Clément Beaune lance sa campagne à Paris face à Caroline Mécary

La secrétaire d’État chargée des Affaires européennes auprès de l’avocate Caroline Mécary investit pour LFI, avec une circonscription assez caractérisée à gauche.

Un match à suivre. Alors que les terrasses sont bondées ce jeudi soir à Paris, c’est à l’intérieur d’un bar du 4et arrondissement qui a accueilli le premier meeting public de la campagne de Clément Beaune, enquêté par le président de la majorité pour les élections législatives. Face à une salle enthousiaste de plus d’une centaine de personnes, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes attaque d’emblée la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), dont il affrontera la candidate Caroline Mécary, avocate et militante des droits des personnes homosexuelles. «Les Français n’ont pas choisi Jean-Luc Mélenchon comme porte-parole et comme président», martèle la candidate de Renaissance face à un public rapidement conquis. Il souhaite ainsi rappeler qu’un «choix a été fait le 24 avril» et que «Je dirai que je vais le contredire parce que je ne respecte pas la démocratie».

Bien que le siège de député soit actuellement détenu par LREM, la bataille au 7eet circonscription de Paris – qui englobe le 4et arrondissement de la capitale ainsi qu’une partie des 11 et 12et – n’est pas encore gagnée. Pendant 20 ans, cette circonscription est signalée par le socialiste Patrick Bloche. Il fut délogé en 2017 par Pacôme Rupin, lui-même issu du PS, avant de rejoindre En Marche, qui l’importe face au sortant avec 55.9% de voix.

Pacôme Rupin explique dans nos colonnes qu’il ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat, par «envie de prendre du recul et de faire autre chose». Le député sortant avoue également ne plus être «en phase»Avec certains projets de la mairie, comme la retraite à 65 ans. Pour ailleurs, le 7e cirque de Paris, s’il a largement voté pour Emmanuel Macron au second tour, il a aussi été divisé lors du premier. Le président a obtenu 36,42% des suffrages, seulement 5 points de plus que Jean-Luc Mélenchon (31,29%).

Lors de l’élection présidentielle, la gauche n’était toutefois pas unie derrière un seul candidat. S’il additionne les scores des prétendants écologistes, socialistes et communistes à celui obtenu par Jean-Luc Mélenchon, la gauche obtient en réalité 43,21% des suffrages exprimés sur sa première tournée. Les jeux ne sont donc pas encore faits pour Clément Beaune, bien qu’il soit lui-même situé plutôt à gauche de la majorité. Ça a l’air d’être risqué, parce que c’est la première c’est quand ça se présente lui-même à un scrutin électoral.

Une candidature événement pour Paris en 2026

«Si on veut rester en politique, il faut se frotter à l’élection», confie Clément Beaune entre deux gorgées de bière. «J’ai envie d’être élu, d’avoir un rôle à la fois national et local, à Paris», admet celui qui «ne voulait pas se présenter ailleurs» et n’hésite pas à critiquer la gestion de la ville de Paris par Anne Hidalgo. Le ministre n’écarte d’ailleurs pas le fait d’être lui-même «j’ai essayé» pour la demoiselle de la capitale.

En réponse à la question d’un participant, Clément Beaune précise qu’il n’est pas «present pas contre Madame Hidalgo, en tout cas pas maintenant», déclare un salve d’applaudissements. «Un élu, même s’il n’est pas maire, doit mettre la pression et défendre une certaine vision de sa ville», et c’est ce qu’il compte faire, comptant bien s’engager durablement dans la capitale. «Je ne lâcherai pas Paris», précise-t-il, même s’il devait retourner au gouvernement.

Pendant cette campagne, Clément Beaune veut mettre en avant trois thèmes qui lui sont chers. L’Europe, l’écologie et les services publics. Face à l’alliance des partis de gauche, il entend prouver que «les vrais européens, les vrais écologistes, c’est nous». Pour lui, l’Europe »mérite mieux que la désobéissance, que la soumission, que le renversement de table», prôné par les Insoumis. Selon cet Européen convaincu, ancien conseiller d’Emmanuel Macron sur ce sujet, «on ne peut pas traiter l’Europe de cette façon».

Bien conscient du risque que l’encourt se présentera à une élection, où le résultat et le score influenceront le ministre d’Emmanuel Macron et ses ambitions pour la fois parisienne et nationale, Clément Beaune les a rappelés à Paris, où il est ne et où il a grandi. Le candidat juge par ailleurs que circonscription cette es «la nuit des évolutions sociales et politiques» de la ville de Paris. Reste à prouver que, les 12 et 19 juin, cette soirée sera largement supérieure à 50% de voix.

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