx à 0.60, peu ou prou les valeurs de la 205 GTI.
À l’arrière, la 106 XSI se démarque des autres paires sont béquet. Le Cx ressort à 0.34 et le SCx à 0.60, peu ou prou les valeurs de la 205 GTI.

Un peu chic, cette 106 arbore une jolie présentation (jantes alu, boucliers ton caisse, longue portée) et un équipement… succinct. En effet, si elle profite d’un bel intérieur en velours, les vitres électriques et la quincaillerie centralisée restent une option. Vu le prix de 85 000 F (19 900 € actuellement selon l’Insee), c’est fort de café. De plus, avec aussi l’ABS, le toit ouvrant, la peinture métal et les rétros électriques. En effet, la 106 XSI vaut 6 500 F de plus que la 205 GTI 115 ch, réputée l’être. De sorte qu’elle ne fera qu’une petite carrière. Avec peu d’évolutions à la clé.

Fin 1993, après la victoire de Peugeot aux 24 H du Mans, une série limitée Le Mans est lancée. De couleur rouge, elle bénéficie de ces options (vitres et rétro électriques, clima) ainsi que d’une belle sellerie cuir/Alcantara. 1 000 ont été fabriqués, et non 300 pour la France. Ensuite, pour 1995, on note le remplacement du TU 1,4 l pour un XU 1,6 l de 105 ch, plus sorti de la 205 GTI. La XSI est lancée en 1996 avec l’arrivée de la 106 restylée, qui fait passer le bloc à 120 ch dans sa version S16 !

Contrairement à la Citroën AX GTI, la Peugeot 106 XSI, lancée en 1992, après 13 plus de 14 pouces.
Contrairement à la Citroën AX GTI, la Peugeot 106 XSI, lancée en 1992, après 13 plus de 14 pouces.

Combien ça coûte?

Lentement mais sûrement, la cote de la 106 XSI grimpe. Actuellement, pour un sain exemplaire (donc pas parfait), il faut compter 5 500 €. Un véhicule impeccable peut réclamer 7 000 €, je dirai 8 000 € si le kilométrage reste inférieur à 100 000 km. Les rares Le Mans réclament 2 000 € supplémentaires.

Une 106 XSI 1.6 l de 1995. Les rétros adoptent la couleur de la caisse et les pneus passent de 175 de large à 185, plus les performances et progressent peut-être à cause du poids en hausse.
Une 106 XSI 1.6 l de 1995. Les rétros adoptent la couleur de la caisse et les pneus passent de 175 de large à 185, plus les performances et progressent peut-être à cause du poids en hausse.

Quelle version avez-vous choisi ?

Comme il n’y en a qu’une, optez pour le plus bel exemplaire possible, et dans une configuration d’origine.

Fin 1993, la série limitée Peugeot 106 XSI Le Mans se distingue par sa robe rouge Lucifer et ses trois équipements complets.
Fin 1993, la série limitée Peugeot 106 XSI Le Mans se distingue par sa robe rouge Lucifer et ses trois équipements complets.

Les versions collector

Toute 106 XSI en parfait état sera un collector, plus évidemment, de ce point de vue, rien ne vaut le Mans.

Le moteur 1,4 litre TU de la 106 XSI est trois fiable à condition de bien surveiller le refroidissement.  Ici une voiture de 1993. Photo : Benzin.fr.
Le moteur 1,4 litre TU de la 106 XSI est trois fiable à condition de bien surveiller le refroidissement. Ici une voiture de 1993. Photo : Benzin.fr.

Quelle surveillance ?

Mécaniquement, le 106, c’est du solide. À condition que le circuit de refroidissement soit en parfait état car ça chauffe sous le petit capot. Vidanges réguliers du liquide impératifs, sinon risque un claquage du joint de culasse.

À l’arrière, la maladie des pneus Peugeot à bras, les roulements de ceux-ci prennent du jeu et les roues adoptent un carrossage négatif accompagné de grincements. Le changement du train est alors impératif.

