les 5 meilleures expositions photo à découvrir en mai

Photojournalisme, guerre des images, photographies documentaires… La rédaction de Connaissance des Arts a sélectionné pour vous 5 expositions photo incontournables à découvrir en mai, de Paris à Amsterdam.

La photo révèle tous ses talents en 2022. Armés de leur reflex parfois, les photographes met en guerre… artistique. Comme en témoigne la superbe exposition du musée de la Libération de Paris consacrée aux femmes photographes de guerre, ou bien celle de la Fondation Henri Cartier-Bresson, qu’exposent les vestiges des conflits armés au Moyen-Orient. Sinon, laissez-vous porter par le noir et blanc raffiné de Yuki Onodera et Li Lang au Centre de la photographie de Mougins (Alpes-Maritimes). Enfin, si le photojournalisme vous intéresse, découvrez au Rijksmuseum d’Amsterdam les œuvres de Vincent Mentzel, qui excelle dans l’art de capter les émotions. Connaissance des Arts sélectionne pour vous 5 expositions de photo à découvrir ce mois-ci.


1. L’oeil et le hasard

Yuki Onodera est japonaise, née en 1962 et a voyagé à Paris. Li Lang est chinois, né en 1969, et travaille à l’étranger dans la ville de Chengdu. Leurs œuvres ont en commun une approche raffinée du noir et blanc, une certaine évanescence et un talent pour montrer des compositions parfaitement choisies au hasard (apparentes en tous cas) de prises de vues rapides. Deux séries récentes des artistes répondent dans cette troisième exposition du Centre photographique de Mougins.

« La voyance du hasard, Li lang + Yuki Onodera »
Centre de la photographie de Mougins
43 Rue de l’Eglise, 06250 Mougins
centrephotographiemougins.com
Jusqu’au 22 mai

Li Lang, Une longue journée d’une certaine année (A0317)2018, installation de 958 photographies, projection vidéo, détail ©Li Lang

2. Vincent Mentzel, l’histoire au quotidien

Vincent Mentzel (né en 1945) est un célèbre photojournaliste hollandais. Pour ses rapports internationaux, notamment en Chine, mais surtout pour avoir, depuis un demi-siècle, illustré l’histoire de son pays. En effet, Vincent Mentzel a photographié les acteurs et événements politiques du Pays-Bas, au jour le jour, notamment pour le néerlandais « NRC Handelsblad ». L’exposition montre l’évolution de son style, de l’illustration simple à la dramatisation de l’image.

« Vincent Mentzel : le pouvoir de l’image »
Rijksmuseum
Museumstraat 1, 1071 XX Amsterdam, Pays-Bas

www.rijksmuuseum.nl
Jusqu’au 6 juin

Vincent Mentzel, Bannière avec le signe de la paix lors des manifestations étudiantes sur la place Tiananmen à Pékin, vers 1989

Vincent Mentzel, Bannière avec le signe de la paix lors des manifestations étudiantes sur la place Tiananmen à Pékin, vers 1989

3. Mathieu Pernot, sur les ruines de l’histoire

Lauréat du Prix HCB 2019 pour l’aide à la création, Mathieu Pernot a dévoilé le résultat de sa bourse avec des photographies personnelles et documentaires sur le Moyen Orient. L’exposition retrace un voyage photographique entre le Liban, la Syrie et l’Irak. Pernot a pris comme point de départ l’album de son grand-père réalisé en 1926 à Tripoli (Liban) et posé son regard sur les désastres de l’histoire, entre guerres et catastrophes, qu’assaillant ces pays depuis de cénnies.

« Mathieu Pernot. La ruine de sa demeure »
Fondation Henri Cartier-Bresson
79 Rue des Archives, 75003 Paris
henricartierbresson.org
Jusqu’au 19 juin

Mathieu Pernot, Beyrouth, 2020, photographie ©Mathieu Pernot

Mathieu Pernot, Beyrouth2020, photographie ©Mathieu Pernot

4. Deux fois Raymond Depardon

A l’approche du 60e anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie, la bibliothèque de l’Ima a offert un témoignage unique sur l’Algérie en 1961 puis en 2019, à travers les regards de Depardon et de l’écrivain algérien Kamel Daoud . Le Pavillon Populaire de Montpellier, quant à lui, présente des images du grand photographe qui prolongent un cycle sur l’environnement.

« Raymond Depardon / Kamel Daoud. Ils sont œil dans la main. Algérie 1961-2019»
Bibliothèque de l’Institut du monde arabe
1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris
imarabe.org
Jusqu’au 17 juillet

Raymond Depardon, Alger, 2019, photographie ©Raymond Depardon / Magnum Photo

Raymond Depardon, Alger2019, photographie ©Raymond Depardon / Magnum Photo

5. Photographe de guerre

La photographie de guerre fait l’objet de deux expositions ce printemps à Paris. Le musée de l’Armée plane sur les liens complexes entre le médium et la guerre à travers plus de trois centimes de photographies. Le parcours a débuté en 1849 avec le Siège de Rome jusqu’à l’actuelle guerre en Syrie, en passant par la guerre de Sécession, la guerre de 1870, les deux guerres mondiales, la guerre du Vietnam, la Guerre Froide ou les guerres de décolonisation Paysages en ruines, scènes de combat, portraits de soldats ou de civils, ces images de la guerre qui imprègnent notre mémoire collective ont été prix par des amateurs et des professionnels parmi ceux qui dénomment de grands noms de la photographie tels Robert Capa, Yan Morvan, Michel Slomka, Lee Miller ou Gerda Taro. Deux femmes que l’on retrouve dans l’exposition au musée de la Libération que met en lumière les regards de huit femmes photographes ayant couvert pas moins de soixante-quinze ans de conflits internationaux, entre 1936 et 2011. On retrouve ou découvre ainsi les saisissants clichés de Catherine Leroy, Christine Spengler, Françoise Demulder, Susan Meiselas, Carolyn Cole et Anja Niedringhaus.

« Photographies de guerre »
Musée de l’Armée
129 Rue de Grenelle, 75007 Paris
musee-armee.fr
Jusqu’au 24 juillet

« Femmes photographes de guerre »
Musée de la Libération de Paris, du Général-Leclerc, Jean Moulin
4 Av. du Colonel Henri Rol-Tanguy, 75014 Paris
museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr
Jusqu’au 31 décembre

Susan Meiselas, Sandinistes devant le quartier général de la Garde nationale à Estelí.  Nicaragua, juillet 1979 © Susan Meiselas / Magnum Photos

Susan Meiselas, Sandinistes devant le quartier général de la Garde nationale à Estelí. Nicaraguajuillet 1979 © Susan Meiselas / Magnum Photos

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