Labo – Sony Xperia 1 IV : un nouveau zoom qui interroge

Après un Xperia 1 III équipé d’un zoom équivalent à 70-105 mm, Sony s’est lancé avec un Xperia 1 IV qui était équipé d’une plage de zoom continu de 85 à 125 mm. Une évolution intéressante, plus à la mise en œuvre délicate, comme l’illustrent les essais nos en laboratoire.

En 2021, Sony avait fait la preuve d’inventivité en proposant, avec ses Xperia 1 III et 5 III, un téléobjectif à focale variable en guise de troisième module photo. Il permet d’alterner entre une focale équivalente à 70 mm (en 24 x 36) et 105 mm. Un concept intéressant qui offre une certaine polyvalence à un smartphone. A une date ultérieure, bien que certains concurrents, le Google et le Pixel 6 Pro, se soient également lancés (et avec succès) sur les focales, Sony pourrait utiliser encore un peu plus le zoom.

En effet, le dernier Xperia 1 IV est désormais équipé d’un zoom équivalent à 85-125mm. Pour qui cherche à voir des sujets toujours plus éloignés ou souhaite se spécialiser en portraits, ces nouvelles longueurs focales semblent tout à fait pertinentes. De plus, il est doté, selon Sony, d’un véritable zoom, et du passage d’une focale à l’autre et passera plus pour un zoom numérique. Cependant, les caractéristiques techniques du téléobjectif soulèvent quelques interrogations.

Si les modules téléobjectif des autres smartphones restent trois similaires, en revanche, notez que le capteur du Xperia 1 IV est meilleur que la cellule du 1 III. Et que dire du capteur du smartphone, que ce soit trois mille, diminuer un peu plus la cellule sensible peut entraîner certaines complications, notamment en basse luminosité. Il faut ensuite une bonne dos de logiciel pour compensateur.

éq. 70 mm contre 85 mm – jour

Sony Xperia 1 IV – 85mm
Sony Xperia 1 III – 70mm

Comme nous pouvons l’observer, une certaine différence est à constater. A 85 mm, le Sony Xperia 1 IV restituera le même niveau de détails que le Xperia 1 III à 70 mm. Un voile blanc semble s’être déposé devant l’objectif et outre les lentilles, on peut supposer que la réduction de la queue du capteur de 1/2.9″ à 1/3.5″ a un impact important et que la logique ne peut rattraper les défauts.

Publicité, votre contenu continuer ci-dessous

éq. 105 mm contre 125 mm – jour

Sony Xperia 1 IV – 125mm
Sony Xperia 1 III – 105mm

Lorsque l’on pousse la focale, la perte de détails s’accentue encore. Les résultats du Xperia 1 III ne sont pas exceptionnels, mais ils ont la route. En face, l’équivalent 125 mm du Xperia 1 IV offre une image considérablement dégradée. En regardant les clichés initiaux, nous pensions avoir affaire à une vente optique, ou encore à du flou de bougé. Cependant, après de multiples essais, nous pouvons affirmer que cet objectif focal 125mm offre un cliché nettement décevant.

La part de détails observée à 85 mm est accentuée à 125 mm. Entre le petit capteur, la définition de 12 mégapixels et la plage faisable de f/2.8, il devenait difficile d’obtenir un rehaussement d’image exploitable. Et pourtant, nous avons employé un trépied, la mise au point sur un sujet à distance n’étant pas son point fort. Au niveau principal, la stabilisation optique a été abîmée, la capture d’images exploitables sera un peu plus compliquée.

Publicité, votre contenu continuer ci-dessous

Xperia 1 IV – 125 mm – V2
Xperia 1 IV – 125 mm – V1

Après nos premiers résultats, nous avons déjà commencé avec un deuxième exemple de Xperia 1 IV, pour vérifier si les défauts sont observables. Le second modèle récupéré propose une image de qualité piètre, plus dans une moindre mesure. Les performances d’autofocus avec le module zoom sont trois aléatoires, les autres téléphones, les autres prototypes donc, ils sont confrontés au même problème de mise au point à fond de zoom.

De nuit, une utilisation difficile

Xperia 1 IV – 125mm – nuit
Xperia 1 III – 105mm – nuit

Lorsque la luminosité vient à baisser, les performances chutent assez drastiquement des deux côtés. Malgré le traitement logiciel, il devient compliqué de bien distinguer la scène. Le Sony Xperia 1 IV conserve un aspect blanc qui permet de bénéficier d’une petite exposition, en plus d’un niveau de détails toujours trop bas.

Publicité, votre contenu continuer ci-dessous

Un zoom à réserver à des conditions spécifiques

Pour nuancer notre proposition, nous avons tenu à montrer la latitude du zoom. Nous pouvons alors observer toute l’intensité du zoom optique et aussi son utilité. Nous avons cadré notre scène en utilisant la focale la plus large — 16 mm — avant de zoomer progressivement. Avec les focales les plus longues, nous avons des résultats sensiblement meilleurs que lors de nos essais précédents. En se rapprochant de la scène grâce au zoom, la faible définition du capteur et sa petite taille impactent moins les clichés, et les prix des images sont ainsi de qualité bien supérieure. Les problèmes d’autofocus semblent aussi moins présents.

Ceci étant dit, hors de nore laboratoire, il nous a été presque impossible de réitérer l’opération, l’image perd irrémédiablement en qualité. Pour garder un niveau de détail, et un autofocus cohérent, il est certain qu’ils sont proches de son sujet, sur pied et avec un éclairage puissant, ce qui ne correspond pas à force aux conditions d’usage reproductibles au quotidien.

Bonus : face au Google Pixel 6 Pro

Sony Xperia 1 IV – 105mm
Google Pixel 6 Pro – 105 mm

Le Google Pixel 6 Pro est équipé d’un téléobjectif présentant une focale sur la cellule du Sony Xperia 1 III (environ 105 mm). Plus que la différence entre les smartphones Sony, il possède un capteur 1/2″ plus grand, avec une définition de 48 mégapixels (mis à l’échelle à 12,5 mégapixels pour le regroupement de pixels) et surtout une fonction autofocus. Grâce aux deux caractéristiques et au savoir-faire de Google en matière de traitement d’images, en revanche, le Pixel 6 Pro propose une image bien plus riche et détaillée, presque trop. C’est tout à fait visible avec notre extrait des deux smartphones à focale identique. Parfois, j’estime qu’une boîte numérique dans cette image juste 125mm sera préférable au zoom optique du Xperia 1 IV.

Sony Xperia 1 IV – 125mm
Google Pixel 6 Pro – 105 mm

Sur le terrain, en dehors de nos laboratoires, on peut observer les mêmes différences. Certes, le Pixel 6 Pro offre un cliché très saturé avec une accentuation des détails presque fantaisiste, plus sur le visage, outre une colorimétrie plus neutre, peut-être plus “naturelle”, la photo du Sony Xperia 1 IV manque cruellement de détails et surtout Apparaît comme quasi-floue à cause de ce problème de mise au point. Cet essai a bien installé en lumière les problèmes de la longue focale de Sony.

Leave a Comment