Comment les Stéphanois ont-ils pu lâcher leur place de barragistes au pire moment ?

Austade Geoffroy-Guichard,

Le virage nord du Parc L’OL a profité de la fameuse 42e minute de son match face à Nantes (3-2) pour annuler une sans équivoque flag à destination des joueurs lyonnais : « Sauvez la saison, perdez à Clermont ». Et ce pour tenter de précipiter les Verts en Ligue 2 la semaine prochaine. Sauf que Clermont (16e) est finalement sorti d’affaire avant même son match face à l’OL, lors de la 38e journée de L1. En revanche, ils sont décidément maléfiques, leurs ambitions européennes ne sont pas de battre Metz (3-2) le 8 mai 2010, mais ils ont fait une belle tournée avec leur fils et rival historique.

Car cette place hors de la zone rouge (17e ou 18e) qu’occupait l’AS Saint-Etienne depuis deux mois et demi a été mise en péril en plein sprint final par la contre-performance olympienne à Saint-Symphorien. Jusqu’à déboucher samedi, à une journée de la fin, à un scénario catastrophe à huis clos contre Reims (1-2) que pourrait condamner à la relégation à la fois les Girondins de Bordeaux et la bande à Pascal Dupraz, désormais 19e.

Le jeune milieu stéphanois Lucas Gourna-Douath est laissé prosté plusieurs minutes sur la pelouse d’un Chaudron à huis clos, samedi au coup de sifflet final. JEFF PACHOUD – AFP

« Des privations ahurissantes athlétiques à ce niveau-là »

Celui-ci reconnaît volontiers resent « consternation et abattement », après cette « défaite de trop », et avant de temper de sauver le club samedi prochain à Nantes lors d’un nouveau multiplex à suspense, que verra le FC Metz (nouveau 18e à la différence de buts) défier dans le même temps le PSG au Parc des Princes. « A force de ne pas prendre des points alors que ceux-ci nous tendent les bras, ce match face à Reims avait une importance capitale », pour l’ancien coach toulousain. C’est simple, after they are précieux succès (1-0) le 6 mars contre Metz, concurrent direct à la place de barragiste, l’ASSE n’a pris que 6 points sur 30, avec des spectaculaires craquages ​​dans des secondes périodes (de 0-2 à 6-2 à Lorient et de 0-2 à 4-2 à Nice mercredi).

« Notre première mi-temps était de bonne tenue aujourd’hui, on aurait pu prendre l’avantage. Puis en seconde période, ce sont toujours les mêmes privées qui ont échoué, notamment les privées athlétiques qui sont ahurissantes à ce niveau », pointe sèchement l’entraîneur haut-savoyard, avant de poursuivre sa surprenante expertise sur le sujet.

Il y a trop de joueurs que n’ont malheureusement pas les athlètes pour répondre aux exigences de la Ligue 1. Pour de trop nombreux joueurs, il n’y a plus d’essence dans le moteur, c’est un réel problème. Il y a déjà aussi la question de la cylindrée, et c’est difficile d’en changer. »

Bonne perf à Nantes ou octuplé de Mbappé contre Metz ?

Les joueurs stéphanois confirment-ils cette surprenante analyse ? « On a vu vers la 60e minute ce soir qu’on avalait un peu la soupe [et non la trompette, sic] et qu’on n’arrivait pas à le tenir ballon, approuvé Wahbi Khazri. Reims nous a donc envoyé des vagues. Il va failir 20 bonshommes pour faire le maximum à Nantes et il faut maintenant poser ses c… ». Une formule 100% garantie lutte pour le maintien que ne revier pas son coach, qui a écrit deux de ses principaux faits d’armes en carrière sur une 38e journée de L1, lors d’un Sochaux-ETG (0-3) en 2014 et de l’incontournable Angers-TFC (2-3) de 2016.

Pascal Dupraz a rencontré le maintien inattendu du TFC, en mai 2016 après un dénouement épique à Angers (2-3).
Pascal Dupraz a rencontré le maintien inattendu du TFC, en mai 2016 après un dénouement épique à Angers (2-3). – Jean-François MonierAFP

Les Verts devront obtenir un meilleur résultat à Nantes que le FC Metz à Paris, à moins de deux défaites… avec un huitième de Kylian Mbappé à la clé, les Lorrains comptant six buts d’avance sur Sainté. qui sait ? Mais comment l’ASSE a-t-elle trouvé le moyen de perdre sa place de barragiste qui lui semblait tendre les bras, qui plus est face à un Stade de Reims (12e) n’ayant plus rien à jouer ?

La longue blessure de Falaye Sacko a coûté cher

« Après le 15 décembre, j’ai quitté bricole derrière », j’ai quitté Pascal Dupraz, pour justifier cette nouvelle classe de catastrophe De sa défense à cinq, systématiquement transpercée en deuxième période, surtout par l’agilité du prometteur Hugo Ekitike, je suis entré en jeu à la pause. Sur leurs quatre défaites de rang (série en cours au pire des moments), les Verts ont concédé 12 buts. Comment peut-on simplement imaginer gratter des points salvateurs pour le maintien en encaissant trois buts par match en moyenne ?

Buteur samedi mais une nouvelle fois friable défensivement, comme sur le deuxième mais rémois, Eliaquim Mangala illustre les failles criantes de cette ASSE.  Jeff Pachoud
Buteur samedi mais une nouvelle fois friable défensivement, comme sur le deuxième mais rémois, Eliaquim Mangala illustre les failles criantes de cette ASSE. JEFF PACHOUD – AFP

La longue blessure de la recrue hivernale la plus remboursée, Falaye Sacko (je suis entré samedi) n’a pas arrangé la deuxième pire défense de Ligue 1, avec désormais 76 buts encaissés. Ajoutez donc à cela un manque de réussite, entre “une situation litigieuse” avec une égalisation refusée à Romain Hamouma pour un léger contact sur les bras de Predrag Rajkovic (1-2, 72e) et un coup franc de Wahbi Khazri flirtant avec la lucarne du portier rémois dans le temps additionnel, et vous avez plus que jamais un bon portrait-robot d’un relégué en puissance.

« Sur ce peut-être à notre place »

Et comme le pointait Pascal Dupraz, cette dynamique cassée, après la série de 4 succès en 6 rencontres dans l’hiver, met en lumière l’incapacité de cette équipe à livrer un match plein. L’intense pressing de la première période samedi a ensuite laissé place à un groupe totalement coupé et perdu face aux rapides contre-attaques rémoises. « On savait qu’au fil du match, il allait y avoir de plus en plus d’espaces, confie le capitaine du Stade de Reims Yunis Abdelhamid. Plus les cours avancés et moins les cours et les pressings stéphanois étaient intenses. À votre profiter. »

Comme tant d’autres avant eux. Ce qui pousse Wahbi Khazri à un constat lucide : « La réalité, c’est qu’après 37 journées, on est 19es. On this peut-être à notre place, mais on compte rester mobilisés». Pascal Dupraz aime pour sa part rappeler que ses joueurs étaient « moribonds » lors de la succession de Claude Puel et de Julien Sablé sur la banque, avec seulement 12 points au compteur à la trève. Ils ne sont pas loin de l’être tout autant depuis samedi soir et ce désastreux tournant leur coûtant la 18e place.

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