les notes de l’épisode 13 / TV / Top Chef / Épisode 13 / SOFOOT.com

On s’engage, on dénonce, puis on déguste des coquillages : vivez la vie d’un député dans cet épisode, qui révèle le Cinq derniers de cette saison.

Épreuve 1 : ça dénonce

J’ai invité comme juge pour cette épreuve, Rasmus Munk (Alchimiste, Copenhague), le Damien Saez des jeunes virtuoses danois, qui en cinq lieux brillants défendent cinq causes, à une idée derrière la tête. Dans deux heures, les candidats sont invités à livrer une tribune au message surprenant et choquant, au-delà des limites : la viande humaine et le meurtre sont interdits (Mickaël aurait été capable de nous faire une glace au meurtre).

  • Mickaël dénonce l’élevage intensif

    Le Nordiste nous propose du cochon cru en ceviche, huile de sésame et piment d’Espelette et glace au porc, posés sur un crâne de porc. Vous avez bien lu : glace au porc, on I think that on ne pourra plus monter vraiment plus haut dans l’escalade des glaces improbables de cette saison. Et au vu de la rapidité avec laquelle les concepts de l’émission (comme le restaurant éphémère « Philosaucisse » ) prennent vie dans la réalité, on peut s’attendre cet été à voir les gamins faire tomber leur cornet cochon-poulet sur le sable .


    Nous entre chaque pub.

    Accompagnant le porc, une seringue pleine de saule à disposition du goûteur permet de signaler l’usage des antibiotiques sur les animaux. Surprenant, puisque Rasmus Munk, en 2019, a proposé le même accessoire, la même viande, pour dénoncer la même cause (à en lire le compte-rendu d’Elvire Von Baldeberen). Cet emprunt, volontaire ou involontaire, n’a pas vexé le jeune puisqu’il chef selon Mickaël la première place, pas rancunier non plus de l’hépatite E qu’il est venu surement d’attraper en dégustant du porc cru.

    Mickaël et l’élevage intensif

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    Premier de cette épreuve, Mickaël est qualifié pour l’épisode 14.

  • Arnaud dénonce le don du sang

    In fin non, l’inverse : la pénurie de sang, et surtout la difficulté qu’endurent les homosexuels à travers l’Europe pour donner leur – à noter qu’en France, ce n’est seulement que depuis le 16 mars 2022 que l ‘abstinence obligatoire de quatre mois a été supprimée. Pour marquer le coup, Arnaud réalise un entremet mousse au chocolat, insert panna cotta rose et café, coulis de framboises et vinaigrette balsamique. Framboise/sang, ça marche, surtout servi dans une poche à transfusion posée sur son pied médical. Ça impressionne Munk, connu pour tourner l’œil à la vue du moindre fruit rouge.

    Arnaud et la pénurie de sang

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    Deuxième de l’épreuve, Arnaud qualifié pour l’épisode 14.


    J’avais pourtant demandé à point.

  • Lilian dénonce le tabac

    Lilian nous a reproduit ces petites photos dégueu que l’on voit habituellement sur les paquets de clopes. Il aurait pu choisir celle des dents toutes pourries, avec une fausse bouche pleine de nougats caramels en guise de ratiches, mais il opte plutôt pour les poumons mazoutés. Il poche deux huîtres au pastis, les glaces au charbon végétal et les posses sous une cloche de smoky accompagnées d’une jolie fausse cendre. Créativement, le pla fait moins exposé fin d’année que Mickaël, mais ça ne suffit pas pour convaincre Munk.

    Lilian et le tabac

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    Dossier à la deuxième épreuve.

  • Sébastien dénonce le harcelement scolaire

    La cause est noble, et Sébastien est super sincère, mais il déjà un-ne-sait-quoi de gênant à la vue de ce cartable en mousse de chocolat. À la dégustation, Munk a reconnu un événement SMS “plus de silence” qui le crispera complètement jusqu’à son départ du territoire français. À noter, l’idée sympathique du plat en ardoise d’écolier, faisant dresser les poils sur la nuque de toute la France à chaque coup de fourchette.

    Sébastien et l’Harcèlement

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    Dossier aussi à la deuxième épreuve.

