Mercato – Manchester City – Haaland – Guardiola, l’improbable mariage entre le 9 et celui qui ne voulait plus

Si tu joues au Brésil comme Guardiola a joué aujourd’hui, ça finit en enquête policière« Le 18 décembre 2011 à Yokohama, le monde a pris une leçon de ‘guardiolisme’. En finale de la Coupe du monde des clubs, l’entraîneur de Santos, soufflé 4-0, n’en revent pas.Ils ont joué en 3-7-0, une formation inconcevable au Brésil», confirme Muricy Ramalho. « Pep » est alors au sommet de sa gloire : ce sont le Barça tout écrasé sur l’année civile. Il la finale donc dans une expérimentation qui fera des petits : Carles Puyol, Gerard Piqué et Eric Abidal derrière ; Sergio Busquets, Xavi, Andrés Iniesta, Cesc Fabregas, Thiago Alcantara, Dani Alves et Lionel Messi.

Pas d’attaquant plus une maîtrise insolente pour une corrida efficace comme du papier à musique. Le mais : “Essayer de contrôler le milieu et d’exploiter l’espace“, explique le patron qui a prononcé alors sont des mantras en conférence de presse après le sacre. Once ans sont passés, le ‘guardiolisme’ a essayé dans l’Europe entière, le faux-neuf n’est plus un gros mot mais une alternative appropriée et son fondateur a poursuivi son œuvre. En 2016, Chelsea et City, réalisé par Guardiola, s’affrontent sans avant-centre sur le terrain. L’an passé, pour la première finale de la Ligue des champions de City, toujours face aux Blues, le technicien catalan innove encore.

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Six faux-neuf par ville

Alors que Gabriel Jesus et Sergio Aguero, les avant-centres Cityzens, ont passé une bonne partie de la saison sur le banc, Guardiola align ce jour-là non pas un, mais deux faux-neuf. La défaite ne le fera pas devier. Il suffit d’observer la construction de l’effectif de City aujourd’hui. Le départ de Sergio Agüero l’été dernier n’a pas été comblé et Manchester n’a plus qu’un attaquant axial, Gabriel Jesus qui n’est, en plus, pas vraiment l’archétype de l’attaquant de surface. Le Brésilien n’a démarré que trois matches de Ligue des champions cette année : Guardiola, qui toujours j’admirais les milieux et parfois maltraités ses pointes (Zlatan Ibrahimovic, Samuel Eto’o), n’a donc rien changé. City possède une demi-douzaine de joueurs capables de jouer faux-neuf (De Bruyne, Bernardo Silva, Mahrez, Sterling, Mahrez, Gündogan). Jouer sans avant-centre n’est plus un plan B mais l’option prioritaire.

Commentaire Guardiola a perdu la bataille de l’entraînement

Pourtant, lundi 9 mai, la presse britannique est unanime : Erling Haaland va s’engager avec Manchester City. Il aurait dépassé sa visite médicale et tous les doutes sont élevés. Guardiola va récolter les meilleures avances du monde, il offrira le plus gros salaire de l’histoire de la Premier League (30,4 millions d’euros par an) et se constituera le plus gros soutien de sa génération (21 ans) oui à l’exception de l’OVNI Kylian Mbappé. Qu’est-ce qu’il est passé ? Le club at-il décidé de passer outre les recommandations de son entraîneur ? Guardiola veut-il changer d’ADN ? Ou l’a-t-on contrainte à le faire ?

Guardiola ne cherche pas un neuf mais finisseur

L’arrivée d’Haaland répond à un besoin : concrétiser les trop nombreuses occasions ratées de Manchester City. Plus qu’un avant-centre, Guardiola cherche un finisseur. Et il faut se souvenir que, sans l’intransigeance de Tottenham l’été dernier, Harry Kane aurait dû rejoindre City. Voilà plusieurs mois que le cerveau des Cityzens pour remarquer que je suis incapable de terminer mon travail dans les moments les plus importants de la saison. Il manque à cette équipe un tueur au sang-froid. C’est aussi qu’on analyse les échecs récurrents en Ligue des champions et qu’il suffit de voir le nom des occasions notées par City pour la demi-finale aller face au Real Madrid (en dépit des quatre buts marqués) pour vérifier le mauvais qui ronge les champions d’angleterre.

Pourquoi le Bayern ne regrettera pas Haaland

Pour mettre fin à 11 ans d’insuccès en C1, le Catalan veut augmenter son taux de conversion d’occasions franches et il sait que son équipe peut donner son nouvel avant-centre de munitions. Qui aujourd’hui est mieux placé qu’Erling Haaland pour cette mission ? Celui qui pesait 23 buts en 19 matches de Ligue des champions, 61 victoires en 66 sorties en Bundesliga. Le Norvégien est une machine à marquer. L’arrivée d’un buteur de cette dimension, et l’investissement consenti par City, contradre Guardiola remonte à ses grands principes de jeu. En est-il capable ? Comment Haaland va-t-il s’adapter à son nouveau coach et comment le ‘guardiolisme’ va-t-il s’adapter à Haaland ? Onze ans après avoir réinventé le foot sans avant-centre, voilà Guardiola contraint de réinventer son football avec le grand avant-centre de demain.

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