une statue de la paternité des oeuvres pensées par l’artiste les plus exécutées par un auteur

Maurizio Cattelan ou Daniel Druet, qui est l’artiste ? L’Italien de 61 ans est considéré comme plaignant pour violation des droits des auteurs de l’artiste français Daniel Druet, 80 ans, qui a créé ses sculptures saisissantes de réalisme entre 1999 et 2006. Le tribunal à mon délibéré du 8 juillet a rendu sa décision, dans ce procès qu’agit le milieu de l’art contemporain.

Devant la 3e chambre, spécialisée dans la propriété intellectuelle, l’avocat de Daniel Druet a plaidé le caractère unique de la création de cet artiste recruté grâce à ses réalisations pour le musée Grévin à Paris. “Des sculpteurs qui sculptent comme Daniel Druet, il n’y en a pas cinq. (…) Daniel Druet était cher et, malgré cela, on est venu le voir lui”, J’ai affirmé Me Jean-Baptiste Bourgeois au sujet de son client, présent au tribunal.

“Quand on regarde le travail de ces oeuvres, il est incontestable qu’on a une expression artistique”, des valeurs qui “M. Cattelan, de son propre aveu, est incapable de sculpter, est incapable de peindre, est incapable de dessiner”, at-il ajouté. Les débats ont tourné surtout autour d’une des oeuvres dont Daniel Druet revendique la paternité, Lui (2001), qui représente un Adolf Hitler de la taille d’un enfant, dans train de prier à genoux.

L'œuvre d'art 'Him', représentant Hitler à genoux en prière par l'artiste Maurizio Cattelan exposera lors d'une avant-première de presse le 29 avril 2016 à New York.  (KENA BETANCUR /AFP)

L’artiste italien, qui vit à New York, est absent. Son avocat, Me Éric Andrieu, a dénoncé le “pêche originale” d’une procédure où Maurizio Cattelan n’était pas cité initialement, alors que les demandes du demandeur sont “expropriation”. “C’est complètement extravagant”, at-il lancé, demandant à invalider la procédure pour vice de forme. Et sur le fond, “La réalisation matérielle de l’œuvre passe au second plan par rapport à sa conception”selon Me Andreu. “M. Druet a un savoir-faire (…) mais ce savoir-faire ne donne aucun choix créatif parce que tout ce qu’il va faire c’est de suivre des instructions”, at-il encore souligné.

Me Pierre-Olivier Sur, l’avocat du galeriste de Maurizio Cattelan, Emmanuel Perrotin, a insisté sur la précision des instructions de l’artiste “conceptuel” italien. Comme l’indication de la combinaison de millimètres doit être abaissée les paupières d’un John Fitzgerald Kennedy représenté dans un cercueil (À présent2004). “Bien évidemment, l’auteur, c’est Cattelan. (…) Même si on ne touche pas à la matière, dès qu’on donne des instructions sur le concept même on peut être l’auteur, et l’ auteur exclusif”, at-il déclaré. “C’est une énorme mauvaise foi d’indicar : il [Cattelan] s’est contenté de photos. (…) Ce sont des instructions d’une précision mathématique”, ajouté Me Sur.

Une oeuvre de l'artiste italien Maurizio Cattelan, représentant un cercle contenant un mannequin en plastique à l'effigie du président américain assassiné John Fitzgerald Kennedy, dans la Chapelle des Petits-Augustins, le 20 octobre 2004 à Paris, dans son cadre d'une exposition à l'Ecole nationale des Beaux-Arts.   (PASCAL PAVÁNI / AFP)

“Je pensais que M. Cattelan pouvait revendicer des droits sur l’installation”, j’avais estimé Me Bourgeois. Plus Daniel Druet a réalisé “ce regard que est terrible, c’est ça que fait peur”et “un fait faire les tissus” qui habitait cet Adolf Hitler. Le sculpteur français revendique la paternité exclusive des nouvelles œuvres de Maurizio Cattelan, et une dédicace de quatre millions d’euros. J’ai interrogé l’AFP après l’audience,

Daniel Druet s’est dit “dépassé par le retenue” médiatique de l’affaire qu’il a lancée. Cet artiste formé aux Beaux-Arts a redit sa prétention à être l’auteur des sculptures. “Ils sont de moi. Chacun doit rester sa place”at-il affirmé, rejetant le débat sur la scénographie : “Ce n’est pas mon domaine”.

Leave a Comment