Orpea, en pleine crise, a passé un accord avec les banques pour assurer leurs finances

Après le scandale, les conséquences financières : le groupe privé Orpea, gestionnaire d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), soupçonné de maltraitance institutionelle et de détournements de fonds publics, a signé une convention avec leurs banques pour assurer son financement, après un plongeon de près de 60% de son bénéfice net annuel.

Cet accord s’inscrit dans le cadre d’« une procédure de conciliation amiable », ouverte devant le tribunal de commerce de Nanterre, pour prévenir les difficultés, explique Orpea dans un communiqué, vendredi 13 mai. Il « Répondre au contexte actuel des incertitudes qui existent à Orpea, même s’il y a un accès aux marchés financiers et le ralentissement du programme de cessions d’activités initialement prévu »avec le groupe, présent dans vingt-trois pays et qui gère plus de 350 établissements pour personnes âgées dépendantes en France.

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L’accord prévoyait en octobre un crédit de 1,73 million d’euros, la mise en place d’un plan de cession d’actifs pour plus de 3 millions d’euros d’ici fin 2025 et un prêt optionnel d’un montant maximum de 1,5 milliard d’euros.

« Je m’engage à ce que nous tirions toutes les leçons de cette crise pour rétablir la confiance que nous accordent nos parties concernées depuis toujours, partout où le groupe est déployé »j’ai commenté Philippe Charrier, le nouveau PDG d’Orpea, nommé fin janvier dans la foulée du limogeage d’Yves Le Masne.

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Dysfonctionnements graves

Pour 2022, Orpea s’attend « à faire face à des charges exceptionnelles liées à la gestion de la crise et de ses séquences ». Le prévoit que sa rentabilité est affectée par la hausse de l’inflation, qui touche « Les centrales énergétiques et les salaires dans certains pays ». Le groupe dit « Confiant sur la dynamique de croissance » de son chiffre d’affaires 2022, mais n’a pas été publié de chiffrées. Il ne verra pas de dividendes au titre de l’exercice 2021.

Au premier trimestre, le taux d’intérêt est passé de 9% à 1,12 milliard d’euros. L’an passé, ils sont bénéficiaires nets à chuté de 59,3% pour un rapport à 2020 de 65,2 millions d’euros, en raison notamment d’une provision de 83 millions d’euros « pour risques et charges relatifs aux risques manifestés au titre des années 2017-2021 suite aux enquêtes administratives » ne groupez pas a fait l’objet. Et en 2020, ils sont bénéfiques net avait déjà fondu de près d’un tiers, car la crise sanitaire a diminué son activité et alourdi ses charges opérationnelles. En 2021, l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) de l’ensemble du groupe est passé de 11% à 1,07 million d’euros pour un business case de 4,3 millions d’euros, en hausse de 9,6%.

Le groupe est sous le feu des critiques après la parution fin janvier du livre-enquête de Victor Castanet Les Fossoyeurs. Le journaliste indépendant a notamment dénoncé une maltraitance des résidants et un usage abusif des fonds publics.

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Un rapport commandé dans la foulée par le gouvernement pour soulager ses débuts en avril de graves dysfonctionnements. L’Etat a porté plainte et j’ai exigé la restitution des dotations publiques présumées détournées de leurs ailerons. Le groupe a échoué après fin avril l’objet d’une enquête judiciaire, ouverte à Nanterre, sur des soupçons de maltraitance institutionnelle ou d’infractions financières. Un rapport intermédiaire des cabinets indépendants Grant Thornton et Alvarez & Marsal, commandés par Orpea, a également confirmé les dysfonctionnements du groupe.

« De nombreuses mesures correctives ont d’ores et déjà été prix », a assuré M. Charrier. Orpea, qui a annoncé la semaine avant la nomination d’un nouveau directeur général, comprendre mener « un plan de transformation majeur, principalement déployé en France » destiné à améliorer notamment « la qualité de l’hébergement et le bien-être du résident » ainsi que sa politique de ressources humaines.

Le Monde avec AFP

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