L’Europe finie dans le vert, l’inflation aux États-Unis ralenti – 05/11/2022 à 18:49

L’EUROPE FINIT DANS LE VERT, L’INFLATION AUX ÉTATS-UNIS RALENTIT

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes n’ont pas fini en hausse mercredi et Wall Street évoluait également dans le vert à mi-séance après la publication des chiffres mitigés des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le mois d’avril que démontre le premier ralentissement après le dernier jour d’inflation au rythme annuel mais témoigne également d’un répit sans doute provisoire.

A Paris, le CAC 40 termine sur un gain de 2,5% à 6.269,73 points. Le Footsie britannique pris 1,44% et le Dax allemand 2,17%.

L’indice EuroStoxx 50 progresse de 2,62%, le FTSEurofirst 300 de 1,69% et le Stoxx 600 de 1,74%.

Le département américain du Travail a indiqué mercredi que la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis s’était nettement ralentie en avril sous l’effet du recul des prix de l’essence.

L’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé à 0,3% le mois dernier après une impasse de 1,2% en mars et après un ralentissement à 8,3% contre 8,5% en mars.

La publication de cette statistique, une heure avant l’ouverture de Wall Street, dans un premier temps les investisseurs soucieux de l’inflation dite de base, c’est-à-dire, hors énergie et produits alimentaires, a continué d’accélérer en avril, au-dessus des attentes des économistes, donnant à penser que le ralentissement du prix était seulement temporaire alors que les tarifs à la pompe sont répartis à la hausse cette semaine aux Etats-Unis, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

“Ils ne savent pas que l’inflation et la situation des prix n’auront probablement pas d’importance”, a déclaré Greg Bassuk, directeur général d’AXS Investments.

Les marchés monétaires sont à moins de 77% au-dessus d’une hausse de 75 points de base du taux de la Réserve fédérale américaine avec une probabilité de 81% avant la publication des chiffres de l’inflation américaine.

En Europe, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a annoncé qu’elle estimait que l’institution pourrait mettre fin à son programme d’achats d’actifs (APP) au début du troisième trimestre et soulager ses taux “quelques semaines plus tard, alors que l’inflation dans la zone euro atteignait au plus dernier 7,5% sur un an.

La hausse des prix à la consommation en Allemagne a par ailleurs été confirmée par Mercredi à 7,8% sur un an en avril.

Sur les marchés obligatoires, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est repassé au-dessus de 3% et celui à deux ans, le plus sensible à l’évolution des taux, pris près de 8 points de base à 2,698% à la clôture des Bourses européennes.

Le rendement du Bund allemand à dix ans fin stable à 1,001 % et son équivalent français de même échéance éventuelle inchange à 1,525 %.

LES VALEURS EN EUROPE

Hormis la santé (-1%), tous les principaux compartiments du Stoxx 600 paneuropéen ont fini dans le vert, l’énergie (+3,2%), les ressources de base (+1,9%) et la finance (+2,1%) ayant enregistré l’un des plus forts gains.

Les groupes pétroliers TotalEnergies, Eni et BP pris de 2,7% à 4,5%.

Dans les banques, Société générale, BNP Paribas, Deutsche Bank progressent respectivement de 2,8%, 2,4% et 2,3%, tandis que l’indice du secteur bancaire progresse de 2,3%.

Côté résultats d’entreprises, Alstom a chuté de 5,1%, voit des perspectives sur sa trésorerie ayant déçu les investisseurs.

Thyssenkrupp est en revanche impliqué à 11,2% après avoir relevé ses perspectives annuelles de chiffre d’affaires et de résultat opérationnel.

Les publications du groupe de luxe italien Salvatore Ferragamo (+10%) et de la société de restauration collective Compass (+7,3%) ont également été supprimées, permettant à Elior d’avancer de 5,5% dans son sillage.

Bayer a cédé 6,2% après que l’administration américaine ait poursuivi la Cour suprême pour ne pas donner suite au recours du groupe allemand sur les litiges concernant le Roundup.

À WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones progressait de 0,78%, le Standard & Poor’s 500 montait de 0,58%, tandis que le Nasdaq, qui touchait cette semaine un creux de 18 mois, reculait de 0,36%.

L’augmentation des revenus a profité aux secteurs financier et bancaire, auxquels s’ajoutent des pénalités pour les actifs technologiques tels qu’Amazon, Microsoft, Apple, Meta Platforms et Tesla, qui ont fluctué de 0,2% à 0,8%.

Hors des banques, le compartiment énergie (+3,35%) soutient le Dow Jones et le S&P-500 valeurs que les investisseurs redoutent les tensions sur l’offre brute.

Dans les publications de résultats, Coinbase Global a plongé de 23% après avoir été accusé d’un net au titre du premier trimestre sur fond de déroute des marchés boursiers.

CHANGEMENTS

Le dollar, initialement un creux de quatre jours face à un panier devis de référence, a réduit ses pertes après la publication des chiffres de l’inflation américaine.

“L’inflation est belle plus élevée qui prédit, notamment sur la mesure de base, que je suggère que les pressions inflationnistes actuelles restent suffisamment fortes et persistantes”, note Karl Schamotta, Marchés stratège chez Cambridge Global Payments.

L’euro, au taux de 0,23 %, s’élève à 1,0550 dollar, ce que plusieurs membres de la BCE, dont le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, ont confirmé un probable relèvement des taux de l’institution européenne cet été .

HUILE

Les cours pétroliers remontent après une chute de près de 10 % dans les deux dernières séances, soutenus par les craintes sur l’offre alors que l’Union européenne a l’intention de se joindre à un consensus sudiste sur de nouvelles sanctions contre la Russie.

Le baril de Brent prend 4,94% à 107,54 dollars et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 5,52% à 105,22 dollars.

(Reportage Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)

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