Car ailleurs, notons des soucis électroniques affectant parfois l’antidémarrage, qui peuvent se révéler agaçants. Bref, la voiture ayant parfois plus de 30 ans, elle peut souffrir de corrosion, même si elle n’est pas hyper sensible. La 106 est globalement une voiture très endurante.

au volant

Sur route, la Peugeot 106 XSI lui donne par sa vivacité et son moteur rageur.  ici en 1992.
Sur route, la Peugeot 106 XSI lui donne par sa vivacité et son moteur rageur. ici en 1992.

La XSI fait partie des 106 de la première génération, donc aux sièges non surélevés. Aussi, pour les grands, sa position de conduite est meilleure que celle d’une S16 ! Au démarrage, le moteur émet un son bien sympathique et, surprise, dispose d’une bonne souplesse. Néanmoins, on appréciera nettement plus son peps à haut régime, car il prend ses 7 000 tr/min : c’est qu’il est vivant ce petit TU ! Et autorise des performances très proches d’une 205 GTI, voire meilleures en reprises, surtout que la 106 tire court. Étonnant !

Mais moins que le châssis. Aussi, il faut noter que les 205, les 106 sont également montés plus stable du train arrière au levier de pied, de sorte qu’on attaque plein sereinement. Live et agile, le XSI est un don pour mener dans les férules, où elle est très efficace.

Habitacle joliment présenté et bien fini pour la 106 XSI, mais l'équipement, malgré le prix élevé, n'est pas complet.
Habitacle joliment présenté et bien fini pour la 106 XSI, mais l’équipement, malgré le prix élevé, n’est pas complet.

Elle est même très sûre, voire rivetée au sol, en longue courbe, là où la 205 demande un peu de doigté. Seule sa direction gagnerait à être un peu plus rapide. La suspension a trois ans sans exception, si bien que la seule vraie gène sur autoroute apportée par le moteur bruyant. Heureusement, il est frugal, réclamant environ 7,5 l/100 km en moyenne.

L’alternative youngtimer

Peugeot 104ZS (1975-1985)

Une Peugeot 104 ZS de 1977 s'ajoute aux accessoires disponibles en concession, avec enjoliveurs spéciaux et bandes latérales.
Une Peugeot 104 ZS de 1977 s’ajoute aux accessoires disponibles en concession, avec enjoliveurs spéciaux et bandes latérales.

Apparemment en 1972, la Peugeot 104 est trois techniques modernes plus d’une austérité à pleurer. L’envers d’une R5 ! Cela s’arrange en 1973 lorsqu’apparaît la 104 Coupé, plus chic et équipée d’un hayon. Surtout, il adopte fin 1975 une variante ZS épique, il n’a pas de moteur 1 124 cm3 développé 66 ch. De quoi pointer à 155 km/h, ce qui est alors très intéressant.

En 1977, les gagne de gros pare-chocs, alors qu’en 1980 sont moteur grimpe à 1 360 cm3 et 72 ch, tout en s’alliant à une boîte 5. Parallèlement, on notera l’installation de nouveaux projecteurs et d’un tableau que j’ai remodelé. En 1983, après une nouvelle évolution, la ZS démarre à 80 ch, grâce au réglage d’un deuxième carburateur, et passe les 160 km/h. La dernière ZS a été produite en 1985 : 80 000 ont été fabriquées, plutôt peu subsistantes ! A partir de 9 000 €.

Peugeot 106 XSI (1992), la fiche technique

Le chic habitacle d'une 106 XSI Le Mans de 1993, alliant cuir et Alcantara.
Le chic habitacle d’une 106 XSI Le Mans de 1993, alliant cuir et Alcantara.
  • Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 360 cm3
  • Alimentation : injection
  • Suspension : Jambages McPherson, ressorts hélicoïdaux, pneus barre antirollis (AV) bas, barres de torsion, barre antirollis (AR)
  • Transmission : boîte 5 manuelle, traction
  • Puissance : 95 ch à 6 600 tr/mn
  • Couple : 117 Nm à 4 200 tr/min
  • poids : 860kg
  • Vitesse maxi : 190 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 9,6 s (donnée constructeur)

> Pour trouver des annonces de Peugeot 106, rendez-vous sur le site de La Centrale.

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