Test BenQ W1800i : un vidéoprojecteur Android TV Ultra HD que j’ai enfin bien calibré

Le vidéoprojecteur BenQ W1800i est équipé d’une DMD DLP Texas Instruments 0,47 pouce (DLP470TE) affichant une définition Ultra HD native de 3840 x 2160 pixels. Pour la descente en rappel, cette génération utilise la wobulation (affichage extrêmement rapide de plusieurs images Full HD jusqu’à 240 Hz pour diffuser quatre images Full HD côte à côte, et produit également une image Ultra HD 60 Hz de 8,3 millions de pixels réels.

La lampe est couplée à une lampe ultra haute pression (UHP) délivrant 2000 lumens. Le constructeur annonce une durée de vie de 4 000 heures avec une luminosité maximale (normale) et 15 000 heures en mode Lamp Save. Cela reste toujours moins que les modèles utilisant des leds comme source lumineuse avec une durée de plus 20 000 h. Ce vidéoprojecteur embarque également un haut-parleur de 5 W tout juste suffisant pour regarder de courtes vidéos.

Ce modèle est quatre avec une clé HDMI BenQ QS01 (clone de l’Inspiron D3000 Ultra HD HDMI Stick) qui est entièrement intégrée au support du vidéoprojecteur. Sur Android TV 10 rétroactif, j’ai alimenté un processeur quad Amlogic S905Y2 Cortex-A53, 2 Go de RAM et 16 Go d’espace de stockage. Il dispose également du Wi-Fi 802.11 a/b/g/n/ac et du Bluetooth 4.2 LE.

Affichant une définition Ultra HD, le BenQ W1800i est assez logiquement vendu autour de 1 300 €, mais plus de 1 100 €. Pourtant, le reste des modèles Android TV Ultra HD sont les plus accessibles du marché. A titre de comparaison, le XGIMI Horizon Pro est vendu environ 1 700 € et les modèles laser sont encore plus abordables. Le projecteur laser Vava 4K UST, avec laser plus puissance et ultra haute focalisation, est également vendu 2 700 € au prix du Samsung The Premiere LSP9T et de la référence Sony VPL-VW290ES, avec toutes ses affiches à plus de € 4 000, au plus tôt. Étant en plus dépourvu de système intelligent.

Le BenQ W1800i avec sa clé HDMI BenQ QS01 et la télécommande dédiée.

Note éditoriale : 4 sur 5

Qualité des images 2D

Le BenQ W1800i est équipé d’un zoom optique 1,3x qui permet de projeter une image de base entre 2 m et 2,60 m pour une portée de 3 m. Pour réaliser nos mesures, nous nous plaçons à 3 m et réglons le zoom optique au minimum afin d’obtenir une image de 2 m de base. Ce modèle propose également un réglage du décalage de l’objectif vertical ±3% ce qui permet de corriger légèrement le placement de l’image sans déformation. L’affichage Full HD est net, tandis que les pièces sont légèrement nettes en Ultra HD en raison du processus de wobulation. Comme c’est le cas avec tous les modèles de vidéoprojecteurs Ultra HD équipés d’une alimentation DLP, les artefacts lumineux et les objets visibles restants.

Colorimétrie SDR – Mode cinéaste.

Colorimétrie SDR – Mode cinéaste.

Colorimétrie

Note éditoriale : 5 sur 5

Delta E = 1,8

En mode Filmmaker, le BenQ W1800i est parfaitement calibré et affiche ainsi des couleurs fidèles aux cellules envoyées par la source. Nous avons mesuré le delta E moyen à 1,8, largement en dessous de la valeur de 3, fer sous lequel l’œil ne fait plus la différence entre les couleurs idéales et les couleurs affichées. Quelques teintes arborent une dérive supérieure à 3, mais dans l’ensemble le rendu est excellent.

Le tribunal gamma.

gamma

Note éditoriale : 5 sur 5

2.2

La courbe gamma est stable sur l’ensemble du spectre et la lune de 2,2 est calée sur la valeur de référence (2,2). Les niveaux de gris sont également parfaitement reproduits dans l’image.

La plage de température.

La plage de température.

Température

Note éditoriale : 5 sur 5

6760K

La plage de température est parfaitement stable sur l’ensemble du spectre et la température moyenne mesurée à 6760 K est très proche de la valeur de référence (6500 K). Le rendu est tout simplement parfait !

Contraste.

Contraste

Note éditoriale : 3 sur 5

720:1

Le taux de contraste de 720:1 (entouré de 1% de blanc) reste assez faible dans l’absolu et ne permet pas de profiter des parfaits noirs. Cette valeur descend à 220:1 sur nore mire contenant 35% de blanc. La luminosité maximale est assez bonne avec 124 cd/m², ce qui autorise à afficher un rendu HDR à peu près dynamique, mais los vidéoprojecteurs ont encore clairement un handicap sur ce point puisqu’ils son dans l’impossibilité de gérer éventuellement la luminosité de l’image. En comparaison, notre benchmark Sony VW290ES atteint 167 cd/m² avec un taux de contraste natif de 2820:1, mais tous les modèles Ultra HD souffrent d’un déficit de contraste, par rapport aux modèles DLP Full HD. Il faut regarder du côté des modèles DLP Ultra HD exploitant un laser, comme le VAVA 4K UST Laser ou le Samsung The Premiere LSP9T, pour un contraste arrière supérieur à 1200:1.

