Confronté aux problèmes de corrosion dans les centrales, EDF réduit encore ses ambitions

La production d’électricité des centrales nucléaires françaises est dans une nouvelle revue à la baisse. EDF a annoncé, dans la nuit du 18 au 19 mai, qu’elle sera évaluée à 280 à 300 térawatt/heure en 2022, et qu’elle représente aura un palier de mois en 2019. C’est historiquement fondé. Il faut dire qu’environ la moitié (28 sur 56) des réacteurs français du parc national sont à l’arrêt. Là aussi, c’est un record. Douze d’entre eux le sont à cause d’un problème technique sur la tuyauterie découverte en fin d’année dernière.

L’électricien public assure toutefois qu’il sort de la phase critique et qu’il n’y aura plus d’arrêt non prévu cette année. Les contrôles se poursuivent. Selon EDF, les techniques suivantes ont été évoquées après la découverte du premier problème de corrosion contre la centrale de Civaux, près de Poitiers, en décembre, leur permettant de garantir qu’il n’y a pas de danger pour le fonctionnement des réacteurs. “De toute façon, si ça n’avait pas été le cas dans des logiques us on arrête les réacteurs. On a déjà eu à le faire dans le passé sur d’autres situations, explique Régis Clément, le directeur adjoint du parc nucléaire. Notre stratégie est très clairement de sortir de cette phase que je vais qualifier un peu de crise. On n’en est pas tout à fait sorti puisqu’on a encore des étapes à franchiser. Mais on rentre dans une phase où l’on programme industriellement ces contrôles et où on use aussi des moyens complémentaires que permettent de mieux comprendre, de mieux voir ce qui se dans les tuyauteries sans avoir à découper ces tuyauteries pour aller ce qu’il ya à l’intérieur.”

Les problèmes de corrosion sont en fait les fissures qui apparaissent sur les tuyauteries reliées au circuit primaire des centrales concernées. C’est le circuit le plus sensible, celui du cœur du réacteur. Les études menées en laboratoire sur les portions de tuyauteries découvertes conduisent à la conclusion que les fissures ne sont pas profondes et qu’elles progressent lentement car la sécurité des réactifs est assurée. D’où la décision de ne plus procéder à des arrêts supplémentaires requis pour cette cause.

Les nouvelles expertises ont été du coup effectuées par les tâches de maintenance laissées prévues. À quatre exceptions près : les réacteurs de Paluel et Penly en Normandie, Cattenom en Moselle et Saint Alban dans l’Isère seront stoppés en 2023 pour des contrôles. Notamment car leurs arrêts prévus étaient trop lointains. La durée des arrêts est évaluée entre cinq et dix semaines. Ce qui risque de peser à nouveau sur les escrocs de production électrique. Car les réacteurs déjà touchés ne seront pas forcer les revenus en ligne. L’autorité de sécurité nucléaire considère que les réparations sont en attente depuis plusieurs années.

Actuellement, 12 réacteurs sur 56 sont à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion. Plus sur ces douze, seuls quatre sont effectivement touchés, les autres sont fortement suspectés. EDF est cependant confronté à d’autres problèmes. Le tribunal de l’électricité toujours derrière les retards des travaux de maintenance causés par la crise du Covid-19, parmi les mesures de sécurité qui sont à l’origine du nom des intervenants dans les centrales et des maux dans les équipements.

Pour ailleurs, des noms français centraux ayant été mis en service sur une courte période, moins de 20 ans, leurs arrêts pour des visites décennales sont aussi concentrés. Or ils sont indispensables pour autoriser chaque centrale à fonctionner dix ans de plus. Selon le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le nombre de certains réacteurs au cours des 50 dernières années n’a pas été acquis par l’Etat du parc. Une déclaration qui vient à l’encontre des ambitions du président de la République. Emmanuel Macron entend maintenir en fonction un maximum de centrales électriques dans le parc, actuellement avec le plus de temps possible pour assurer les meilleurs bisous à la plus grande électricité.

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