123-90, Dallas classé en finale de conf’

Quel jeu 7 ! Non pas qu’il ait été fort en suspens et en intensité, plus tellement en surprise et en émotion. Chacun est resté bouche bée devant ce récital. Les Mavericks font un grand lien vers la case finale de conférence, et laissent des Soleils apathiques en bord de route (123-90).

Par où commencer ? Il y a tellement à dire. Allez, honneur aux vainqueurs. Les Mavericks ont livré le match parfait. Les facteurs X ? Une attaque percutante portée par un Luka Doncic des grands soirs et… un Spencer Dinwiddie inattendu, mais si plaisant à voir jouer. Et puis cette défense de fer, incarnée par les guerriers Dorian Finney-Smith et Reggie Bullock, postés au mirador pour s’assurer que rien ne passe. De toute façon, cette nuit, il n’y avait pas besoin d’être un défenseur d’élite pour contrer une offensive des Soleils. Et aussi avec le coaching toujours très intelligent de Jason Kidd, accompagné de l’envie, de la présence, et d’une combativité palpable. Bref, tout ce qu’une équipe NBA regardera dans un Game 7. Une déclaration qui n’est visiblement pas passée devant les Suns. La meilleure équipe de la Ligue en saison abordait régulièrement cette rencontre d’une horrible manière. Un truc entre la peur et la prétention. Comme si dans leurs têtes, le scénar’était écrit d’avance. Eh bien non. Une finale de conférence, surtout après un septième match, ça mérite. Les Soleils ont tremblé, les Soleils se sont effondrés. A mon époque, le trio Chris Paul – Devin Booker – Deandre Ayton était loué aux vestiaires avec un vilain 1/15 au tir. Une honte à ce stade de la compétition (et à tous les autres aussi). Monty Williams a regretté la décision de trier CP3 pour le coup Landry Shamet. Les Cactus ont du s’en remettre au 1/6 à 3 points de Jae Crowder, à l’adresse de Cam Johnson en sortie de banc et aux shoots timides de Mikal Bridges.

Côté Mavs, on se marre. Quoi qu’il en soit, une marre slovène. Ce match est trop simple pour lui. Il répète les mêmes gestes et les défenseurs adverses ne sont jamais arrivés à contrer. Long mais trop court, Ayton se fait toujours avoir par les fadeaway du grand meneur. Pour Cam Johnson, c’est à 3 points que l’enfant de Ljubljana lui pose problème. Il se fait laisser pour mort sur le parquet après un recul du Slovène, fini en filoche. A la pause, Luka dispose de 27 points, 9 rebonds et 3 passes, tout 9/12 et ne perd pas 4/7. Plus, 27 points ? Comme le total des soleils ? C’est ça. Petit bonus, Dallas a battu le record de la plus grande avance dans les mi-temps d’un Game 7 avec matelas de… 30 points (57-27).

Le deuxième mi-temps suit le même cours que la première… en pire : Dallas prend jusqu’à 50 points d’avance. Luka Magic poursuit sa symphonie, accompagné des solistes Brunson et Dinwiddie. A eux trois, ils représentent 89 points, soit 72% de la production texane et 99.99% de celle arizonienne. Plus le temps avance, plus je comprends que je ris et que je peux lui faire du mal. Alors qu’ils ont livré la meilleure régulière de leur histoire, les Phoenix Suns vont s’incliner en demi-finale de conférence, dans une éruption à domicile. Quel cauchemar Les fans huent, logique. Le temps de poubelle est envoyé à six ou sept minutes de la fin. Dallas a terminé un match avec Sterling Brown, Boban Marjanovic, Trey Burke, Josh Green et Marquese Chriss sur le terrain, pour une demi-finale du match 7. C’est juste surréaliste.

Sur les réseaux, ça ne perd pas de temps. Les vannes fusent pour démonter Chris Paul, Devin Booker et les Suns d’une manière générale. Même les compagnies aériennes jouent le jeu. Et le vrai problème est là. Les joueurs de Phoenix ont beaucoup dont j’ai parlé pendant toute la série. Malheureusement pour eux, ils n’ont pas répondu par des actes. Chris Paul qui avait l’occasion unique de cimenter sa legacy sur ces Playoffs, s’est ridiculisé sur les matches 3 a 7. Un nouveau choke pour le Pointer Dieu meneur. Devin Booker a quant à lui vu sa cote de pleurnicheur augmenter en flèche. Bref, la twittosphère a bien rigolé lorsqu’elle s’est souvenue que Deandre Ayton lui réclamait max cet été. Bref, les Suns vont devoir sortiront dès la prochaine saison. Une épreuve difficile, potentiellement plus que de rapporter 64 victoires.

L’impossible est devenu réalité. Les Mavericks n’ont pas créé la surprise contre les Suns. C’est donc officiel, 100 % des accolades sont désormais bonnes à jeter. Désormais, place aux finales de conférence avec les Mavs qui se sont retrouvés les Warriors ce mercredi à 3h, tandis que les Soleils se sont retrouvés dans leur salon même si l’avion en destination d’une île ensoleillée connut bien des vacanciers à l’aise financièrement.

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