Le BenQ W1800i utilise un chromatique rouge à six segments afin de réduire au maximum l’effet arc-en-ciel. Ce phénomène est visible pour tous les vidéoprojecteurs qui utilisent une seule qui peut être DLP, et il est plus ou moins anecdotique, voire pas du tout selon les personnes et les images. Il se traduit par de petits arcs-en-ciel autour des objets lumineux sur un fond sombre.

Le W1800i dispose d’un affichage différé (décalage d’entrée) de 33 ms en mode standard, mais il peut chuter à 17 ms lorsque le « mode rapide » est activé. Cela se traduit par un retard de l’environnement en une image pour rapport à la source à 60 Hz. Il n’y a pas de différence entre l’action effectuée à la poignée et sa répercussion à l’écran.

Courbe EOTF en HDR10, 10% fenêtre

Courbe EOTF en HDR10, 10% fenêtre

Courbe de luminance HDR, fenêtre de 10%.

Courbe de luminance HDR, fenêtre de 10%.

EOTF

Note éditoriale : 4 sur 5

Lum. max. : 117cd/m²

Note éditoriale : 3 sur 5

Colorimétrie HDR.

Colorimétrie HDR

Note éditoriale : 3 sur 5

Delta E = 7,6

Le rendu HDR est correct sans être transcendant. Avec le possible contraste, le BenQ W1800i va un peu du mal au bien pour gérer le faible éclairage sur les débuts de la ville. La luminosité maximale de 117 cd/m² reste quanta dans la bonne moyenne pour un vidéoprojecteur, mais ne peut rivaliser avec celle des téléviseurs (750 cd/m² pour les TV Oled et même plus de 1500 cd/m² pour les meilleurs LCD). À la fin, il est restitué avec une sortie d’image dynamique qui permet le contenu HDR de son ancien plein. Cela reste acceptable, mais le niveau HDR, c’est trois choses que l’on peut faire avec des vidéoprojecteurs plus le contraste et l’éclairage, comme le VAVA 4K UST Laser ou le Sony VW290ES cité plus haut.

Le BenQ W1800i en action.

Le BenQ W1800i en action.

Note éditoriale : 4 sur 5

Fonctions et ergonomie

Le vidéoprojecteur BenQ W1800i.

Le vidéoprojecteur BenQ W1800i.

Le BenQ W1800i ressemble à un vidéoprojecteur tout ce qu’il est déjà de plus classique… C’est presque un peu décevant en 2022. À l’exception de la façade de couleur bronze, ce modèle ressemble avec son plastique blanc à un bureau vidéoprojecteur . Sur cette photo, on peut apercevoir le récepteur infrarouge à l’avant pour faciliter los contrôles via télécommande, bien qu’avec des pieds réglables pour corriger l’assistant et le trapèze de l’image.

Les boutons pour accéder aux réglages et les bagues de réglage au zoom et de la mise au point.

Les boutons pour accéder aux réglages et les bagues de réglage au zoom et de la mise au point.

Deux molettes distinctes.

Deux molettes distinctes.

Sur le des sus du vidéoprojecteur trônent les boutons d’accès aux réglages, un récepteur infrarouge et des diodes d’état. Sur la partie supérieure, deux molettes sont utilisées pour le réglage du zoom 1.3x et la mise au point de l’image.

Les pas de vis pour une fixation au plafond.

Les pas de vis pour une fixation au plafond.

Comme la plupart des vidéoprojecteurs, le BenQ W1800i peut être fixé au plafond via les différents emplacements spécifiques sous le châssis.

La connectique.

La connectique est assez légère car elle est composée de deux entrées HDMI 2.0b, d’une baie audio mini-jack 3,5 mm, d’un port USB autorisant une alimentation 15 W (1,5 A) et d’un port RS-232 pour faciliter l’intégration de un système domotique.

La trappe permet d'installer une clé HDMI.

La trappe permet d’installer une clé HDMI.

Le câble HDMI BenQ QS01 en place.

Le câble HDMI BenQ QS01 en place.

Une fois que je l’ai vu retiré, le cache laisse-faire, il y avait une entrée HDMI 2.0b de plus et un connecteur microUSB pour placer parfaitement et installer le câble HDMI BenQ QS01. Il est toujours possible d’insérer une clé HDMI Amazon Fire TV Stick par exemple, mais il est également possible d’utiliser nos télécommandes.

La télécommande avec micro.

La télécommande avec micro.

La télécommande unique permet de piloter le vidéoprojecteur et le système Android TV. Certains boutons permettent d’accéder aux fonctions du vidéoprojecteur comme le réglage du trapèze ou ou le choix de la source, dont certains sont dédiés à Android TV (bouton accueil, Amazon Prime Video, Google Assistant). Cette télécommande intègre par ailleurs un micro indispensable pour procéder à des recherches efficaces.

L'interface Android TV 10.0

L’interface Android TV 10.0

Gratuite sur Android 9, la clé HDMI QS01 bénéficie d’une mise à jour vers Android 10, l’interface n’est pas revue pour mettre avant les contenus et plus simplement les applications. L’ensemble est assez fluide et la lecture des tenus Ultra HD se fait sans problème. La clé est certifiée par Google et il est possible d’accéder à toutes les applications du Google Play Store, à l’exception de Netflix qui est actuellement absent de la boutique sur le modèle. Les autres applications sont présentes et bien affichées en Ultra HD HDR, sur Amazon Prime Video, YouTube, Disney+ ou MyCanal. Le point faible sous le temps d’allumage puisqu’il faut plus d’une minute pour que l’ensemble soit opérationnel : le temps que le système Android TV se lance complètement et, surtout, que la lampe UHP monte en température.

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