la relégation, des secousses à venir à tous les étages

une Gérard Lopez va-t-il rester ?

La descente qui se profile est un cliché de Gérard Lopez. En récupérant la quasi-totalité des parties du club en juillet dernier, l’homme d’affaires…

une Gérard Lopez va-t-il rester ?

La descente qui se profile est un cliché de Gérard Lopez. En récupérant la quasi-totalité des parts du club en juillet dernier, l’homme d’affaires a annoncé la volonté de remplacer le club dans le top 10 de L1, avant de batailler pour l’Europe à l’horizon 2025. Face à la réalité sportive, l’ancien patron de Lille l’avait affirmé début mars : en cas de Ligue 2, il restait et fonctionnait face.

Comme nous le révélions le mois dernier, il est encadré. Les fonds d’investissement américains King Street (propriétaire après 2018, désormais créanciers) et Fortress (principal créancier après 2018) présentent une action de préférence dans le capital du FCGB. Elle leur permet, entre autres, de procéder à une vente forcée du club en cas de relégation. Le second fonds, qui a prêté 50 millions d’euros et laissé la dernière saison à 10 millions, verrait d’un bon œil de trouver une sortie honorable et pas trop dépensé à sa catastrophique aventure aux Girondins. Il a à nouveau sondé lors des derniers mois. Sans trouver beaucoup d’écoute au vu de l’état du club.

Sauf renversement inattendu, c’est le même attelage qui va devoir assurer la suite. « Je m’exprimerai à froid, après la saison. Je continue à mettre, comme je l’ai toujours fait, toute mon énergie à sauver le club » un écrit de Gérard Lopez samedi soir. S’il y est possible, l’évolution pourrait provenir de la nomination d’un président délégué. Les leçons de la saison y tendent, les Ultras et des supporters le demandent. Fortress et King Street peuvent aussi, du fait de la relégation, imposer quelqu’un.

deux Financièrement, quelles solutions ?

Comment monter un budget por la L2, avec des recettes (droits TV, sponsoring, billetterie) en nette baisse, alors que, après les 67 millions de pertes en 2020-2021, il manque cette fois, selon Gérard Lopez lors du dernier conseil d’ administration, autour de 30 millions d’euros pour boucler celui de cette saison ? Le directeur général Thomas Jacquemier, parti architecte de la marche aux forceps après la reprise en main par King Street en décembre 2019, traversé sur le plan.

Les salaires devaient être les premiers à trinquer. Une source interne évoque 60 à 70 postes menacés sur 120 à 130 emplois administratifs. La grande partie du dégraissage devra provenir de la masse salariale de l’équipe professionnelle. Pour les joueurs sous contrat, qui n’ont pas de clause libératoire, la Convention prévoit l’autorisation d’une baisse automatique de 20 % des salaires. Des négociations peuvent être ouvertes pour une baisse de 50%, avec, en cas de refus, la possibilité pour le joueur de partir librement.

Il faudra présenter une équipe, et les coûts de fonctionnement ne tirant pas par magie. L’espoir, pour le club aux charges s’élevant à 115 millions d’euros en 2021-2022, de rentrées d’argent exceptionnelles : un précédent “parachute” pour la Ligue (environ 7 millions d’euros), un vers de CVC (la société qui créé les parts de la société commerciale de la LFP, 16,5 millions d’euros) et les ventes attendues de Tchouaméni et Koundé pour les Girondins de toucher 20 % de la plus-value. Les ventes de certains joueurs (Hwang, Onana, Elis voire Mara…) doivent permettre de le soustraire aux 45 millions d’euros nécessaires après « 20 minutes ».

Ces derniers mois, Gérard Lopez a négocié avec ses partenaires financiers et discuté pour une nouvelle restructuration des dettes. Ils sont clan toujours laissez-faire l’optimisme et la nécessité de remonter immédiatement. Et pour cette raison : les trois principaux rentrés (CVC, parachute, Koundé/Tchouaméni) n’existeront pas plus une deuxième année en L2 en 2024-2025. Saison à la fin de laquelle doit arriver le remboursement des prêts à Fortress, King Street et le paiement à la Métropole de trois années de loyer du stade différé lors de la reprise par Gérard Lopez. À ce jour, quelque 65 millions d’euros au total.

3 Quel impact sur les jeunes et la femelle ?

Bien que les effets de la saison suivante soient préparés à partir d’avril, les responsables du centre de formation s’accordent sur leur budget et le nom des jeunes restants. Si certains jeunes pros de la réserve étaient intégrés avec l’équipe première, ils devront être remplacés. Comme pour les salaires, la question porte sur l’impact des coupes budgétaires sur les staffs et le nombre de jeunes sous contrat.

L’inquiétude est, elle, très forte au sein de l’équipe féminine, 6e de D1 à deux journées. Nom des joueuses afin de contracter sont à l’attention. Alors que ce budget a déjà été fortement diminué cette saison, il devrait prendre un nouveau coup.

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