La réponse de Wall Street devrait peser sur les Bourses en Europe – 12/05/2022 à 08:18

LE REPLI DE WALL STREET DEVRAIT PESER SUR LES BOURSES EN EUROPE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Les principales bourses européennes participent à la baisse jeudi à l’ouverture de la présidence de Wall Street ou aux chiffres toujours l’inflation américaine n’ont pas réussi les investisseurs sur le durcissement monétaire de la Réserve fédérale.

Les premières indications disponibles indiquent une baisse de 2,24% pour le CAC 40 Paris et pour le Dax à Francfort, 1,44% pour le FTSE à Londres et 2,46% pour l’EuroStoxx 50.

Les places boursières européennes, après avoir hésité, ont fini dans le vert mercredi mais la clôture négative de Wall Street devraient amener les investisseurs à reconsidérer leurs interprétations des chiffres de l’inflation aux États-Unis.

La maison des prix à la consommation aux Etats-Unis acertes au ralenti lui dernier pas autant qu’attendu et leur hausse en rythme annuel reste élevée à 8,3%. L’indice « core CPI », qui exclut l’énergie et l’alimentation, est passé de 0,6 % à un mois après +0,3 % en mars.

Ces données, contrastées, ne devaient pas permettre à la Réserve fédérale de revoir à la baisse le rythme du resserrement en cours de sa politique monétaire, ont trouvé les analystes.

“Nous sommes maintenant bien embarqués pour au moins deux hausses de taux de 50 points de base. Pour les marchés actions, c’est vraiment la fin de l’argent gratuit”, a déclaré Damian Rooney chez le courtisan Argonaut.

La publication à 12h30 GMT des prix à la production aux Etats-Unis devrait aussi alimenter le débat autour de la politique monétaire américaine.

LES VALEURS A SUIVRE :

À WALL STREET

Comparé à la Bourse de New York, l’indice Dow Jones a chuté de 1,02% à 31.834,11 points, le S&P-500 a perdu 1,65% à 3.935,18 points et le Nasdaq Composite a chuté de 3,18% à 11.364,24 points.

Le S&P-500 a affiché une lamentable baisse de 18% pour rapport à la clôture record du 3 janvier dernier. Le Dow Jones inscrit sa 50e série consécutive dans le rouge, une série inédite après Mi-Fevrier.

L’action Apple a bondi de 5,2 %, le premier contributeur au creux du Nasdaq et du S&P-500. Il a cédé la place de la première capitalisation boursière au monde à Saudi Aramco, le géant pétrolier, qui a bénéficié de la flambée des cours du brut, a signé une capitalisation d’environ 2 426 millions de dollars et Apple de 2 371 millions.

Les contrats à terme autorisés pour le moment une ouverture stable de Wall Street.

EN ASIE

Compte tenu de la présidence de Wall Street, le Nikkei cède 1,4% à Tokyo.

Aux valeurs, le constructeur automobile Toyota a perdu 0,65 % après avoir dit anticiper un recul de son bénéfice annuel à cause de l’envolée des coûts des matières premières.

En Chine, l’indice composite de la Bourse de Shanghai progresse de 0,14% et le CSI 300 des grandes capitalisations est légèrement modifié à -0,05%.

TAUX

Le rendement des bons du Trésor avait légèrement diminué à 2,8913% après quelques semaines à 2,862%.

La chaîne affiche tout de même quatre résultats consécutifs, ce qui pourrait indiquer que les investisseurs « sont plus préoccupés par l’inflation que par un ralentissement de l’économie en général », a déclaré Michael Hewson chez CMC Markets.

CHANGEMENTS

Le dollar index, qui mesure les variations de la facture par rapport à un portefeuille de devises, gagne 0,19%, plutôt qu’un pic de 20 ans, après le taux d’inflation des Etats-Unis.

L’euro évolue peu face au billet vert, à 1 051 dollars.

HUILE

Les cours pétroliers reculent là en raison aussi des inquiétudes économiques et des craintes de recul.

Le Brent perdait 1,4% à 106 dollars, le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) reculaient de 1,49% à 104,13 dollars.

(Réédité par Laetitia Volga, édité par XX)

.

Leave a Comment