Impôts 2022 : voici ce qu’il faut déclarer si vous loez un appartement ou une maison

Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans tous ces régimes spéciaux. (©Richard Villalon / Adobe Stock)

Propriétaire d’une maison, d’un appartement ou même d’une chambre, que proposez-vous à la location ? Les revenus qu’en sont issus doivent être déclarés, car ils sont éventuellement soumis à l’impôt sur le revenu.

Plus d’attention, il existe de nombreuses spécifications. On vous explique tout.

Déclaration de revenus : actu.fr vous accompagne

La rédaction d’actu.fr se mobilise pour vous aider à comprendre votre imposition et à remplir votre compte de résultat.
Chaque jour, nous vous proposons un article pratique pour que, sur papier ou en ligne, vous puissiez remplir ces formalités dans les délais.

Si les revenus de votre location non meublée sont inférieurs à 15 000 euros

Si vous trouvez les emplacements de votre bien non-meublé sont inférieurs à 15 000 euros l’année, deux choix s’offrent à vous.

Automatiquement, vous serez dirigé pour voir gouverne moi micro-fondier. Celui-ci donne droit à un abattement forfaitaire de 30 %. En d’autres termes, vous pourriez retirer 30% des gains annuels issus de vos emplacements.

Par exemple, si vous avez perçu 10 000 euros grâce à vos revenus de locations, et que vous êtes dans le système micro-foncier, 7 000 euros seront prélevés.

« Vous pouvez indiquer le montant brut sans abattement de vos revenus fonciers », ajoute le site impot.gouv.fr.

Vous pouvez aussi le choisir gouverne-moi vraiment. Et s’il ne comporte pas d’abattement, il présente d’autres avantages. « Il permet de réduire un gran nombre de charges, comme des travaux, des intérêts d’emprunts, ou des assurances », indique le site service-public.fr.

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Les charges déductibles lors du choix du régime juridique :

  • les frais de gestion et d’administration du bien (rémunération d’un concierge ou frais d’une agence immobilière ou d’un syndic de copropriété par exemple),
  • les impôts liés au logement et non récupérables auprès du locataire telle que la taxe foncière,
  • les frais de réparation et d’entretien, qu’il s’agisse de travaux occasionnés par la vétusté du logement ou afin de faciliter sa localisation,
  • les dispositions pour charge dans le cadre d’une copropriété,
  • les charges locatives, si vous n’êtes pas parvenus à les récupérer auprès du locataire au 31 décembre de l’année suivante son départ,
  • l’indemnité d’éviction ou de relogement d’un locataire,
  • les primes d’assurance,
  • les intérêts et frais d’emprunt.

Si déduction est déjà faite, j’ai calculé ce que j’ai indiqué dans le détail de l’espace personnel sur le site impot.gouv.fr.

À noter tout de même que choisir le régime réel est irrévocable pour une durée de trois ans. Pas possible, donc, de faire ce choix une année pour réaliser des travaux à moindre coût et bénéficier à nouveau de l’abattement l’année suivante.

Et quand les revenus de la location non meublée dépassent-ils 15 000 euros ?

Ici, c’est le régime réel que s’applique automatiquement, et pas de possibilité de changer.

Aussi, comme pour les revenus inférieurs à cette somme, il est possible de déduire les mêmes charges de l’impôt.

Comment déclarer les revenus d’une location meublée ?

Là encore, tout se joue sur le total des revenus annuels issus de la ou des localisation(s).

Si le total sur l’année est inférieur à 72 600 euros, vous aurez parfois le choix entre deux régimes, qui fonctionnent exactement comme pour les locations non meublées.

Le régime micro-Bicqui permet de bénéficier d’une réduction de 50%, mais ne rembourse pas les charges des dettes.

À garder en tête : les recettes sont à moins de 305 euros et elles ne comprennent pas les items.

Le deuxième régime auquel vous avez droit, et qui s’applique automatiquement si vous gagnez plus de 72 600 euros, c’est celui dit de foi bénéfique.

« Vous pouvez déterminer votre revenu net impossible en déduisant les frais et charges de vos revenus », explique service-public.fr.

Et si on loue juste une pièce meublée ?

Là encore, les bénéfices peuvent être imposables, mais seulement s’ils remboursent les 760 euros TTC par an, et qu’il s’agit d’une emplacementoccasionnelle. Le régime BIC, et donc l’abattement de 50% s’applique dans ce cadre.

S’il s’agit de la résidence principale du locataire, « vous n’avez pas à déclarer les revenus en provenance », trouvé service-public.fr.

Néanmoins, le site internet précise bien qu’il affirme que le prix de la location est fixé dans des limites « raisonnables ». Par exemple, le loyer d’une chambre de 10 m² en région parisienne a un maximum de 159 euros par mois, soit 1910 euros par an.

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