L’Inter achève la Juve et s’offre la Coupe d’Italie / Coupe d’Italie / Finale / Juventus-Inter (2-4) / SOFOOT.com

Dominante puis dominée encore avant de renverser une fois la rencontre, l’Inter est passée par toutes les émotions avant de sensible la huitième Coupe d’Italie de son histoire, au bout d’une prolongation marquée par deux buts de Perišić (2-4 ). Pour la première fois après 2011, la Juventus terminera la saison sans aucun trophée.

Juventus 2-4 Inter

Buts : Alex Sandro (50et), Vlahovic (53et) pour les Bianconeri // Barella (7et), Çalhanoglu (80et SP), Perisic (99et PS, 102et) pour les Nerazzurri

C’est sans doute quand la rivalité est la plus forte que les matchs sont les plus beaux. De l’autre côté des Alpes, dans tous les cas, un derby d’Italie ne déçoit presque jamais. Après une finale de Supercoupe qui a vu les mêmes formations s’affronter et l’Inter triompher en janvier dernier, la Juve avait les crocs et le besoin vital de sauver sa saison. Si la première période a été relativement chaleureuse, les politesses ont été mises de côté en seconde pour offrir au Stadio Olimpico de Rome un spectacle à la hauteur de l’occasion, avec une prolongation en prime. Au bout, une Coupe d’Italie remise à l’Inter, qui peut désormais rêver d’un triple.

De l’or à Barella

Pour ce 245et tête-à-tête, l’Inter n’a que faire du quart d’heure de politesse, et après quelques minutes passées à faire circulaire le ballon, Barella décide d’en faire ce qu’il veut. L’Italien lançait un missile après l’extérieur de la surface qui pénétrait dans la lucarne de Perin, et lançait terriblement bien les Lombards en finale. (0-1, 7et). Mais la Vieille Dame vainc vite sa timidité, et réprimande ses marques dans le camp Nerazzurri : Dybala sonne la révolte (23et), avant que Vlahović ne balance le cuir du gauche, contraignant Handanović à la claquette (24et). Pourtant, la mayonnaise ne prend pas, alors Allegri change les ingrédients sans même attendre la mi-temps. Exit Danilo, grand sacrifice du pari offensif du Monsieur, au profit de Morata, que renvoyé Cuadrado sur le côté droit de la défense.

effet miroir

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce changement a payé. Comme si le second acte était un premier watcher, les déblocs de la Juve sont compteurs dès la reprise. Alex Sandro, je suis content que Barella ait envoyé sa version revisitée de la frappe de l’Italien dans les filets (1-1, 50et). La Vieille Dame refait une beauté et peut se lancer à corps perdu dans la conquête de ce titre dont elle a tant besoin. Bien utilisé contre lui, Morata a lancé ses compères Dybala et Vlahović dans une course folle, conclu par la réalité du Serbe qui n’a plus marqué après quatre matches (2-1, 53et). Les ennemis jurés se rendent coup par coup, et la Juve est même proche de faire le break par la tête d’un Bonucci anormalement haut (77et). Puis la tendance s’inverse, à nouveau, quand Lautaro s’écroule dans la surface. La poussette de Bonucci, encore lui, vaut bien un penalty. Il est transformé par Çalhanoğlu que fait à tout le monde le beau cadeau d’une prolongation (2-2, 80et).

Une faute sur son compatriote De Vrij, De Ligt aurait pu l’éviter. Surtout que celle-ci a donné une nouvelle pénalité à l’Inter et permis à Perišić de lui redonner l’avantage (2-3, 99et). Puis encore une fois, le petit coin de pelouse où se résumait Barella et Alex Sandro a été investi par le Croate, qui signe à son tour une frappe divine, salvatrice pour les Nerazzurri et dévastatrice pour les Juventini (2-4, 102et). Un petit séisme à Rome ressenti jusque dans le Piémont, alors que la Juve n’avait pas signé de saison blanche depuis 2011, l’année de la dernière victoire de l’Inter en finale de la Coupe d’Italie. Comme quoi, entre rivaux, les destins sont liés.

Juventus (4-4-2) : Perin-Danilo (Morata, 41et), Chiellini (Arthur, 84et), De Ligt, Alex Sandro – Carré, Zakaria (Locatelli, 67et), Rabiot, Bernardeschi (Bonucci, 67et) – Vlahovic, Dybala (Kean, 99et). Entraineur : Massimiliano Allegri.

Inter (3-5-2) : Handanovic – De Vrij, D’Ambrosio (Dimarco, 63et), Škriniar-Darmian (Dumfries, 63et), Barella, Brozović, Çalhanoğlu (Vidal, 90et+1), Perišić – Džeko (Sangle, 63et), Lautaro (Sanchez, 90et+1) Entraineur : Simone Inzagi.

Par Agathe Ferrière

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