Wall Street clôture en forte hausse une semaine cauchemardesque

J’ai publié la vente le 13 mai 2022 à 22h51.

La Bourse de New York a terminé en forte hausse vendredi grâce à une technique de rebond au terme d’une semaine cauchemardesque, les investisseurs doutant que le pire soit passé.

Le Dow Jones a chuté de 1,47 %, l’indice Nasdaq a chuté de 3,82 % et l’indice S&P 500 a augmenté de 2,39 %.

Pour les analystes de Wells Fargo, Wall Street s’offre “une pause en forme de hausse”, après cinq résultats négatifs de la suite du Dow Jones et un décrochage inédit du Nasdaq. Un rebond technique, selon eux, plusieurs seuils techniques ayant été dépassés à la baisse.

“On en avait besoin mais ce n’est peut-être pas encore très significatif”, a commenté Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services. “Il faudrait plusieurs séances de hausse pour dire que le pire est derrière nous et ça, franchement, ça m’étonnerait.”

“Il faut aussi noter que le rebond ne fait pas sur une nouvelle quelconque”, at-il relevé, mais “un peu dans le vide”.

Au cours de la semaine, le Dow Jones a chuté de 2,13%, tandis que le Nasdaq a chuté de 2,79%.

Humeur était joueuse vendredi et l’indice VIX, qui mesure la volatilité de la marche, est revenu à son plus haut niveau après une semaine.

Avec le rayon de soleil qui a baigné Wall Street, les cote outcasts ont été à la fête, après des jours ou des semaines à ser de souffre-douleur au marché.

Roblox (+15,36%), Rivian (+9,88%), Snap (+8,70%), Netflix (+7,65%) ou encore AMD (+9,26%) ont ainsi été recherchés.

Dans ce climat de chasse aux bonnes affaires, même les poids lourds de la côte ont sursauté, en premier lieu Apple (+3,19% à 147,11 dollars), qui avait atteint la veille son plus bas niveau depuis huit mois.

Certains GameStop (+9,85%), Peloton (+16,52%) ou Shopify (+13,85%) ont profité de l’aspiration.

“Parmi les plus grosses performances, retrouvez les +meme stocks+ (actions “virales” comme GameStop) et les actions de mauvaise qualité”, pointait Gregori Volokhine. “Ca veut dire que ce sont pas mal de couvertures de +shorts+ et que ça ne suffit pas encore pour donner le signe d’un vrai rebond.”

Outre les achats à bon compte, la séance aura ainsi été alimentée par les opérations de couverture des opérateurs spéculatifs, qu’après avoir parié ces dernières semaines à la baisse sur des valeurs ou des indices (ou “shorté”), ont ramassé la mise.

La “tech” est aussi forte pour ces résultats de bonne facturation, notamment ceux du spécialiste du paiement à crédit pour le commerce en ligne Affirm (+31,43% à 23,71 dollars), dont le chiffre d’affaires trimestriel est ressorti supérieur aux attentes et la perte minimale que prévu.

Quant au spécialiste des bureaux partagés WeWork (+20,07% à 6,76 dollars), le réduit sa perte au premier trimestre et les analystes de Piper Sandler ont estimé, dans une note, que le groupe s’approprie la rentabilité.

Autre décollage, la cellule de la plateforme de courtage en ligne Robinhood (+24,88% à 10,69 dollars), qui a bénéficié de l’annonce d’un prix de participation de 7,6% de l’entrepreneur blockchain Sam Bankman-Fried.

Vendredi a en outre a marqué un nouvel épisode de la saga Twitter, ne le laissez pas être suspendu “temporairement” par Elon Musk. L’entrepreneur dit vouloir vérifier que les faux comptes représentent moins de 5% du total, avec l’affirmation du groupe à l’oiseau bleu.

Après avoir plongé dans les échanges électroniques préalables à l’ouverture de Wall Street, le titre s’est un peu repris mais a tout de même fini en baisse de 9,67% à 40,72 dollars, soutenu par un uveau tweet d’Elon Musk : “toujours engagé dans cette acquisition”.

Twitter vaut désormais 25% de moins que le prix que j’ai proposé pour M. Musk, ce qui témoigne des doutes de nombre d’investisseurs quant au succès de l’opération.

Pour l’effet de vases communicants, l’action Tesla, dont Elon Musk est en tête, s’offre un come-back (+5,71% à 769,59 dollars). L’action avait perdu plus de 23% sur les six années précédentes.

Nasdaq

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