La Bourse craint que la Fed ne puisse sortir gagnante de son combat contre l’inflation sans provoquer de recul aux États-Unis, Actualité des marchés

La tenter, c’est le maître-mot en Bourse en ce moment. Ce jeudi, le environ 40 Reperdu une bonne partie de ce qu’il avait gagné hier, en clôturant en retour de 1,01%, à 6 206,26 points (-3% presque au plus bas du jour). La hausse d’hier n’a été possible que se que, à l’heure de la clôture des marchés européens, les indices américains étaient globalement en hausse, les investisseurs essayaient de relativiser la mauvaise surprise des derniers chiffres de l’inflation aux États -Unis. Seulement voilà, le Dow Jones, le S&P 500 et, surtout, le Nasdaq Composite des valeurs technologiques, ont fini en forte baisse (aujourd’hui, ils tentent un rebond mais, une nouvelle fois, la séance est très nerveuse).

Le camp de ceux qui craignent que, finalement, le pic de l’inflation n’est peut-être pas derrière nous, afini par l’importer. Hier, le rapport sur l’indice des prix américain, montrant une augmentation plus forte que prévu sur un an, pour renforcer les anticipations de taux de taux de la Fed et a accentué les craintes d’un atterrissage brutal, comme le révèle l’ aplatissement de la courbe’ sur le marché secondaire de la dette, explique Jim Reid, stratège de la Deutsche Bank à Londres. « S’il examine les composantes de l’IPC, dont s’occupe la Fed, il est déjà nommé d’après des signes indiquant que les pressions inflationnistes restent importantes et peuvent être attribuées à des chocs transitoires comme la flamme des Prix de l’énergie. »

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« Doucereux »

Après la conférence de presse de Jerome Powell, la semaine dernière, la Bourse craignait de laisser l’atterrissage économique ne soit plus aussi doux que ce qu’elle espérait, puisque le président de la banque centrale américaine, engagé dans un mouvement de fort relèvement des taux d’ intérêt pour lutter contre l’inflation, a préféré utiliser le mot «softish» (c’est-à-dire «doucereux») que «soft» – terme repris par ailleurs cette semaine par John Williams de la Fed de New York.

Aujourd’hui, les yeux étaient fixés sur la deuxième statistique de la semaine concernant l’évolution des prix aux Etats-Unis, concernant cette fois ceux à la production. Avec le même constat que la veille, pour leur pendentif à la consommation. Ils sont un peu calmés par rapport à leur pic de mars, sans pour autant complètement rassurer sur une décélération. Sur un an, les prix à la production ont augmenté de 11%, plus que la production de 11,2% observée précédemment, plus avantageuse que les 10,7% anticipés par le consensus. Ils sont en hausse de 6,9 ​​% en données « core », c’est-à-dire hors éléments volatils que sont l’énergie et l’alimentation, contre 6,6 % d’avances. Pour le rapport à mars, la progression est de 0,5 % en données publiées et de 0,6 % en « core », tel qu’attendu.

Hermès vaut 1 000 euros par action

Dans cet environnement incertain, quand bien même l’ancienne présidente de la Fed, Janet Yellen, actuellement secrétaire au Trésor, a déclaré, avant la clôture de la Bourse de Paris, que la banque centrale américaine réussira à combattre l’inflation sans Provoquer une reculée, les actions des entreprises les plus chères du Cac 40 au regard de leur PER (prix rapporté aux bénéfices), à savoir Hermès, kering et LVMH, figurant parmi les plus fortes baisses du jour. Hermès, qui vient de tirer un plus de 5% de bénéfice, sous les 1 000 euros l’action, a touché un plus bas d’un peu plus d’un an, tout comme Kering.

Inversement, STMicroelectronics, qui a présenté aujourd’hui ses nouveaux objectifs de moyen terme lors de sa journée d’investisseurs, a gagné 4 % sur le Cac 40. Le fabricant de puces a déclaré viser une croissance soutenue de ses revenus tout en pouvant sa rentabilité. Leur ambition est de réaliser un business case de plus de 20 milliards de dollars à l’horizon 2025-2027, avec une marge brute de 50%.

Sur le marché du change, l’euro est tombé sous le seuil de 1,04 dollar, au plus bas depuis plus de cinq ans. Les déclarations de Christine Lagarde, hier, excluent que je comprends que la Banque centrale européenne allait remettre à son tour son taux d’intérêt de référence en juillet, ne sont d’aucun soutien pour la monnaie unique, alors que la Fed a pris beaucoup d ‘ avance dans la normalisation de la sa politique monétaire.


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