  • Pascal donne la chasse

    Non pardon, rien à voir… Pascal déclare une pratique forestière impliquant la mort d’animaux, plus sans convivialité et le respect : les feux de forêt. On a souvent soutenu Pascal, mais là, on doute. L’assiette est un ensemble de tapas destiné à nous dissuader de foutre le feu dans la garrigue, et le message est évident : penne farcies de purée de carottes, topinambour farci, sauce d’os à moelle, morille farcie aux champignons flambés au cognac, le tout habillé sur un bois de plage emprunté au Manège à bijoux. À la vue du plat, plusieurs pyromanes, convaincus par le message, ont réalisé leur monstruosité et se sont immédiatement rendus à la police. fait amusant : le topinambour brûlé a également été pratiqué par Munk dans son restaurant.

    Pascal et les feux de forêt

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    Dossier également à la deuxième épreuve.

  • Louise dénonce la famine

    Esthétiquement, c’est le plat le plus joli en comparaison de tous les exposés de ses petits camarades. Et là où tous les rageux l’attendaient sur un autre thème, Louise s’embarque dans une histoire un peu alambiquée : sous la terre que est mangée régulièrement par les peuples pauvres partout dans le monde (c’est bien connu), se cachent Des émeraudes exploitées par les plus riches qui ne leur laissent rien. Ironie du sort ou génie absolu, la crème brûlée que contient ces émeraudes est à la vanille de Madagascar, véritable émeraude des épices soumise à une galopante sur évaluation, dans un pays où un demi-million d’enfants souffrant de malnutrition aiguë.

    Louise et la faim

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    Direction la deuxième épreuve.


    Jolie fausse terre.

    Deuxième épreuve : Crenn degun

    Après Dominique Ansel depuis quelques semaines, le brillant Dominique Crenn vient nous donner une nouvelle démonstration d’accent franco-ricain-français, et invite les candidats à nous éblouir de coquillages. C’est ce qu’ils ont fait : Rarement avons-nous eu autant envie de manger tous les plats depuis le début de cette saison. Des propositions techniques et raffinées : on en redemande.

  • Lilian

    Lilian propose un Saint-Jacques servie dans sa coquille, avec brunoise de pommes de terres, échalotes et haddock, glace marinière au lait ribot, haddock, estragon et jus de coquillages. Il a créé un trompe-l’œil avec une jolie galette bretonne au sarrasin, plus un énorme quiproquo survient à la dégustation : Dominique Crenn tape dessus avec la cuillère, et se plaint que cette crêpe ne soit pas assez cassante. Lilian, flic, je m’excuse d’avoir expliqué qu’une galette bretonne et un casse sont passés et passés devant la cour de la victoire assez betement.

    Lilian

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    A la dernière chance…

  • Louise

    La Franco-Portugaise réalise un joli carpaccio de couteaux fumés aux algues, palourdes à la marinière, sur un risotto. À côté, une bisque d’étrilles, ail, échalotes tellement corsées qu’Hélène Darroze perd deux molaires en dégustation. Adoucie, montée au beurre, ajustée de citron, la bisque ramène tous les couteaux dans son lit, Crenn adore en dégustation et adoube la cheffe.

    Louise

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    Première place et qualification pour l’épisode 14 !

  • Pascal

    Très beau moment à la dégustation de ce plat en deux assiettes, lorsque Pascal fait passer pour un breton et que la bretonne à l’accent américain parle au breton à l’accent varois sans que personne n’appelle la gendarmerie pour escroquerie. Une coquille Saint-Jacques à la braise, et une jolie raviole aux coquillages cuits au bouillon, avec une petite mousse de tourteau et d’étrilles: on lèche l’écran.

    Pascal

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    Deuxième place et qualification pour l’épisode 14 !

  • Sébastien

    Et si Sébastien était le plus rock’n’roll de la bande, enfin ? Ce sont carpaccio de Saint-Jacques et navets, jus détox pommes céleri, condiment céleri chou-fleur et sa sauce coquillages, sous ses airs de plat de thalasso tropézienne, était tellement radical qu’il a sorti les Saint-Jacques du cadre. C’est éliminatoire selon Dominique Crenn.

    Sébastien

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    A la dernière chance…

    Dernière chance de haute volée autour de la poire, que Sébastien et Lilian tabassent avec beaucoup d’idées : en pochée, faisselle et pickles pour le premier, vaticanesque au vin rouge cardinal pour le second.

  • Lilian Douchet éliminé de excellent chef !
    Nous lui avions déjà dit au revoir ici, mais, cette fois, il y a carrément plus d’actu pour le jeune chef puisqu’il ouvre deux restaurants, donc deux bonnes occasions pour aller goûter sa belle cuisine : le Lil-Home à Bordeaux et Donnez-moi Augustine à Paris. Les supermarchés de Beauvais perdus dans le battage médiatique, mais nous gagnons au change. À la semaine prochaine !

    Par Henri Michel

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