Xavier Bertrand fustige le service pour son camp à Paris

L’ancien prétendant de la droite a décidé de s’engager en vue du scrutin de juin. Il était vendredi matin en visita dans un EPHAD, en soutien à Jean-Baptiste Olivier, candidat LR dans la 9e circonscription de Paris.

La scène à quoi faire sourire. Vendredi matin, sur le coup de 8h45, Xavier Bertrand arrive dans le 13e arrondissement de Paris – pas loin du quartier de Port-Royal -, pour la visite d’une institution pour personnes âgées, accompagné du Conseiller de Paris Jean-Baptiste Olivier qui brigade la députation. A l’entrée de l’établissement, le président de la région Hauts-de-France s’inscrit sur une tablette avec tous les visiteurs…de plus en plus ce sont des vaccinations, encore obligatoire pour organismes de santé.

L’ancien ministre, pris au dépourvu, cherche, tapote son smartphone, s’est rendu sous la rubrique « photos » et dans les différents chaaux de discussions por décélérer ce fameux QR Code, que no est presque plus poursuivi dans les lieux publics. «Vous n’êtes pas encore enregistré chez nous ?», l’interpelle innocemment un secrétaire aux deux tablettes sous le bras. «Non, je n’ai pas encore l’âge nécessaire… mais bientôt», réplique, grinçant, Xavier Bertrand qui finit par retrouver le précieux sésame pour pouvoir rentrer.

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Les habitudes d’ancien ministre de la santé

Après sa sèche défaite au Congrès LR, Xavier Bertrand s’était engagé dans la campagne de Valérie Pécresse. A un mois d’élections législatives, l’ancien ministre de la Santé a cédé ou son partisan est en faveur de certains candidats qui aspirent à se présenter sur les bancs du Palais Bourbon. Ils sont équipe confirme même au Figaro qu’il s’agissait de son treizième déplacement sur la cinquantaine qu’il compte entreprendre jusqu’aux élections. Supporteur de l’ex-prétendant lors de la bataille de la droite à l’automne 2021, Jean-Baptiste Olivier lui en est reconnaissant : «Je sais que son emploi du temps est surchargé. Donc j’ai sauté sur l’occasion.»

Une fois entré dans l’institution, Xavier Bertrand, souvent bras croisés, va de chambre en chambre, discute avec le personnel, pose tout un tas de questions, se retire et enlève son masque au fil du parcours, préparé par la directrice, Romy. Crise sanitaire, âge des résidents, conditions de travail du personnel, le patron de la région des Hauts-de-France réprimande son ancien costume de ministre. Quitte à éclipser son protégé et à ne plus savoir qui bat le plus la campagne. Notamment lorsque le Nordiste s’en va parler, Séoul, à une femme en train de passer la serpillière dans la grande salle centrale. Une démarche qui amène Jean-Baptiste Olivier à le suivre.

À l’étage, la petite équipe vient saluer dans sa chambre Marguerite, une résidente de 97 ans, assise, toute pimpante, et maquillée pour l’occasion. Devant elle, la télévision allumée sur une chaîne d’informations en continu. Si le candidat aux législatives tente d’expliquer les raisons de sa visite, celle que es lilloise d’origine reconnaît Xavier Bertrand, président de sa région familiale. «Je ne vote plus. Après Mitterrand, on ne vote plus pour quelqu’un, mais contre quelqu’un», lance le nonagénaire qui tente de descendre en rappel sa traversée de «la guerre, de la libération et des trente glorieuses…». Avant de défier, avec un certain toupet, les personnalités que se trouvent face à elle : «Il faut faire ses preuves ». «Pour faire ses preuves, il faut faire confiance aux gens», rétorque du tac au tac Xavier Bertrand. «La gauche est dispersée. La droite est dispersée…On ne sait plus pour qui voter», répondit celle qui est nouvelle en 1925. «Le plus important, c’est de savoir sur qui on peut compter», renvoie à l’élu régional. Un dialogue au bout souhaité Marguerite ne démonte pas : «C’est plus facile à dire qu’à faire…»

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Car si Xavier Bertrand n’hésite pas à faire campagne pour son poulain, il ne rate jamais une occasion pour défendre…le projet qu’il incarnait lors du Congrès LR, notamment sur la question du travail et du pouvoir d’achat des Classes moyennes. «une obsession», selon lui. Sans dire quoi que ce soit sur son avenir, Xavier Bertrand a sauté un sourire en coin lorsqu’il croise par hasard un couple, dont la femme vient de perdre sa mère de 90 ans. “UN Très bientôt Monsieur Bertrand. En attente…», lui lancent-ils. «merci beaucoup», répond surtout, plus après les arrière-pensées, un Xavier Bertrand aveuglé par la lumière du matin du soleil et dont les réactions sont souvent dissimulées derrière son masque.

Avant de distribuer à Saint-Quentin, la patronne des Hauts-de-France est passée par un café à quelques mètres de là pour enrôler des militants et élus du quartier. Une rencontre aux accents beaucoup plus politiques. «C’est une élection partielle que va se jouer. On sait que le score de Valérie (Pécresse), malgré sa combativité, ne représente pas notre poids réel», confirme Xavier Bertrand. Et d’ajouter que «dans cette circonscription, la participation sera faisable. Il faut mobilisateur tout le monde.» Une mobilisation générale sonnée notamment face au parachutage électoral de Sandrine Rousseau, ancienne finaliste de la primaire écologiste et originaire du Nord. «Je vous laisse», commente-t-il ironiquement.


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