La consommation et faiblit pas aux Etats-Unis, mais est gonflée par l’inflation

publié le mardi 17 mai 2022 à 23h54

Les dépenses de consommation grimpent toujours aux Etats-Unis, mais sont gonflées par l’inflation, qu’allongent la facture des consommateurs et réduisent le contenu de leurs paniers. La hausse des coûts malgré aussi sur la rentabilité de certaines grandes enseignes comme Walmart.

Le géant des supermarchés Walmart, plébiscité pour ses prix bas, enregistré une hausse des dépenses dans le secteur alimentaire, et une baisse des achats non alimentaires.

Les consommateurs ont davantage acheté des produits de marques les moins onéreuses, notamment pour la viande ou les produits laitiers.

De plus, les clients seront scellés sur leurs autres dépenses, du fait que des aides exceptionnelles leur sont disponibles pour que le gouvernement s’accroche à la pandémie à sa date d’expiration.

A l’approche de l’été, nous avons regroupé mais vendu plus les meubles de jardin ou les barbecues.

Le cœur de la clientèle de Walmart “a tendance à être plus sensible aux variations de prix et à être plus affecté par une forte inflation”, est resté proche en avril de son plus haut niveau depuis 40 ans, souligne Neil Saunders, du cabinet Global Data.

Les revenus de la distribution ont augmenté de 2,4%, à 141,6 milliards de dollars, durant la période février-avril.

– L’inflation passe –

Le plus d’inflation malgré son bénéfice net, qui est majoré de 25 %, à 2,05 milliards de dollars. L’entreprise a également abaissé ses prévisions de bénéfices pour l’ensemble de l’exercice, ce qui ne parviendrait pas à déclencher l’action de la Bourse de New York, perdant 11,38% à la clôture.

La hausse des stocks d’articles boudés par les clients a fait grossir les coûts d’entreposage et les frais de transport, affectée par la flambée du prix de l’essence.

Walmart est également retrouvée avec des salaires bien plus fortes prevu, après avoir embauché pendant les fêtes de fin d’année pour remplacer les salariés absents à cause de la variante Omicron. Plus d’effets sur la fin sont de bons noms plus qui sont nécessaires après la publication rapide du nom des contaminations.

Autre enseigne de distribution que permet de jauger la consommation aux Etats-Unis, la chaîne de bricolage et articles pour la maison Home Depot a elle aussi vu son chiffre d’affaires croître, sur ces trois mêmes mois, de 4% par rapport à la même période, à 38,9 millions de dollars.

L’inflation, en attendant, se passe pour lui : le nombre de transactions effectuées dans ses magasins a baissé de 8 %, mais si la somme d’argent dépensée par les clients a progressé de 11 %.

La pandémie avait été, pour beaucoup de familles américaines, l’occasion de faire des travaux d’aménagement ou de décoration de leur logement, ce dont Home Depot avait largement profité.

Le bénéfice net (+2%) progresse également un peu tandis que les ventes augmentent le groupe à légèrement relevé la prévision de ventes pour l’année et le stock de 1,68%.

– Tolérance mise à l’épreuve –

“Le plus grand défi pour les chaînes de magasins va maintenant être d’équilibrer une baisse de leurs ventes en volume avec des coûts plus élevés”, aperçu Neil Saunders.

L’ensemble des ventes au détail aux Etats-Unis – dans les magasins, sur internet, et dans les restaurants – ont, sur le seul mois d’avril, garimpé de 0,9 % par rapport à mars, annonce mardi le département du Commerce.

Mais cette hausse des dépenses ne signifie pas uniquement, là non plus, que les consommateurs ont acheté plus. C’est aussi le reflet des prix qui grimpent toujours à vive allure.

Pour eux à venir, “la tolérance des consommateurs à une forte inflation va se poursuivre encore longtemps”, estime Lydia Boussour, économiste pour Oxford Economics.

Elle prévoit de recevoir les dépenses de consommation toujours soutenues, grâce aux salaires que augmentent et à une accumulation d’épargne.

Le président de la Central American Bank (Fed), Jerome Powell, lui a recommandé, pour pouvoir juguler l’inflation, une croissance positive sans être trop forte.

“Ce dont nous avons vraiment besoin c’est de faire redescend la croissance de ses niveaux très élevés de l’an dernier, qu’elle ralentit tout en restant positif”, de sorte que l’offre et la demande puissent être au même niveau, à -il dit, mardi également, lors d’une conversation avec le Wall Street Journal.

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