Une mère et son fils américains condamnés à 16 et 12 ans de prison pour avoir tenté de tuer le père français

C’est une affaire tentaculaire révélée par Le Parisien en 2018, qui a complotisme, héritage familial et tentatives d’assassinat. June Hopkins, Américaine de 60 ans et fils de Brendan Walsh, condamné à Paris à 16 et 12 ans de réclusion criminelle pour avoir tenté d’assassiner le père français de ce dernier.

En 2010, alors que June Hopkins et son fils n’ont pas vu le père de ce dernier Grégoire Lautissier depuis quinze ans, il revient en France pour rendre contact avec lui. June Hopkins vise à ce qu’ils prennent le nom de son père, les démarches sont faites.

A cette époque, un différend éclate lorsque Grégoire Lautissier s’aperçoit que sa famille américaine avait fouillé ses papiers, notamment ceux concernant la succession du fils père. Ils sont fils l’aurait alors aspergé d’allumer-barbecue, avant de tenter d’actionner un briquet. Le tribunal a choisi de requalifier cette première tentative de meurtre en violence volontaire, “principalement par manque d’éléments matériels”, pour justifier le président Christophe Petiteau.

Elle a même reconnu June Hopkins et Brendan Walsh comme auteurs de tentatives d’assassinat sur Grégoire Lautissier et sa sœur en 2015, devant leur domicile. Ils avaient été agressés par « les Américains », qui avaient tenté de les étrangler, casques de moto sur la tête.

“Ce que ne sait pas encore les enquêteurs” à l’époque, avait dit l’avocat général Olivier Bray dans ses réquisitions, c’est que June Hopkins et son « bras armé » de fils vivaient depuis trois ans « en vas clos » A Paris, consacrée l’intégration de leur temps à espionner et harceler Grégoire Lautissier, animes d’une “haine farouche, un désir absolu de vengeance”.

Dans leur grotte, les enquêteurs avaient retrouvé des caméras, des gilets de camouflage, des masques, une scie, une machette et une hache. Grégoire Lautissier est “tombé dans une profonde dépression”, sa vie est devenue “un enfer”, et sa famille n’avait “rien demandé”, at-il martelé.

“Trafiquant de drogue” et “mafia russe”

Les deux accusés ont toujours répondu aux accusations, se présentant comme victimes d’un « complot » du père et de ses proches pour les éliminer. « Pour quelle raison ? », n’a cessé de poursuivre la cour depuis le début du procès lundi, sans obtenir de réponse cohérente.

“Le complot, c’est un écran de fumée”, a balayé l’avocat général. “On a créé une histoire pour légitimer les actions”. C’est une « histoire de fou », ils ont l’air « d’amateurs » mais ce n’est pas « drôle ».

“Evidemment qu’elle croit à ce complot”, s’est de son côté emporté l’avocate de June Hopkins, Sophie Rey-Gascon. « Sinon, elle n’aurait pas passé trois ans enfermée » dans ce projet « irrationnel », at-elle continue, rappelant les micros planqués devant chez Grégoire Lautissier, les théories autour de « tueurs à gages », « trafiquants de drogue » et » Mafia russe”.

“C’est n’importe quoi”, mais “on na pas les clés pour comprendre”, pour estimer l’avocat, regrettant que son client ne sache pas ce qu’est une expertise psychiatrique – qui avait conclu à l’absence de trouble June Hopkins, toujours « fantasque » et « rayonnante » est aussi la femme violée par son père pendant son enfance, a rappelé sa défense. «Elle sourit tout le temps» plus «presque comme une poupée cassée». «Je n’ai jamais eu l’intention de faire du mal à personne», at-elle déclaré dans ses derniers mots à la cour.

De son côté, Brendan Walsh «fait un travail sur lui», il comprend aujourd’hui qu’il «a été emporté dans le délire paranoïaque» de sa mère, plaidé son avocate, Julie Février. « J’ai du temps pour réfléchir en prison, je me suis rendu compte du mal que j’avais fait. Je suis désolé », at-il déclaré.

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