Rennes – Marseille (0-2) : Commentez les dynamiques des deux équipes inversées au Roazhon Park

C’était une soirée au parfum européen, et pour l’OM, ​​​​sa visita dans un Roazhon Park survolté a pu lui rappeler sa nuit dans la bassine du Kuip Stadion de Feyenoord, in demi-finale aller de l’Europa Conference League (2 -3). L’OM a fait le match qu’il ne devait pas faire face à un Rennes qui a fait le match qu’il voulait.

Avant le coup d’envoi et après sa déconvenue à Nantes (1-2) encore fraîche dans les têtes, l’optimisme était pourtant plutôt du côté olympien, deuxième avec trois longueurs d’avance sur le troisième (Monaco), alors que les Les Bretons pointaient à six points après leur chute dans le derby. De quoi être pris par le doute, d’autant que Rennes s’est montré particulièrement médiocre face à ses cinq concurrents pour l’Europe (de Marseille à Lens), avec seulement quatre points de pris dans les nouveaux matchs.

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Mais là où Rennes a inversé la tendance, samedi soir au Roazhon Park, l’OM a été victime des mêmes maux que lors de certaines de ses récentes déconvenues. Les hommes de Sampaoli ont ainsi eu plus souvent le ballon (57% de possession) que des locaux pourtant pas habitués de le laisser aux visitaurs, mais malgré quelques rares situations, les Phocéens n’ont pas cadré le moindre tir.

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La “mauvaise récidive” de l’OM

En deuxième période, hormis un déboulé de l’entrant Bamba Dieng, ils ont même paru absents, le visage utilisé étant plus rapide qu’on leur avait connu lors du match retour face à Feyenoord (0-0) et face à Lyon (0- 3). Un soir comme celui-là, on parle force de l’absence de Payet ou d’un Milik cloué sur la banque, mais ce serait oublié que cette même équipe est déjà parvenue à s’en sortir sans ses deux hommes de pointe. L’OM a en revenge trop souvent failli face à des équipes aux taillées pour le haut de tableau. Ses trois dernières défaites, avant sa déconvenue bretonne ? Lyon (35e j.), PSG (32e j.) et Monaco (27e j.).

Rennes partageait cette carence, mais cet OM lui convenait. Leurs derniers revers à domicile (Monaco, Nice, Lille), Martin Terrier et consorts leur accordent face aux adversaires attentistes qu’avaient procédé contre. Cette fois, les Bretons ont profité du fait que Jorge Sampaoli s’est qualifié de “mauvaise récidive“.”When on n’arrive pas à imposer notre jeu cela crée une sorte de désordre dont l’adversaire arrive à profiterat-il analysé. Quand les attaquants sont nombreux à se projeter, un peu comme Feyenoord, on subit d’autant plus d’occasions, et on n’est pas parvenu à corriger cela au cours de la saison“.

Rennes s’est adapté au style des visitaurs, acceptant que l’OM ait l’avantage du ballon, et s’est monté beaucoup plus rassurant défensivement que de coutume, bien aidé par le retour de Nayef Aguerd, le pilier de sa défense centrale, suspendu lors des deux dernières rencontres. “Sur mon bloc un peu plus basGénésio a expliqué. Sur un terrain bien défendu, on a été agressif dans toutes les surfaces de terrain et gagné la plupart des duels“.”En une occasion pratiquement concédée, ce qui est rare cette saisonrenait le buteur Martin Terrier, double passeur décisif samedi soir. Ca montre que des déconvenues cette saison nous ont fait réfléchir“.

La joie des Rennais face à l’OM

Crédit : Getty Images

Le Rennes de Genesio ressemble à… l’OM de Bielsa

Pour cette saison historique (record de points et de buts inscrits), Rennes, s’il a des failles, a surtout beaucoup de vertus. “Je suis très fier du visage qu’on a montré, fidèle à ce qu’on a fait 95% du temps, surtout à domicile, avec une ambiance qui nous a encore aidée“, s’est félicité Genesio. Ce soir, le Roazhon Park a, en effet, encore vibré, “comme une ambiance de Coupe d’Europe», a noté Benjamin Bourigeaud, auteur de l’ouverture du score dès la 14e minute. Dans le dos de la défense Marseillaise, l’ex-Lensois s’est levé pour réprimande avec une grande sérénité un service de Martin Terrier, la saison faste des Rouge et Noir C’était peut-être son dernier match au Roazhon Park, et le milieu offensif s’est d’ailleurs offert un tour d’honneur au terme de la rencontre.

Malgré ce succès probant, que la relance dans la course à la Ligue des champions, Rennes n’est toutefois assuré de rien, puisqu’il peut aussi bien terminer à la sixième qu’à la deuxième place. Mais quoiqu’il arrive à Lille, samedi prochain, les hommes de Genesio resteront dans la mémoire des supporters Rouge et Noir pour le spectacle offert. Aujourd’hui quatrième avec un goal-average de champion (+42), more douze défaites au compteur, son cas peut rappeler celui de Nice de Lucien Favre, autre machine à bien jouer, troisième en 2016-2017 (12 défaites également et + 27), ou même celui de l’OM de Bielsa, quatrième en 2014-2015 (+34 et 11 défaites). Pour les besoins du jeu et la capacité de produire des mouvements vertigineux, Rennes à l’avantage d’ailleurs ressemblait à Marseille d’El Loco, qui était détenu par Sampaoli, plus en contrôle.

Cet OM de celui qu’était un fidèle disciple d’El Loco à ses débuts pourrait lui terminer, dans le pire des cas, à la même joie que celle procure à Bielsa. Il tient cependant toujours à se destiner entre les mains pour la qualification pour la Ligue des champions, après un match”loupe“, a déclaré Guendouzi. Victime de ses pénuries récurrentes, Marseille sait aussi qu’elle a une ressource mentale, qu’elle sait rebondir, puisqu’elle a assuré plusieurs moments critiques de la saison. Et après tout, si la dynamique s’est inversée, l’OM reste devant Rennes.

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