Le maire Pierre Hurmic défend un projet d’ombrière photovoltaïque au-dessus de la rocade

Ce sera la première roche de France récupérée d’une ombre photovoltaïque. Une étude a été lancée pour équiper les 45 km du Rocher de Bordeaux d’une grande ombre composée de capteurs photovoltaïques. Ce projet a été porté par un architecte-urbaniste de la région parisienne, responsable du bureau du ministère de la Transition écologique, révélé par la mère bordelaise Pierre Hurmic (EELV) qui l’a demandé et qui m’a demandé, et qui dit que je le défendrais ardemment.

« J’ai été saisi de ce projet lorsque la ville de Bordeaux a reçu un prix de la part du Geste d’Or [association représentant les métiers du bâtiment]dans le cadre de différentes réalisations urbaines de réseaux de chaleur, explique Pierre Hurmic à 20 minutes ce vendredi. Cette association m’a alors parlé de cet architecte-urbaniste que réfléchissait à la couverture de la roca de bordelaise. J’ai regardé le projet qui m’a paru tout de suite très intéressant, car je suis à l’affût des moindres espaces pour promouvoir l’énergie solaire sur notre territoire, et on n’en a pas tant que ça en ville. »

Une structure également équipée de capteurs de CO2 et de particules

Le projet a une superficie totale de 200 ha, “et permet une production alimentaire de 40.000 foyers avec électricité (chauffage, eau chaude…) ou 80.000 foyers avec électricité”, précise Pierre Hurmic.

Projet d’ombrières photovoltaïques au-dessus de la rocade de Bordeaux – Ville de Bordeaux

Une première étude, assez sommaire, a été remise au maire de Bordeaux. On peut y lire que cette ombrière serait également complétée par des capteurs de CO2 et de particules, gaz que seraient eux-mêmes transformés en énergie domestique. L’ouvrage sera également équipé de “pièges à sons” capables de réduire le bruit de circulation de 38 dB. Enfin, les panneaux seraient agrémentés de récupérateurs d’eau de pluie, celle-ci étant stockée dans des bassins de rétention pour les périodes sèches.

« J’aimerais que Bordeaux soit une ville pionnière en matière d’énergie solaire »

« J’ai parlé au Premier ministre Jean Castex qui m’a dit qu’il était au téléphone en avril, par le costume de Pierre Hurmic. C’est un projet qu’est du ressort de l’État, puisqu’il est propriétaire de la rocade, mais je veux l’appuyer et je crois en sa souple. » Le maire de Bordeaux espère que le pourra se réalisera « au plus vite », moi s’il pensait que le pourra pas se faire d’un coup. « La rocade traverse plusieurs communes, mais on peut commencer par cellules où les maires sont les plus volontaires, dont je fais partie. »

Financièrement, il a projeté pour cela chiffré, mais aussi pourrait être porté par un partenaire privé, à la demande de la centrale photovoltaïque Labarde, inaugurée à Bordeaux. Installée sur une ancienne décharge, elle est aujourd’hui la plus grande centrale de l’aire urbaine d’Europe. « J’aimerais que Bordeaux soit une ville pionnière en matière d’énergie solaire, et après la centrale de Labarde, il faut poursuivre les projets pour aller vers l’indépendance énergétique. »

Objectif : 60 000 m2 de terrasses ensoleillées

Ainsi que le fait que ces espaces sont rares, et que Pierre Hurmic est très enthousiaste lorsqu’il s’agit d’aménager le centre sud d’espaces naturels, avec le projet Horizeo à Saucats, au sud de Bordeaux. « Les métropoles se servent beaucoup de leurs territoires proches pour satisfaire leurs besoins, regrette-t-il. Il faut qu’elles donnent les moyens d’accueillir dans leur périmètre les infrastructures destinées à leur indépendance énergétique, et ce projet va dans ce sens-là. »

La ville de Bordeaux mène de son côté plusieurs autres projets. « Nous étudions toutes les possibilités, et je veux que d’ici à la fin de mon mandat, 60 000 m2 de bâtiments pour bâtiments communaux équipés de panneaux solaires. Il y aura notamment la base sous-marine, des écoles… Tous les futurs bâtiments seront équipés en solaire, démarche qui est facilitée avec l’évolution des matériaux, j’ai pensé notamment aux tuiles solaires. Mais on sait que ce ne sera pas suffisant pour arriver à la neutralité carbone vers laquelle on s’est engagé. » Le rocher est représenté en ce sens « une belle opportunité » que la mère bordelaise n’a jamais eu de filer de laisser-faire.

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