Crash du vol Yemenia Airways : la responsabilité des pilotes évoquée à Paris

Depuis la découverte de l’avion de la Yemenia Airways repêché en mer, dans un hangar à Moroni, le 16 septembre 2009 aux Comores. (©AFP/Archives/YUSUF IBRAHIM)

dés conditions d’approche “dégradées” et des manœuvres de pilotage «manifestement» fatales : le tribunal est penché sur les instants qu’ont le préservatif Crash d’avion de la Compagnie aérienne yéménite au large des Comores en 2009, vous avez 152 personneslundi au premier jour du procès à Paris.

Une centaine de proches des victimes sont massés dans la salle du tribunal judiciaire où est jugé jusqu’au 2 juin la compagnie aérienne yéménite pour homicides et blessures involontaires.

Bakari Bay, seul rescapé du crash, présent dans la foulée

Baie de Bakari déjà également pris place, au premier rang : sauvetage unique alors âgée de 12 ans, elle a survécu en restant pendentif agrippée en mer once heures à un débris, avant d’être secourue par des pêcheurs. Vêtue lundi d’un chemisier blanc et d’une veste noire, elle a refusé de s’exprimer devant la presse. Elle doit temoigner le 23 mai.

Les banques du futur sont combien sont encore en vie : aucun représentant de Yemenia Airways n’est présent à l’audience, à cause de la guerre qui déchire le pays, selon la défense. »C’est très regrettable. S’ils ne se présentent pas, c’est qu’ils ont quelque chose à cacher », selon Jeff Bakari, père de Bahia et qu’a perdu son épouse.

Bahia Bakari, rescapée du crash de Yemenia Airlines, le 15 décembre 2009 à Paris.
Bahia Bakari, rescapée du crash de Yemenia Airlines, le 15 décembre 2009 à Paris. (©AFP/Archives/PATRICK KOVARIK)

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2009, Yemenia vol. à son bord 11 membres de l’équipe et 142 passagers, dont 66 Français. Accusée de “manquements et négligences”, la Yemenia Airways, qui l’a opéré, répond des faits. Elle encourt 225 000 euros d’amende.

Les débats du lundi se concentrent sur la manœuvre d’approche de ses pieux, “non stabilisé” et qui “conduit visiblement à une situation de décrochage (de l’appareil) qui n’a pas été récupéré”, a déclaré au barreau le lieutenant Mathieu Tétu, directeur de l’enquête pour la section de Recherche des transports aériens de l’armée. gendarmerie. Le “facteur humain” est “a priori” responsable de l’accident, le plus grave de l’histoire de l’archipel des Comoressitué dans l’océan Indien entre le Mozambique et Madagascar, at-il ajouté.

Insuffisance dans la formation de pieux

Le commandant de bord et le copilote, tous deux yéménites, doivent effectuer une manœuvre difficile de nuit pour atterrir et qui nécessite d’avoir la piste en visuel. Or, les feux situés à plus de kilomètres en amont de l’aéroport indiquent le relief sur la panne, comme ceux matérialisant le début de la piste d’atterrissage et la balisant.

Vidéos : en ce moment sur Actu

De plus, peu de lumières entourent l’aéroport de Moroni, situé en bordure de mer et assez éloigné des premières habitations. La défense de la Yemenia interroge les seigneurs du directeur d’enquête : conditions d’atterrissage peuvent-elles expliquer la manœuvre des pieux ? « Les conditions sont dégradées, c’est un fait. More je ne peux pas dire qu’ils n’avaient pas de repères visuels, car les autres feux de l’aéroport étaient allumés. Il n’y avait pas d’absence totale de repères visuels » répond-il.

Les nuits de la nuit du vol IY626 de la Yemenia Airlines retrouvées après le crash de l'avion, le 29 août 2009 à Moroni, aux Comores.
Les nuits de la nuit du vol IY626 de la Yemenia Airlines retrouvées après le crash de l’avion, le 29 août 2009 à Moroni, aux Comores. (©AFP/Archives/YUSUF IBRAHIM)

Au-delà des erreurs de pilotage, les magistrats instructeurs reprochent à la Yemenia d’avoir maintenir les vols de nuit pour Moroni alors que les pannes des feux de balisage étaient connues de longue date, en plus de l’insuffisance dans la formation des piles. L’atterrissage a compliqué l’aéroport au besoin, en raison des “manœuvres particulières” exigées, une formation “ad hoc”, selon le lieutenant Tétu.

Il ne « sait pas » si les pilotes l’ont effectué, n’ayant pas reçu le dossier professionnel complet de ces derniers de la partie de la compagnie. Quoi qu’il en soit, si l’instruction concluait que l’état de l’apparence n’était pas en cause, la Yemenia faisait-elle voler des « avions-poubelles » ? Certains proches et avocats de victimes le pensent, alors que les passagers français avaient embarqué à Paris et Marseille avant de changer d’avion à Sanaa, au Yémen.

Les conditions de voyage entre la France et les Comores, via le Yémen, étaient par ailleurs dénoncées de longue date par des passagers. Selon le lieutenant Tétu, l’Agence européenne pour la sécurité de l’aviation avait « mis sous surveillance » en novembre 2008 la Yemenia pour des « déficiences relevées » sur ses avions, mais ne l’avait pas placée sur la liste noire des compagnies aériennes après qu’elle a procédé à des « mesures correctives ».

Source : © 2022AFP

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu Paris dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous et retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Leave a Comment