Bruno Genesio (Rennes) : “On a les armes pour battre Marseille”

Commentaire à distribuer après la défaite à Nantes, quand avez-vous quitté Marseille ?
Sur une analyse du match, pas pour se flageller mais pour s’améliorer en vue de Marseille, en s’attachant à redonner de la confiance, car un résultat comme ça en fin de saison, c’est dur à encaisser. Il faut être capable de switcher sur un match passionnant.

Pourquoi ça n’a pas fonctionné à Nantes ?
Le manque d’actions sans ballon. Avec le ballon c’est plutôt très bien, comme ce qu’on fait depuis le début de saison. Et puis il y a une phase où on n’a pas le ballon, où il faut parfois être vilain, solide, agressif et présent dans les duels, ce qui nous a cruellement manqué à Nantes et sur certains matchs cette saison.

Est-ce un problème mental ?
Papa quoi. C’est aussi le défaut de nos qualités. Sur une équipe de trois joueuse avec des joueurs de ballon, peut-être qu’il nous manque un peu cet esprit de chien à la part du ballon qu’on doit parfois avoir pour libérer en touche, faire une faute qui va empêcher la contra -attack, pour être tout simplement dans les duels. Les deux buts encaissés sont révélateurs de ce qu’il nous a manqué. Pourtant, quand on a réussi de grandes performances, on a eu la faculté de faire du jeu, mais aussi cette faculté collective de défendre en avançant, de presser de manière collective. Ce qu’on a parfois perdu ces derniers temps sur certains matchs, ce qui nous coûte des points.

« Quand tu encaisses un mais, sur l’impression que le match est fini, que ça va être difficile »

Comment abordez-vous Marseille ?
Avec l’objectif de marquer des points dans la course à l’Europe et de se rapprocher de Marseille, de leur mettre la pression. Car ce qui nous est arrivé mercredi peut aussi arriver à nos concurrents directs sur les deux dernières journées. Maintenant, devant une très bonne équipe, performante à l’extérieur. Il faudra être capable de venir à bout d’un match exceptionnel comme sur l’a déjà fait à la maison contre Paris (2-0, le 3 octobre) ou Lyon (4-1, le 7 novembre). Je crois en nous. Les Marseillais m’ont fait très belle impression à Lorient, mais je sais qu’on a les armes pour les battre.

Trouvez-vous qu’il y a trop de sévérité à l’égard de votre gardien Alfred Gomis ?
Oui. Mes analystes ont fait une étude statistique qui sort qu’Alfred est le troisième gardien le plus décisif de la L1 derrière Nubel (Monaco) et Benitez (Nice). Après, je savais que ce choix (du faire jouer à Nantes après l’intérim plutôt réussi d’Alemdar) allait faire parler, mais l’important c’est de garder notre ligne directrice. C’était le numéro un en début de saison, je suis un coach plutôt pragmatique et j’ai pour la hiérarchie des gardiens l’impression que c’est mieux de s’y tenir, sauf concours de Circonstances Exceptionnelles. Donc il semble logique que lorsque le numéro a retrouvé ses aptitudes, il retrouve sa place.

Mais il n’a pas été décisif à Nantes…
Non, mais ça ne veut pas qu’il ait été mauvais, il y a une différence.

Comme à Nantes, Rennes a souvent eu du mal à revenir quand il était mené, cette saison.
Ce sont des situations déjà vécues qui se reproduisent. On a défaut à ce level, et quand on encaisse a but, on a l’impression que le match est fin, que ça va être difficile. Il y a des blocages comme ça dans certaines équipes, car sur une situation déjà vécue. Donc, le mieux, c’est ne pas être mené (sourire). Après, avec un groupe à l’expérience des palmes de saison à fort enjeu limité, et c’est important de connaître déjà ça pour mieux l’appréhender. C’est à moi de le faire passer aussi, mais on apprend, on grandit et c’est à travers cette saison-là aussi qu’on pourra progresser. »

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